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Jamais sans mon chien!

Un nouveau regard sur la hiérarchie!

Publié le 28 Décembre 2015 par Philippe Roustant

Je viens de retrouver cet extrait de thèse dans mes documents et je ne me rappelle plus de qui c'est! Que l'auteur n'hésite pas à se faire connaître pour que je puisse rechercher le reste de son travail...

Si vous êtres friand de recherche sur internet vous tomberez inévitablement sur ça ; 
« La théorie de la hiérarchie canine est de plus en plus remise en question par certains experts canins internationaux, dont Jean Donaldson (comportementaliste et directrice de la SPA de San Francisco) ». Le chien ne serait pas un animal de meute ? C’est un tissu d’âneries grotesques qui n’a absolument rien de scientifique mais sur lequel un nombre croissant de charlatans ou professionel (le)s cupides, s’appuient pour prendre du pognon au maîtres naïfs ou issus d'un milieu social et culturel majoritairement urbain, qui a oublié ses racines rurales et qui n'a plus la moindre idée de ce que sont les chiens.

Quand je dis tissu d’âneries je ne remets pas en cause l'étude scientifique parfaitement sérieuse sur laquelle elle s'appuie, mais l’utilisation qui en est faite par cette dame et les moutons qui la suivent. Si les mêmes scientifiques étaient allés étudier des chiens sauvages en Alaska ou en Sibérie, ils auraient fait des constatations exactement inverses.

Pourquoi les chiens étudiés à cet endroit et à cet endroit bien précis, n’ont effectivement aucun sens de la meute ? 
Et bien c'est parce qu’ils ne peuvent pas ! La mortalité est trop importante pour que les chiots s’imprègnent du concept de meute puisque la plupart n’ont pas de fratrie, leurs frères et sœurs sont morts prématurément, quand ils ne sont pas orphelins eux même et n’ont par conséquent aucun sens de ce que peut représenter la hiérarchie à l'intérieur d'une société et c'est aussi l'une des causes de leur mortalité importante puisqu'ils sont incapables de se protéger, comme chacun sait : « l'union fait la force ».
A l’inverse les chiens sauvages, ou semi-sauvages des Inuits (ils ont des moto-neige et ne se déplace plus en traineau à chien) vivent en meute, la mortalité est aussi présente mais dans une moindre proportion, il s’agit là de la sélection naturelle nécessaire pour que ces chiens résistent au climat. Ces chiots sont élevés par la meute avec une forte imprégnation sociale et le sens de la hiérarchie qu’ils garderont toute leur vie. En traineau, sport de compétition très exigeant, elle est indispensable pour des chiens qui sont appelés à travailler ensemble. 
Les chiens issus de nos élevages sont jusqu’à preuve du contraire élevés en fratrie avec leur mère jusqu’à l’âge de 8 semaines et possèdent presque tous, à l’exception de rares  individus le concept de meute.

La simple pensée de confier, en le laissant se débrouiller tout seul avec ses belles théories, un attelage traîneau d'une douzaine de chiens à un (ou une) aficionado du " la hiérarchie ça n'existe pas, le chien n'est pas un animal de meute" me fait bien rigoler d'avance..... Et comme pour atteler 12 chiens en compétition, il faut pouvoir en entraîner une trentaine, je ne leur donne pas plus de 48 heures pour appeler "au secours" . MDR !

Ces "éducateurs canin" "caniconsultant(e)s" "canicharlatants" etc. installés en général dans les cartiers chics de la périphérie des grandes villes, qui colportent ce genre d'idiotie : " la hiérarchie ça n'existe pas, le chien n'est pas un animal de meute" le font pour augmenter leur busines et probablement aussi justifier leurs tarifs. Quand tout va mal pour ceux qui ont mordu à l'hameçon, ils proposent moyennant finance, la clarification de la communication par une réduction des ambivalences en oubliant curieusement leur responsabilité dans la défaillance des nouveaux propriétaires. C'est le chien qui est désigné comme le porteur de la pathologie ; il sera donc le sujet du traitement par la "régression sociale dirigée" (ou RSD), qui peut être interprétée, comme son intitulé l’indique, comme une régression social, c’est à dire en clair une réorganisation de la hiérarchie à l'intérieur de la cellule familiale par une perte de statut social, avec les risques d’accroissement d’agressivité du chien revendiquant ses privilèges perdus, et ça peut très mal se terminer surtout si le chien a du carractère. Bien sûr ils n’oublieront surtout pas de vous prendre du pognon pour avoir naïvement cru à leurs sottises.
Vous ne pensez pas qu’on aurait pu gagner du temps, et économiser de l'argent sans prendre aucun risque, en mettant tout de suite en place le bon mode de communication au lieu d’être obligé de revenir en arrière ? 
Surtout que de nombreux marqueurs hiérarchiques ne sont pas contraignants pour le chien; ils participent juste d'une routine qui permet de le contrôler sans le contraindre, comme par exemple demander un "assis" avant de lui ouvrir la porte du jardin, de traverser une rue, ou l'autorisation d'aller jouer, etc...

