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Jamais sans mon chien!

initiation au "pas à pas"

Publié le 31 Octobre 2012 par Philippe Roustant

itinéraire d'un enfant gâté (6)
Hulk commence gentiment à pister
j'ai débuté par un système de "chambres de pistage" ,d'abord rondes ,puis carrées, puis triangulaires dans lesquelles le chien apprend sans contrainte que seules les zones foulées contiennent de la nourriture .
j'en explique les grandes lignes ici:
http://sportbat.discutforum.com/t1819-toutes-ces-choses-que-tu-dois-apprendre
j'aime cette méthode parce qu'elle me permet de n'appliquer aucune pression ou correction sur le chien
il apprend de lui même par une suite d'essais /erreurs
sa capacité de concentration est intéressante (moins que Goran, cependant pour ceux qui le connaissent!) il peut rester 20 minutes à travailler seul dans une chambre(et je connais beaucoup d'ados humains qui ne savent pas le faire! lol!).
au début, ses ennuis de croissance ne lui enlevaient rien de sa pugnacité mais le faisaient fonctionner au ralenti avec un manque d'intensité.
quand j'ai commencé à ajouter des cheminées à mes chambres triangulaires , les choses se sont gâtées: le chiot voulait à toute force court-circuiter la chambre d'entrée pour passer aux choses sérieuses...
j'ai dû réduire celle ci et commencer les tracés sinueux plus tôt que prévu: il est hors de question que je me batte avec un chiot en piste; la contrainte matérielle doit me fournir un support suffisant pour régler ses petits travers.
pour régler ça ,je ne suis pas passé par un tracé du type "piste de ski de fond"; au contraire, j'ai de suite introduit des pas séparés qui l'obligent à aller de gauche à droite.
au début je mettais une série longitudinale de croquettes tout au long de cette empreinte mais je n'y ai pas trouvé d'avantage déterminant.
maintenant ,l'empreinte contient en son centre un petit tas de 3 ,4 ou 5 croquettes légèrement écartées et ça suffit à me le ralentir sans le déconcentrer.

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le leurre

Publié le 31 Octobre 2012 par Philippe Roustant

itinéraire d'un enfant gâté (7)
Hulk commence a exécuter certains ordres sans que le leurre (c'est à dire sa nourriture dans ma main)soit présent devant son nez.
il en va ainsi des positions , de la remise au pied, de la position "en face" principalement.
il a encore besoin d'une aide (geste) pour passer entre mes jambes ou pour se positionner à droite de moi (preuve que j'ai privilégié inconsciemment un côté).
en promenade, il ne décolle pas de mes jambes ,car il sait que c'est l'heure de travailler et donc d'être nourri.
spontanément, il me propose des choses (le couché par ex) et il attend impatiemment que je valide sa proposition en le récompensant.
c'est une arme à double tranchant et je m'en méfie énormément; c'est pour cette raison que j'ai abandonné le clicker: le chien proposait trop de choses et ne se fixait pas suffisamment.en plus, l'obligation de nourrir des deux mains et de travailler dans une parfaite symétrie rendait l'utilisation du CT délicate.
à la place, j'utilise un son bruit de bouche neutre et peu dépendant de la voix elle même. ce son reste donc indépendant de mon état mental et me permet de récompenser sans émotion visible ce qui favorise la concentration; en effet, c'est une chose d'encourager et de soutenir vocalement mais c'en est une autre de gérer l'excitation et la précipitation d'un contentement trop visible.
je veille toujours à stabiliser les positions et à demander son regard sur mes yeux avant de le récompenser, faute de quoi , le chiot regarde surtout les mains de son bienfaiteur.
je continue le statique en demandant une fixation verticale de la tête en position de base ,assis à ma droite, à ma gauche ou entre mes jambes.
cela m'est très utile lorsque nous croisons un chien et Hulk est désormais capable de l'ignorer superbement en restant fixé sur moi.

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la notion de devoir

Publié le 31 Octobre 2012 par Philippe Roustant

itinéraire d'un enfant gâté (8)
je vais dire un mot sur la notion de "devoir" dans mon dressage avec Hulk.
j'ai déjà expliqué ailleurs combien cette notion se construit petit à petit et ne se décrète pas un beau jour de but en blanc.
le fait de nourrir uniquement pendant le travail m'offre un outil supplémentaire à la compréhension de cette notion.
en effet , si le chien montre peu d'empressement à réaliser les exercices demandés (et récompensés) au cours d'une promenade, je m'empresse de le ramener dans son jardin avant de repartir en goguette avec mon adulte qui est toujours ravi de profiter de ce moment d'exclusivité avec moi.
les cris déchirants qui nous parviennent lorsqu'on s'éloigne nous montrent parfaitement l'impact de cette sanction et la probabilité manifeste qu'elle restera gravée dans la tête du chiot pour la prochaine fois.
je ne détermine pas non plus de quantité type de nourriture avant l'entraînement : je travaille et je récompense largement jusqu'à ce que les réponses motrices et psychologiques du chiot m'indiquent qu'il se lasse parce qu'il est repu .
je ne pèse jamais mon chiot; il me suffit de constater que son transit est stable et qu'il pousse normalement en restant aussi dynamique qu'à l'accoutumée .
si on commence à s'angoisser pour ce genre de chose , c'est qu'on a oublié la règle d'or: "c'est l'oeil du maître qui nourrit!"
en effet, les chiens sont programmés génétiquement pour atteindre une certaine taille et un certain poids. sauf à nourrir assez mal pour aboutir à des carences et à du rachitisme, on ne changera pas le résultat final.
la seule chose qui peut varier c'est l'âge auquel le chien atteindra sa taille définitive et la rapidité de sa croissance.
avec une grande race, il est prudent de ne pas pousser la croissance au delà de sa vitesse naturelle pour éviter des problèmes de tendons et d'os (pan-ostéïte ).
les aliments chiots sont souvent un peu trop riches et dans d'autres pays européens il est fréquent de rencontrer des compétiteurs qui nourrissent leur chiot avec un aliment adulte, jusqu'à ce qu'il ait atteint sa taille adulte, et qui ne lui donnent un aliment "junior" qu'au moment de compléter sa masse musculaire.
Donc , mon chiot sait déjà que c'est moi et seulement moi qui décide si son travail mérite une récompense ou pas.
pour certaines actions spécifiques (rappel sous diversion, interdiction de toucher quelque chose, cessation, obligation de me suivre en toutes circonstances, passage obligé à un endroit précis...etc...) le chiot sait déjà que cette obligation peut s'assortir d'une contrainte ou d'une punition en cas de récidive.
si j'ai dit qu'on ne doit pas toucher à cette déjection féline et qu'on s'en approche quand même, on va jouer à "Hulk vole!"

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symétrie

Publié le 31 Octobre 2012 par Philippe Roustant

sortez vos cahiers de géométrie; nous allons parler de symétrie.
Dans le dressage moderne (au moins en RCI) chaque geste travaillé l'est alternativement à droite et à gauche.
par exemple, la marche au pied est apprise des deux côtés dans une parfaite symétrie (accessoirement elle est aussi travaillée entre les jambes) .
les avantages d'une telle pratique sont nombreux:
-travailler les chaînes musculaires et tendineuses en symétrie (au contraire des lévriers de course qui développent des pathologies spécifiques liées à leur sens de rotation unique) de façon à créer une harmonie musculaire.
-accélérer le processus d'acquisition d'un mouvement propre en limitant les raccourcis générateurs de défauts.
-amélioration de la fluidité du geste appris.
-possibilité d'intervenir (=de corriger) uniquement du côté opposé à celui demandé en concours sans impacter la notion de "sanctuaire" attachée à la position de base à gauche.
-éviter les anticipations (donc les travers) par l'incertitude sur le côté demandé.
c'est quelque chose que j'avais déjà rencontré dans le sport humain: en judo , il est impératif de pouvoir réaliser un enchaînement des deux côté et le travail fait sur un côté bonifie le geste accompli de l'autre côté.
à chaque fois que mon chiot a maîtrisé un mouvement d'un côté , je me suis appliqué à ne plus le lui demander que de l'autre côté , jusqu'à ce qu'il puisse le réaliser aussi bien.
lorsque j'ai redemandé le mouvement initial celui ci avait progressé en vitesse ou fluidité ou réactivité alors même qu'il n'avait plus été directement entraîné.
accessoirement cela multiplie le nombre de choses que le chiot cherche à réaliser pour vous et il est très amusant de le voir "réfléchir" en entendant un ordre, avant de se décider fièrement pour le bon côté.
cette incertitude ,qui pour l'instant le ralentit un peu deviendra plus tard un atout, lorsque le chiot sera amené à privilégier un certain côté (et vous voyez lequel!) .
revenir au pied , marcher au pied sera, en soi, une récompense...