Dans notre société occidentale, les relations homme-chien subissent depuis quelques années une mutation : le chien est sorti de son rôle d'animal domestique pour être placé dans une position de remplacement d'individu humain. Cette redéfinition du statut du chien ouvre la voie à de nombreux problèmes dont les sociopathies sont le reflet. Le chien, animal issu de la sélection naturelle puis de la domestication, n'est pas adapté pour la place affective qui lui est de plus en plus attribuée.

Portés par des émotions déconnectées du réel, les rêves des futurs acheteurs sont peuplés de lacunes et d'incohérences. La conséquence de ces incohérences est la mise en place d'une hiérarchie peu claire pour le chien, car on lui envoie tantôt des signes de soumission, tantôt des signes de dominance. Une telle relation oblige le chien à fonctionner sur deux modes différents et surtout opposés, d'où la mise en place, très souvent, de son propre système de fonctionnement. Et le chien, lui, sera cohérent, il imposera les lois canines, avec tout ce que cela peut avoir de déconcertant, d'inquiétant et de dangereux pour les humains. Et quand arrivera le moment du retour à la réalité, le cauchemar ne sera pas loin.

Ce qui n'est pas étonnant si on analyse l'évolution du phénomène« animaux de compagnie ». Le nombre de ces animaux a augmenté (en France, ils sont aujourd’hui plus de 50 millions dont 9 millions de chats et 8 millions de chiens) comme a augmenté le nombre des foyers qui en possèdent (53%). Ce qui change surtout, c’est leur statut culturel : rien n’est trop beau ni trop cher pour eux (dans le budget moyen des ménages, la part des animaux de compagnie est égale à la part des transports en commun (avion et bateau compris), ils sont de plus en plus anthropomorphisés (c’est-à-dire perçus et traités comme des humains), ils font partie de la famille où ils sont traités comme des enfants (parfois mieux que les enfants) et sont même parfois, chez des personnes isolées, perçues comme des substituts d’enfant ou de conjoint. Mais, loin d’être uniquement un remède contre la solitude, ils font au contraire partie, avec la maison individuelle et le jardin, du « kit du bonheur parfait » de la famille moyenne.

«L'individu a de plus en plus souvent des attentes équivalentes à celles que l'on a avec un objet et qui, du coup, justifient toutes les manipulations génétiques pour accentuer tel ou tel trait d'une race. Le consommateur voudrait pouvoir acheter avec son chat ou son chien une «promesse produit» : si j'achète un labrador, c'est que je veux un chien calme et obéissant, ça sera un chien de famille. Si j'achète un rotweiller, il va garder ma maison, et si la «promesse produit» n'est pas réalisée, c'est la panique. L'animal devient de plus en plus humain dans notre tête, alors que l'animal reste ce qu'il est.» Patrick Pageat

La sélection des races actuelles est donc devenue surtout esthétique, pour le faire valoir d’une mode parfois éphémère, et comme une sélection ciblée pour des caractéristiques sociales avec une adaptation à un environnement majoritairement urbain à faible activité prend du temps, très peu d’éleveur prennent ces critères en compte.

Avec le développement de l’éthologie on veut comprendre ces chiens qui vivent désormais dans la maison, entrent dans la chambre et dans le lit, alors qu’ils étaient banni hors du foyer il y a pas encore si longtemps.

 

Renforcements sociaux : Pourquoi la hiérarchie ?

 

 

"HIERARCHIE" ce n'est qu'un mot et il faudrait déjà s'entendre sur la cohérence existant avec le sens pris par ses acceptations humaines actuelles (qui n'est pas forcément le même à Lille, à Montréal, dans les 9/3 ou à Marseille) surtout quand on voudrait nous faire croire qu'un "leader" n'est pas un chef, qu'il ne se place pas lui même tout en haut de la pyramide de commandement et qu'il ne réclame pas la subordination des autres membres du groupe ? On dira qu'un leader est un chef qui connait mieux sont travail de chef qu'un autre chef.......... mais ça reste un chef quand même et puis si on n'aime pas le terme "meute" on peut toujours le remplacer par "famille".

L’égalité est une utopie, qui dans la pratique n’existe jamais, surtout pas quand on observe les humains. Donc posez-vous la question de savoir quelle place vous voulez que votre chien occupe dans la famille, si il décide de ce qu’il mange, du moment où il veut aller se promener, si il dort dans le lit et grogne dès que votre conjoint approche, si il choisi vos amis, etc.. Vous allez bien sûr répondre que c’est à vous de décider, donc que votre chien se placera sous vous, votre conjoint, vos enfants si il y en a, donc sauf erreur qu'on le veuille ou non cette organisation sociale porte le nom de hiérarchie, ce qui ne veut pas dire "tyrannie" une relation durable ne peut s'établir sur la crainte de la réprimande, surtout que comme déjà dit, de nombreux marqueurs hiérarchiques ne sont pas contraignants pour le chien; ils participent juste d'une routine qui permet de le contrôler sans le contraindre. Avoir un statut de dominé n'est en aucun cas vécu comme une situation péjorative par un chien : la position hiérarchique doit en effet être considérée comme une fonction plutôt que comme un privilège. Ce qui importe surtout, c'est la stabilité de la position hiérarchique, l'absence d'ambiguïté.