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le ciel sur la tête

Publié le 31 Octobre 2012 par Philippe Roustant

itinéraire d'un enfant gâté (9)
Faut pas croire que tout est rose dans ce système de travail
aujourd'hui, j'ai fait du dressage aquatique!
au moment de nourrir Hulk en travaillant, le ciel n'était pas avec moi .
un véritable mur d'eau nous attendait .
le chiot était pas trop chaud pour prendre une douche si brutale , même si les éclairs ne l'impressionnaient guère.
même Volt semblait me dire "bon! on y va ,on pisse vite fait et on rentre! il fait pas un temps à mettre un chien dehors!"
j'ai dû m'adapter et demander des choses "a minima"
donner de grosses quantités pour un couché ou un assis dans 5 centimètres d'eau.
valoriser un contact tenu 10 secondes là où le chiot est capable de le faire 1 minute entière lorsque le temps est plus clément.
le soir, travailler sous le auvent des positionnements statiques sans chercher de déplacement.
il est évident qu'il faut trouver des accommodements avec les contraintes vétérinaires (nourrir 3 fois par jour car le chiot est fluet) et matérielles (pluie, lumière, espace....)
mais c'est l'occasion d'éprouver les premières difficultés ,de les surpasser...
de vérifier la persistance des acquis dans des circonstances perturbantes.
j'ai souvenir d'un fameux concours où mon chien était resté héroïque sous l'orage au couché sous diversion alors que le chien qui "marchait" était rentré se mettre aux abris.
y'a pas de hasard...tout se construit, tout se prépare.

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le maître, détenteur des ressources

Publié le 31 Octobre 2012 par Philippe Roustant

Itinéraire d'un enfant gâté (10)
j'ai dit que j'utilisais la nourriture au travail et on pourrait être tenté de penser que le chien n'obéit que pour cette raison...
ce n'est pas totalement exact.
un chiot aime sa mère pour plusieurs raisons
-elle lui fournit sa nourriture (d'abord du lait, puis des régurgitations, puis des proies)
-elle le tient au chaud ,gage de survie (et, en amont ,elle a creusé une tanière ou trouvé un abri )
-elle le tient propre (sans léchage de la zone ano-génitale , un chiot meurt par impossibilité d'éliminer son urine et ses fèces )
-elle le conduit vers les ressources (eau, chasse, territoire)
-elle le protège et veille à son intégration sociale. (donc elle détient l'autorité et la force pour l'imposer, c'est à dire le leadership)
tout cela est indissociable et l'on sait aujourd'hui que l'être d'attachement est celui qui donne accès à ces principales ressources.
certains peuvent penser que la relation se construit indépendamment du fait de nourrir. c'est aussi vrai que de prétendre qu'elle peut se construire sans le jeu, sans les soins , sans les contacts sociaux.
mais on voit bien que cette relation est pluri- factorielle .
toute relation construite exclusivement avec l'une ou l'autre de ses "ressources" ne peut prétendre à une cohésion profonde et stable.
c'est l'articulation permanente et harmonieuse de ces différents facteurs qui permettront de mettre en place un rapport de dépendance stable et équilibrant pour le chien.
pour autant, il n'est pas obligatoire que l'attribution de ces ressources par le maître se fassent d'une manière égale , aussi bien pour une période donnée que dans le temps. l'instinct d'appétence pour la nourriture est le premier et le plus directement mobilisable car efficace tout de suite. la mobilisation de l'instinct de proie au travers du jeu nécessitera , au contraire, une codification pour devenir efficace.
selon les caractères (mais aussi le dressage employé) certains chiens seront plus sensibles à la nourriture qu'au jeu et inversement.
il y a trois moteurs essentiels d'action chez un chiot : la nourriture, l'instinct de proie (donc, le jeu, la poursuite, la piste) , l'instinct de défense (donc la territorialité, la possessivité, l'agressivité )
chez le chien adulte différentes composantes vont s'y ajouter , parce qu'elle ont été construites , ou parce qu'elles résultent de la combinaison harmonieuse de deux des trois premières: ce sont le "will to please" , l'instinct de combat ,la notion de devoir .
dans le dressage moderne du RCI ,on utilisera ces composantes à des degrés divers selon la discipline travaillée (piste, obé, défense) mais il n'est absolument pas incongru d'utiliser des personnes différentes pour le montage.
Ce n'est un secret pour personne que quelques ténors du championnat du monde ne montent pas eux même la partie pistage. de même ,certaines parties de l'obéissance (rapports , montage de la suite...) ou du mordant (aboiement , cessations, codages ) sont réalisées par des ultra-spécialistes . (sans parler des chiens vendus "clés en mains" à des pays émergeants dans le dressage mais pas dans l'économie).

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LE RAPPEL

Publié le 31 Octobre 2012 par Philippe Roustant

itinéraire d'un enfant gâté (11)
aujourd'hui ,je vais parler un peu de ma manière de monter le rappel
je commence par récompenser tous ses rappels vers moi , bien sûr,... c'est la base et ça va continuer longtemps!
puis, je fais des rappels sous stress en forçant le chiot à lutter pour me rejoindre.
ensuite je multiplie les stimuli avec un moyen de contrôle ,comme une longe
si j'ai un problème dans la vie réelle ,je recrée immédiatement la même situation ,avec les même acteurs en étant sous contrôle , et je punis en disant "non!"quelquefois je peux le stresser en m'écartant de lui sans cesse et en répétant "viens!"
au fil du temps, je lui montre de plus en plus de situations . j'attache le chiot avec une cordelette très longue qui est ancrée solidement : je provoque une situation de "non rappel" et en cas de désobéissance, je monte sur le chien et je punis sèchement une seule fois avant de repartir au point de départ et d'appeler.
je peux ensuite utiliser de grands terrains clôturés ; si le chien n'obéit pas, je le traque calmement ,en silence mais sans jamais m'arrêter ...une fois ça m'a pris deux heures pour remettre la main dessus ...je punis et je relâche aussitôt en tournant le dos et en appelant ...et le chien vient toujours.
on pourrait penser qu'à cet instant ,il ne sait plus du tout pourquoi il est puni...mais c'est faux ,parce que mon déplacement silencieux vers lui est toujours subordonné à une désobéissance.si le chien arrête de fuir et vient de lui même vers moi (soumission), je ne punis pas. je me contente de le ramener en laisse vers la connerie en lui disant "non! hein?"..et dans ce cas le chien freine des quatre pattes pour ne pas y aller. puis je lâche la laisse et je rappelle ..: si ça marche ,je félicite.s'il se tire, je recommence!
certains petits malins ont compris assez vite que s'ils fonçaient se mettre à mon pied après avoir fait une connerie , ils n'étaient jamais sanctionnés. c'est une forme d'intelligence et il y a un équilibre à trouver.
dans tous les cas, il faut introduire une notion d'issue inéluctable . ça prendra le temps qu'il faudra, mais je t'aurai!