Pensez-vous réellement que le chien, en tant que chien, en a quelque chose à faire de la sémantique des mots que les humains emploient ?

De nos jours il n'y a plus d'aveugles ce sont des "non voyant", pas plus que d'handicapés, ce sont des "personnes à mobilité réduite" etc...etc.........  Ça n'a pourtant rien changé pour eux, ça rassure juste celui ou celle qui parle. Quelque soit les mots utilisés, charisme, leadership ou perlimpimpin, il faudra que ce soit perçu positivement par le chien si le maître veut obtenir et garder le contrôle de son animal dans toutes les situations. 
Garder le contrôle de son chien en toutes circonstance offre un avantage énorme question "leadership" : en effet on peut lui laisser un maximum de liberté, plus de laisse, parfois plus de collier pendant les ballades en pleine nature et même en ville d'ailleurs où la laisse reste dans ma poche au cas où la maréchaussée deviendrait tatillonne, alors que sans ce contrôle, au bout d'une longe, le chien n'aura presque pas de liberté et il sera beaucoup plus difficile de construire une relation. C'est un cercle vicieux : pas de contrôle = pas de liberté et une galère aussi bien pour le maître que pour le chien avec un relationnel tendu et de plus en plus délétère au fil du temps qui passe. Par contre si il y a un contrôle absolu du maître sur son chien dans toutes les situations = une grande liberté pour le chien, plaisir pour le couple chien/maître avec en prime un relationnel grandissant de jour en jour.

Joël Dehasse : « Je propose aux propriétaires d’imaginer d’autres explications aux comportements animaux que celles qui proviennent du modèle hiérarchique. De cette façon, ils ont plus de choix de solutions : ils peuvent garder le modèle hiérarchique et envisager le modèle de motivation-coopération et, ensuite, élaborer des expériences de changement et tester ce qui est efficace pour eux et ce qui ne l’est pas.»

Sauf que le "modèle de motivation-coopération" est utilisé en dressage depuis la nuit des temps et que ce n'est pas une alternative mais un complément indispensable, mon grand père gérait déjà ses chiens de cette manière, c'est aussi ce que l'on fait pour "monter un chien" en mordant sportif : on joue avec le chiot à mordre et tirer sur une serpillère ou un boudin pour créer le maximum de motivation, quand celle ci est au plus haut, on demande la coopération du chiot en lui imposant une cessation si il veut continuer à jouer, par exemple en lui proposant un échange avec une croquette, et on recommence. Quand la coopération diminue parce que la contrainte augmente (cessation de plus en plus rapide avec retour au pied), on fait un palier le temps de remonter la motivation en augmentant le volume de jeu et ainsi de suite...On obtient ainsi sans aucune agressivité ni brutalité, dans la joie et la bonne humeur, un chien qui va revenir immédiatement au pied à la vitesse grand V pour pouvoir rejouer avec son maître (ou sa maîtresse). 
Cette méthode de dressage puisqu'il ne s'agit déjà plus d'éducation, va mettre en place des automatismes que l'on retrouvera partout et à tout moment aussi bien sur le terrain de sport que dans la vie de tous les jours.

Je ne pense pas que l'on puisse remplacer le modéle hiérarchique par le modéle motivation-coopération, on peut dificilement utiliser l'un sans l'autre, il faut employer les deux à la fois, puisqu'ils sont intimement liés dans la relation que l'on veut développer avec un animal social opportuniste comme le chien si on désire qu'il soit autre chose qu'un meuble de plus dans le salon.

De toute façon un chien qui se place de lui même au dessus de ses propriétaires ne collaborera jamais puisque c'est lui qui attend la collaboration de son maître et pas l'inverse. Pour collaborer le chien devra avoir accepté de se placer au dessous des ses propriétaires. Là encore il n'est pas question de se conduire en tyran surtout si vous faites de la compétition avec votre animal. Toute réprimande est interdite pendant les concours et imaginez qu'il ne sera pas long à s'en apercevoir, ces jours là si vous êtes trop dur dans le quotidien, il vous fera un bras d'honneur à sa manière en refusant des exercices qu'il exécute pourtant parfaitement à l'entraînement et vous vous retrouverez fréquement dernier du classement dans l'impossibilité de pouvoir gravir les échelons.

 

Quand chacun est à sa place, on peut se promener et jouer partout !

 

 

 

Que l'on puisse proposer à un chien une nourriture, un jouet, ou un relationnel qui soit TOUJOURS plus intéressant que le monde extérieur, est une fausse idée très répandue dans les "méthodes positives & amicales" prônant l'absence de hiérarchie,mais ça ne marche jamais à 100% ! Ce système bute sur une limite: il permet une liberté exploratoire à l'animal qui va chercher les limites du système en testant les personnes qui le manipuleront et ce sera toujours le stimulus supérieur qui l'emportera y compris le stimulus extérieur au "pseudo" maître, je dis "pseudo" parce que vu par son chien, il n'en possèdera pas le statu. Nous devons savoir, ne jamais oublier et tenir compte, que le chien ressent toujours la satisfaction de ses propres instincts ( lien ) avec beaucoup de force, surtout si, en plus, il s'agit d'un chien à fort caractère tel que ceux rigoureusement sélectionnés et élevés dans un but travail ou sport de haut niveau comme Gaya.

Puisque le mot " hiérarchie" est devenu un "gros mot" qu'il ne faudrait plus utiliser si on ne veut pas passer pour un ringard, on peut l'exprimer autrement :

Si la situation est connue du chien et conforme à ce qui lui a été enseigné par sa mère et son entourage canin au cours de la période de socialisation qui commence vers 3 semaines pour se terminer à 3 mois, alors le chien vit sa vie de chien au mieux.

Mise en évidence par Konrad Lorenz, l'empreinte (ou imprégnation) est une faculté développée à la naissance de pouvoir s'attacher et apprendre de son espèce ou d'un substitut.
La double empreinte est une faculté hors du commun,
 elle procure au chien une capacité d'adaptation inégalable et des facilités d'apprentissage rarement utilisées en tant que telles. Mais elle induit une dualité qui doit attirer l'attention sur des possibilités de confusion, de comportements inadaptés, d'incompréhension, de conflits de motivation, de situations inextricables, de difficultés émotionnelles.
Quand on aura compris qu'observer ce que fait le chien en essayant de comprendre pourquoi il le fait dans sa relation avec ses congénères, on aura tout compris de son chien. Il ne nous restera plus qu'à l'imiter pour se faire comprendre de lui.

« Cette double empreinte est véritablement une aubaine car elle permet au chien de pouvoir acquérir les modes de communication de son espèce ainsi que ceux des humains. Avec toutefois une certaine dualité de comportement qui lui fait adopter une conduite propre à son espèce et une autre, avec l'homme » Professeur Hubert Montagner. 
Encore faut-il que le chiot soit entré en contact amical avec des humains de toutes sortes ( couleurs, handicaps, âges, sexes, etc..) dans ses toutes premières semaines de vie, ce qui posera la question des conditions d'élevage et d'adoption.


Il s'agit pour cela d'utiliser les RENFORCEMENTS SOCIAUX propres à l'espéce chien , c’est la seule situation positive pour un chien et la seule situation dans laquelle son développement physique et psychique, son éducation, sa santé etc, etc….. sont possibles, sachant qu'il subsiste une énorme confusion sur ce sujet : il ne faut pas confondre dominance et désobéissance, dominance et agression, peur et soumission.

 

 


 

Le tout premier chef de meute d'un chiot est sa mère.

 

Depuis leur naissance, les chiots apprennent à être les membres coopératifs d'une société, leur fratrie, avec l'esprit de meute. Le chien adulte en gardera le besoin de maintenir "sa meute" dans un état de stabilité et de la faire fonctionner, c'est une force puissante en chaque chien. (sauf bien entendu si il était orphelin ou/et unique) 
C'est la raison pour laquelle des chiots séparés à la naissance, (ce que font les "loubards de banlieue" pour en faire des chiens de combats) une fois adultes attaquent leurs congénères puisqu'ils n'ont pas appris ce concept. La grande mortalité à la naissance chez les chiens marrons ou encore dits féraux (le terme "féralisation" est un anglicisme) est également une des raisons pour laquelle ils n'ont pas d'aptitude à vivre en meute et pas les idioties colportées par une "directrice de la SPA de San Francisco".

Traiter un chien pour ce qu’il n’est pas en l’anthropomorphisant ou en voyant en lui un substitut d’enfant, est une forme de maltraitance et une cause de troubles de comportement de plus en plus fréquente. L’éclosion relativement récente de la spécialisation de "vétérinaire comportementaliste" est un signe qui ne trompe pas. Des psys pour chiens ? L'idée fait sourire. A en juger par son succès, elle semble pourtant répondre à une vraie demande et permet sans doute de réduire les abandons et euthanasies d'animaux devenus incontrôlables quelquesoit la race, petits ou grands.

 

 

« Dès son plus jeune âge, un chien "normalement élevé" se trouvera baigné dans un flot constant de signaux humains, d'autant plus signifiants pour lui que ces messages seront cohérents, congruents, non-contradictoires. Et c'est à partir de ceux-ci que l'animal déterminera ses différents partenaires, adultes et enfants. 
Vous savez, je ne crois pas beaucoup à cet instinct mythique du chien, tout fait d'abnégation et de soumission à un maître unique. L'attachement homme animal est une relation qui se construit, bien ou mal, selon que les signaux, les ordres donnés seront précis et chaque fois identiques en fonction de la situation, mais aussi selon le type de langage non-verbal utilisé, et dans la mesure où les messages émis par l'homme seront situés dans une intonation compréhensible par l'animal. Il y a des gens incapables d'être maîtres de leurs chiens et des chiens très perturbés qui ne s'attacheront à personne ! » Professeur Jean-Louis MILLOT, Docteur en neurosciences

En éthologie on regroupe sous le terme social l’ensemble des relations qu’établissent les individus d’une même espèce, vivant dans une même unité de temps et d’espace. Cette cohabitation nécessite la mise en place de règles ou d’ajustements comportementaux plus ou moins contraignants pour l’individu et plus ou moins définis, mais qui permettent une économie d’énergie lors des interactions.