j'ai discuté ce WE avec Jean Bruna ,dont le club est réputé pour sa formation de champions.
je suis toujours saisi de sa passion , de sa verve et de la pertinence de ses analyses. questionné sur les préalables nécessaires dans la construction d'une machine de guerre à 4 pattes, il m'a convaincu de la simplicité biblique des pré-requis :
"Quand j'appelle mon chiot, il DOIT venir..quelques soient les conditions. Sinon, ça va mal se passer pour lui."
ça m'a fait penser que beaucoup de gens n'ont un rappel que sur le terrain d'exercice ,dans une situation hyper codée.
or la vie de tous les jours est mille fois plus exigeante dans ce domaine et il est illusoire de penser que ces deux n'interfèrent que très peu.
avoir un rappel efficace suppose qu'on promène tous les jours sans laisse (voir ce qu'en dit le grand Jean Michel Lartaud sur le forum sportbat ) . "si vous voulez que votre chiot vous soit attaché, ne l'attachez pas!", disait Buffon .
on doit aussi et surtout récompenser chaque rappel . rien n'est gratuit et toute peine mérite salaire.
si vous trouvez qu'il est contraignant d'avoir toujours des récompenses dans ses poches, moi je trouve qu'il est vraiment peu pratique de se trimbaler partout avec une longe à enrouleur.
Hulk est au clair avec cette notion; c'est une affaire de confiance et de conditionnement qui lui permet de s'ébattre en liberté sur une aire d'autoroute sans me quitter de l'oeil .
Je dois quand même reconnaître qu'il est bien pratique d'avoir avec soi un chien adulte aussi bien éduqué que Volt , qui le protège, le rassure et le guide vers les bons comportements.

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pisteur en herbe...

Publié le 30 Octobre 2012 par Philippe Roustant

itinéraire d'un enfant gâté (12)
le petit Hulk continue sa formation de chien de sport
la piste devient plus intense. j'ai rallongé les distances (environ 150m ) en mixant des arrondis et des angles plus nets.
il piste sur tous les terrains où j'entraîne Volt : terre sableuse, maïs retourné, labour , labour hersé , herbe rase , luzerne....
je commence à demander une suite au leurre avant de faire la piste. on s'arrête devant le piquet en position de base et on ne démarre qu'à mon signal.bien sûr, il n'y a rien de particulier en fin de piste ,à part une mini chambre garnie de croquettes, dans laquelle je vais bientôt lui demander de se coucher pour préparer l'introduction de l'objet.la récompense est contenue dans l'action ,pas au bout de l'action!
pour moi, il est impératif que le pistage commence où je le demande et s'arrête quand je le demande. toutes les méthodes visant à tracer sous le nez du chien attaché pour augmenter sa motivation sont des cataplasmes sur une jambe de bois.
il y a toujours une croquette dans chaque pas mais j'ai agrandi la taille de mon pas et légèrement écartés mes appuis droite et gauche. je suis en train de créer un conditionnement: si j'ai trouvé une empreinte à droite, je cherche prioritairement la suivante sur la gauche (et il se peut qu'elle m'amène sur un angle)
je peux maintenant me redresser et laisser un peu plus de liberté à mon élève: il sait qu'il ne doit pas se retourner et qu'il doit se débrouiller seul en cas de difficulté , sans s'affoler ni lever le nez.
chaque fois que le chiot met le nez dans une empreinte , je donne deux petites saccades à sa longe.
cette façon de faire va m'apporter plusieurs choses:
-d'abord elle va montrer au chiot qu'après une correction de longe, il trouve tout de suite à manger
-ensuite ,elle va lui montrer qu'il doit obligatoirement ramasser la croquette qu'il va trouver dans l'empreinte (et donc ,prendre le temps de s'arrêter et de la chercher!)
-enfin ,ça va augmenter sa pugnacité puisque ,ce faisant, je le retient un tout petit peu alors qu'il est "juste" dans son travail.
si je donne deux petits coups et non un seul ,c'est pour que cette action ne soit jamais confondue avec une retenue accidentelle de longe (boucle , marcher dessus, obstacle...etc..) ou avec une correction réelle que je pourrais appliquer dans le futur sur un angle ou à l'objet.

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De la contrainte...

Publié le 30 Octobre 2012 par Philippe Roustant

itinéraire d'un enfant gâté (13)
ça m'offre d'ailleurs l'occasion de dire un mot de l'utilisation de la contrainte...
tout est dans le doigté.
on peut voir sur la vidéo de piste que je donne de petites saccades avec la longe (2 à chaque empreinte). c'est déjà de la contrainte.
mon chiot s'est à peine aperçu de ces petites saccades: la première fois où il les a ressenties , c'était devant un piquet de départ (synonyme de bouffe!) au pied duquel l'attendaient ses croquettes chéries.
à chaque fois qu'on introduit une contrainte, il faut absolument montrer par quel chemin le chien peut la surmonter pour atteindre une récompense.
je vois beaucoup de conducteurs , même chevronnés , utiliser la contrainte à tort et à travers sans expliquer au chien comment il peut en sortir pour aller vers la bonne attitude et sans manifester de joie perceptible ou donner de récompense quand la contrainte a modifié le comportement du chien.
en effet, on ne peut pas se contenter d'appliquer une contrainte ou une sanction et de rester neutre quand le chien corrige sa position ou son attitude; celle ci doit être validée , valorisée ,récompensée.
dès lors qu'on applique une pression mentale ou physique ,il faut baliser le terrain et guider le chien vers le comportement souhaité.
j'entends trop souvent: mais il sait faire!
mais si le chien n'exécute que dans la contrainte sans être guidé vers le bon résultat et la récompense, on est tributaire de l'outil de contrainte , quel qu'il soit.
une contrainte ne peut et ne doit être utilisée que pour FAIRE COMPRENDRE qu'un comportement doit être modifié
et ,seulement exceptionnellement, pour punir un comportement, non pas inadéquat, mais rebelle! et c'est là qu'elle rejoint la notion de devoir

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Le pistage

Publié le 30 Octobre 2012 par

toutes ces choses que tu dois apprendre avant de savoir pister....
à identifier très vite la situation de piste et ses conditions (nature du sol ,conditions atmosphériques...)
-à me laisser t'équiper dans le calme et la concentration
-à garder ton calme devant le juge , puis devant le piquet de départ
-à faire ta prise d'odeur profondément
-à démarrer doucement mais sans hésitation
-à contrôler chaque empreinte, bien dans le foulé
-à rester sur le tracé malgré le vent, quelque soit son orientation
-à garder ton calme quand tu sens venir l'objet, l'angle ou la fin de piste
-à apprendre à travailler plus loin de moi, sans aide
-à pister bas et profond ,sans jamais te relever
-à savoir te retrouver avec méthode quand tu t'es perdu, en te relisant si nécessaire
-à t'accrocher quand c'est difficile, à surfer sur toutes les surfaces avec un travail identique
-à t'assurer ,toujours, de ce que tu penses a priori
-à rester concentré sous la pluie, dans le froid, sous la neige, sous la cagne
-à aller toujours au bout si on t'en laisse le temps; à ne jamais lâcher le morceau.
-à ignorer tout ce qui n'est pas TON odeur ; le gibier comme les fausses pistes
-à respecter ton objet et à le désigner doublement par la vue et par l'odeur d'une façon correcte
-à ne repartir après lui que sur ordre et sans aucune précipitation
-à lire tes angles complètement sans préjuger de leur courbure
-à garder la même allure quand tu viens de passer une difficulté
-à sentir mon pas et ma cadence au bout de ta longe
-à ne jamais être étonné (comme Richard Anconina dans "itinéraire d'un enfant gâté")
-à prendre du plaisir encore et toujours....

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