«Dans certains cas, la notion de relation sociale peut être étendue à des individus d’espèces différentes entretenant des liens étroits comme dans le cas de l’homme et de son animal domestique. » Yveline Leroy ( lien )

Dans le cadre d’un rassemblement d’individus formant une société, les relations sont régies par des règles acceptées par tous. Elles permettent de limiter l’apparition de comportements agonistiques (comportements de gestion des combats) et facilitent les relations inter-individuelles.
L’établissement et le respect de ces conventions nécessitent l’existence d’un système de communication où chacun peut jouer le rôle d’émetteur et de récepteur. Il n’existe pas de sociétés sans système de communication. Toute situation sociale nécessite une communication interpersonnelle. Celle-ci permet par l’interaction qu’elle engendre d’unifier le groupe, et de créer le sentiment de « nous » qui caractérise le groupe social. Quand un chiot commence une activité, les autres chiots le suivent spontanément.

 

Il n'est, bien entendu, question ici que de chiens ayant passé, au minimum, les 8 premières semaines de leur vie avec leur mère et leurs frères et sœurs et ayant donc acquit les deux auto-contrôles de base : la motricité volontaire ( lien ) et la morsure( lien ) , si possible ayant aussi été élevés ailleurs que dans une cage au fond d'un chenil, mais immergés dans le monde des humains. (la mère peut dans certains cas être remplacé ou aidée dans sa tâche par d'autres chiens adultes bien équilibrés, notamment le père). Un chiot unique sans contact avec une fraterie n'aura pas "l'esprit de meute".

II faut bien comprendre que le chien ne naît pas en sachant qu'il est un chien, il l'apprend. Et cet apprentissage, de même que celui des espèces amies, se fait sous l'influence directe de son environnement social aux premiers stades de son existence.
C'est par l'imprégnation ou empreinte, considérée comme une métacommunication, apprentissage opéré pendant une période sensible. la période de socialisation que le chien apprend :

  • qu'il est UN CHIEN,

  • qui sont ses partenaires (empreinte filiale, fraternelle et sexuelle),

  • comment se comporter avec les autres chiens en apprenant les bons rituels de communication : postures, mimiques faciales…menaces, apaisements, soumissions, etc. Le chiot émet les premiers signaux sociaux vers 3 semaines, Il remue la queue, aboie, grogne et commence à jouer, maladroitement.


En milieu naturel, l'évitement des nouvelles espèces passée la période sensible favoriserait la survie des jeunes, en les protégeant contre les prédateurs.

« Il n'existe pas de bonnes ou de mauvaises races de chiens. Il n'y a que des chiens avec des instincts et des aptitudes.»

Personnellement j'utilise beaucoup la nourriture et ce pendant toute la vie de mes chiens, on pourrait être tenté de penser que mes chiens ne m'obéissent que pour cette raison. 
Ce n'est pas totalement exact :

«Un chiot aime sa mère pour plusieurs raisons
-elle lui fournit sa nourriture (d'abord du lait, puis des régurgitations, puis des proies)
-elle le tient au chaud ,gage de survie (et, en amont ,elle a creusé une tanière ou trouvé un abri )
-elle le tient propre (sans léchage de la zone ano-génitale , un chiot meurt par impossibilité d'éliminer son urine et ses fèces )
-elle le conduit vers les ressources (eau, chasse, territoire)
-elle le protège et veille à son intégration sociale. (donc elle détient l'autorité et la force pour l'imposer, c'est à dire le leadership)
tout cela est indissociable et l'on sait aujourd'hui que l'être d'attachement est celui qui donne accès à ces principales ressources.
Certains peuvent penser que la relation se construit indépendamment du fait de nourrir. c'est aussi vrai que de prétendre qu'elle peut se construire sans le jeu, sans les soins, sans les contacts sociaux, mais on voit bien que cette relation est pluri- factorielle.
Toute relation construite exclusivement avec l'une ou l'autre de ses "ressources" ne peut prétendre à une cohésion profonde et stable.
C'est l'articulation permanente et harmonieuse de ces différents facteurs qui permettront de mettre en place un rapport de dépendance stable et équilibrant pour le chien.
Pour autant, il n'est pas obligatoire que l'attribution de ces ressources par le maître se fasse d'une manière égale, aussi bien pour une période donnée que dans le temps. L'instinct d'appétence pour la nourriture est le premier et le plus directement mobilisable car efficace tout de suite. La mobilisation de l'instinct de proie au travers du jeu nécessitera, au contraire, une codification pour devenir efficace.
Selon les caractères (mais aussi le dressage employé) certains chiens seront plus sensibles à la nourriture qu'au jeu et inversement.
il y a trois moteurs essentiels d'action chez un chiot : la nourriture, l'instinct de proie (donc, le jeu, la poursuite, la piste) , l'instinct de défense (donc la territorialité, la possessivité, l'agressivité ). 
»
Philippe Roustant.

Aussi superflu que cela puisse paraître, il semble indispensable de rappeler que "l'éducation" d'un chien n'est possible que si l'animal respecte son maître. mais il ne s'agit pas là d'une tâche très simple, il ne suffit pas, en effet, de nourrir et de sortir régulièrement son animal. Une chose fondamentale doit être retenue : le concept de maître que nous utilisons avec beaucoup de légèreté, sous-entendu : je t'ai acheté et payé, tu es à moi et tu me dois le respect, n'a aucune valeur pour l'animal. Bien évidemment le chien ne sait pas qu'il a été acheté et d'ailleurs, s'il le savait il s'en ficherait certainement. Le chien se soumet corps et âme à qui saura le conquérir avec sa compréhension, sa gentillesse et non avec son argent. Le chiot que vous venez d’acheter ne vous considère pas encore comme son propriétaire. 
Le fait d’être le propriétaire de l’animal ne vous confère donc à ses yeux aucun statut particulier, ce statut ou la position que vous occuperez sera uniquement lié à votre histoire commune. Pour que toute relation trouve un réel équilibre, elle ne peut pas être unilatérale. Les besoins des deux parties doivent être comblés.
Une chose importante à ne jamais oublier concernant les chiens, c'est qu'ils vivent tous dans le temps présent. Tout le temps. Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas de mémoire, au contraire, ils en ont même une très bonne. Ils ne sont tout simplement pas obsédés par le passé, ni par le futur.

« L'essentiel est invisible pour les yeux. C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante (liens )»

Pour le chien, la relation sociale avec les êtres humains est aussi quelque chose qui s'apprend et non quelque chose qui est inné. "L'humanisation" d'un chien est source de nombreux troubles du comportement elle crée un déséquilibre, et un chien qui n'est pas équilibré est un chien frustré, la psychologie canine n'est pas la psychologie humaine. Considérez votre chien comme un chien, les chiens ne penseront jamais comme les humains.
La littérature populaire abonde en renseignements sur le tempérament de tel ou tel race de chien ou de tel autre, sur la gentillesse ou la férocité de leurs représentants, il s'agit d'un phantasme. Vous ne pourrez pas comprendre, ni contrôler, le comportement de votre chien si vous vous contentez de le considérer comme " victime" de sa race. 
Les codes de communication, les rituels sociaux sont les mêmes chez le Yorkshire, chez le Labrador ou encore le Malinois, les chiens doivent être évalués en tant qu’individus et non en tant que race. Dans toute race il y aura des individus courageux ou peureux, inhibés ou agressifs, affectueux ou distants seules les aptitudes physiques propres à chaque race seront à prendre au sérieux en prenant toutefois la précaution de ne pas comparer une lignée élevée pour le "TRAVAIL" avec une lignée élevée pour la "BEAUTE", le Berger Allemand et d'autres aussi comme le Husky sibérien en sont de tristes exemples : les aptitudes physiques du "BA" beauté rendu inapte aux sports de haut niveau parce que trop gros, trop lourd,trop angulé, n'ont plus qu'un lointain rapport avec celles du "BA" de travail (les angulations morphologiques entre les différents segments osseux doivent permettre aux chiens d'avoir un bon équilibre général. Trop importante chez le "BA"morpho, elles se révèlent inefficaces car l'angle ne s'ouvre pas et il en résulte une nette faiblesse des extrémités, ce qui  affecte directement le bon développement des masses musculaires) Fuyez les "modes" comme la peste si vous voulez un chien capable de pratiquer un sport. 
Choisir un individu par rapport à un niveau d'énergie qui sera compatible entre le maître et son chien est bien plus important que le fait de choisir une race.

L'attachement à la mère apaise, mais il rend infantile. Sans détachement de sa mère le chiot ne deviendra pas adulte. Etre adulte, c'est produire des hormones et être capable de vivre de façon autonome. Mais comme il est impossible de ne pas témoigner d'attachement,l'adolescent s'attache à son groupe social. Il entre dans un groupe hiérarchisé.

Quand le chiot est adopté par une famille il doit faire le deuil de sa mère, de ses frères et sœur et de ses propriétaires d'origine. Ce processus dure quelques jours pendant lesquels le chiot exprime sa détresse, tout en développant un nouvel attachement pour ses adoptants. L'histoire du chien domestique est une complexe histoire de familles recomposées. Ce nouvel attachement est bénéfique car il permet la stabilisation émotionnelle du chiot.
Ensuite on procèdera vers 4-5 mois, au détachement comme l'aurait fait la chienne. Le détachement est un événement important dans la vie du chiot, puisqu'il conditionne l'acquisition de l'autonomie et le passage d'un attachement exclusif à la mère à un attachement dirigé vers l'ensemble du groupe social. De plus, il contribue à l'apprentissage des règles sociales, l'autorisation d'approcher la mère durant le détachement étant de plus en plus subordonnée à l'émission préalable de signaux d'apaisement et de soumission.

La hiérarchie permet de préciser les limites et d'apaiser les membres du groupe et il serait idiot de s'en priver sous prétexte de religions ou philosophies qui sont des inventions porteuses de valeurs ou des modes exclusivement humaines. Le politiquement correct des anglo-saxons qui déguise la vérité en changeant seulement les mots est encore pire, puisque plus personne ne s'y retrouve.

Existe-t-il meilleur professeur que l’être d'attachement ? Par la familiarité et l'apaisement émotionnel que sa présence procure, il est le maître par excellence, celui que l'élève tente d'imiter. Par ce même apaisement, l'être d'attachement permet au chiot d'explorer le monde et de revenir rapidement à son contact protecteur. Grâce à ce contact privilégié, l'être d'attachement se trouve dans la meilleure position pour devenir le professeur, le maître. Il a l'affiliation, l'attention et la concentration de son élève braqué sur lui. Si il suscite le désir de plaire de son élève et il sera suivi par celui-ci. Si malgré tout l'être d'attachement peut se permettre beaucoup de choses, même quelques erreurs éducatives, qui lui seront sans doute assez vite pardonnées, parce que l'attachement est plus fort que la maladresse ; moins il fera d'erreur et plus rapide et forte se construira la relation chien/maître.

L'erreur humaine (trop humaine) la plus courante est la punition : punir n'est jamais un geste éducatif parce que la punition n'a jamais appris au chien de nouveaux comportements. Punir ne sert qu'à défouler l'humain, à le libérer de sa colère, ou de sa frustration. 
Pour obliger un chien on se sert de la contrainte (c'est la fermeté pour obtenir le respect, pression mentale, inconfort physique, isolement social) qu'il ne faut pas confondre avec une punition. Dans le cas d'une simple réprimande verbale : il ne faut JAMAIS et JAMAIS c'est JAMAIS passer à la sanction si le chien adopte une attitude de soumission, sinon, l'animal est confronté à une situation de non-sens éthologique génératrice d'anxiété.
Ce que le chien apprendra et mémorisera, c’est que quand il se soumet et qu'il arrive au contact de son  maître  (ou de sa maîtresse), il peut être sanctionné. Ce type de comportement n'existe pas chez les chiens, alors il faut apprendre à laisser tomber, à lâcher-prise, sans remords, ni regret, avec calcul et raisonnement.

Comme tout le monde, j’ai utilisé la punition avec mes premiers chiens, des Boxers dans une autre vie, puis un jour on tombe sur un chien avec un très gros caractère qui se bute si on puni et là c’est le chien qui gagne si on insiste trop ! Il est temps de se remettre en cause, Jade ma première chienne Terre Neuve avait ce caractère bien trempé, elle ne cédait jamais devant une provocation, par contre elle était très obéissante, toujours prête à travailler, d’une douceur et d’un calme exemplaire dès qu’on savait s'y prendre. Gaya, pourtant issue d'une lignée de Malinois élevée pour le mordant, comparée à Jade est une chienne facile, bien que plus de 20 ans soient passés et que peut-être par l'habitude prise de ne plus avoir systématiquement le réflexe de punir( lien ), j’ai sans doute le feeling qui lui convient.


La CONSTANCE (la rigueur) doit être une REGLE INCONTOURNABLE et immuable pour l’être d'attachement ( le maître) :

  • Ce qui est défendu reste TOUJOURS interdit, il ne doit JAMAIS y avoir aucune exception et ce depuis le début. Si vous cédez ne serait-ce qu'une fois le chien pensera que c'est en insistant qu'il va gagner et se sera le début de tous vos ennuis : 
    Vous seriez alors dans un programme de renforcement à proportion variable. Par ce genre de programme, inconsciemment on installe par des renforcements involontaires des réponses apprises non souhaitables qui sont d’autant plus difficile à éteindre que le ratio de la variable est élevée. 
    Les casinos comme la Française des Jeux utilisent des programmes à proportion variable avec des ratios élevés pour créer une addiction et plumer les joueurs.

  • Ce qui n'est autorisé que de temps en temps doit TOUJOURS l'être avec un ORDRE d'autorisation donné par le maître et non à l'initiative du chien. Les bois autours de chez moi sont tous parsemés de mares à cochons pour fixer les sangliers et si vous avez eu comme moi des chiens qui adorent l'eau vous serez très contant de leur avoir appris à ne se baigner (uniquement si l'eau est propre) qu'après avoir reçu un ordre d'autorisation.

  • Ce qui est autorisé ne pourra jamais être interdit, parfois soumis à condition, mais jamais interdit. N'autorisez jamais quelque chose que vous interdirez ensuite, vous ne seriez plus cohérent pour le chien et perdriez sa confiance avec le gros risque de provoquer l'agressivité d'un chien frustré revendiquant ses privilèges.

 

Le chien est un mammifère social. Il organise la vie de son groupe avec des règles. Ces règles ne sont pas inées, pas plus qu'inscrites dans ses gènes, elles lui sont enseignées par sa mère, au contact des autres membres de sa fratrie et éventuellement par d'autres chiens adultes, pendant les premières semaines de sa vie. Elles définissent la place et les privilèges de chacun. Une fois chacun à sa place les disputes sont réduites et la collaboration devient possible. Les codes de communication et les rituels sociaux sont les mêmes pour la plupart des races de chiens, bien que leurs origines soient souvent difficiles à retrouver. Par contre, issues de contextes d'élevage excessivement variables (du meilleur au pire), la réalité indéniable d’une sélection ciblée ( travail, sports, loisirs, famille, compagnie, beauté et conformité au standard) contredit la possibilité d’un répertoire comportemental similaire et unique à tous les chiens et il faudra par conséquent adapter son comportement à l'individu que l'on aura choisi : c'est l’homme, qui devra adapter son comportement au caractère de son chien et non l’inverse. Ce qui signifie en clair que l'éducateur qui prône une méthode unique sur tous les chiens (en général la sienne) est un fumiste.

Une fois adulte, le chiot ne se comportera que comme vous lui aurez appris à se comporter ! Par exemple, dire de son chien, désobéissant, "c'est normal c'est un Boxer ou un Cocker ou encore un husky et il est bien connu qu'ils n'en font qu'à leur tête", est une explication, une excuse non fondée, car l'on se réfugie ainsi derrière un concept de race, un mythe, pour excuser nos erreurs, ou le laxisme dont nous avons fait preuve. En plus vous ne pourrez jamais comprendre, ni contrôler, le comportement de votre chien si, encore une fois, vous vous contentez de le considérer comme " victime" de sa race.

Les bases de l’éducation canine consistent à bâtir en allant du simple au compliqué, du facile à obtenir au difficile à accomplir, de ce qui est probable à ce qui devrait être normalement improbable, en effet le professeur humain et l'élève chien ne parlent pas la même langue. Vous savez que vous ne pouvez pas "raisonner" avec votre chien, mais vous ne connaissez tout simplement pas d'autre moyen pour communiquer avec lui. 
Comme les animaux, nous parlons aussi avec notre corps, mais cela reste pour nous inconscient, nous lui faisons exprimer nos sentiments, nos doutes, notre passé, nos idéaux et même ce que l'on préfèrerait cacher, tout ce qu'un chien est lui, par contre, parfaitement capable d'interpréter. 
La difficulté sera de faire coincider un signal avec une atitude qui ne soit pas contradictoire. Vous n'avez jamais besoin de dire à votre chiot que vous êtes triste, fatigué, excité ou détendu, car il sait déjà exactement ce que vous ressentez. Fidèle à nos émotions, notre corps laisse tout transparaitre, la journée a été mauvaise et cela se lit dans notre attitude, alors laissons tomber toute tentative de dressage pour cette fois, cela ne ferait que des dégâts dans notre relation, contentons nous du minimum. Si vous avez été amené à utiliser une réprimande ou toute pression mentale, il faut que vous redeveniez calme juste après, sinon c'est qu'elle n'est pas finie et les chiots comprennent très mal la rancune. 
De plus la réprimande doit rester exceptionnelle !! Car un chiot trop souvent réprimandé finira par s'y habituer et à la trouver normale. Vous n'aurez alors plus aucun impact sur lui...
Mais vous avez de la chance les chiots pardonnent très bien les erreurs, pour peu que vous vous excusiez tout de suite si votre comportement a été injustifiée, ils font la part des choses et si vous réprimandiez votre chiot puis que vous vous rendiez compte que ce n'est pas sa faute, laissez votre grandeur d'homme ou de femme au placard et optez pour le calin et/ou le "excuse-moi"! Il vous remerciera vite...

Un des "cas d’école" les plus courants se rencontre au moment du "rappel" du chien. 
Même si le maître (ou la maîtresse) est un monument de patience, on observe à peu près toujours la même chose : le maître (ou la maîtresse) commence à rappeler le chien avec une attitude très souriante, comme on lui a conseillé, et puis, au bout de la cinquième ou sixième fois, les mimiques faciales et la prosodie ( l'inflexion, le ton, la tonalité, l'intonation, l'accent, la modulation que nous donnons à notre langage oral en fonction de nos émotions et de l'impact que nous désirons avoir sur nos interlocuteurs) se modifient sur un mode plus menaçant, de tel sorte que le chien commence à réagir avec inquiétude. A la fin le maître (ou la maîtresse) vocifère et émet tout un tas de signaux de menace et le chien qui n’a vraiment plus envie de revenir au contact de ce fou (folle) furieux(se), ne revient plus. 
Dans cet exemple on émet des signaux à double sens, cela ne peut pas fonctionner, on ne rappelle pas un animal en émettant des signaux de menace!

Tout n'est pas perdu, avec de l'entraînement, on peut maîtriser un peu mieux notre corps et l'amener à véhiculer le message qui nous intéresse. Tester son corps et tenter de lui faire exprimer volontairement des choses est un apprentissage indispensable quand on fréquente des animaux.

A chaque question relationnelle, les "comportementalistes canin" conseillent souvent des gestes à effectuer, des exercices à faire mais ils oublient toujours, marketing oblige, que le plus grand travail, c'est le maître qui doit le faire. Ce travail est constant et le résultat n'est pas aisé à obtenir : il s'agit d'apprendre à laisser tomber, à lâcher-prise, sans remords, ni regret, avec calcul et raisonnement.


On en arrive parfois à ce qui s'appelle des « phobies sociales » c'est-à-dire que les interactions avec le maître (ou la maîtresse) deviennent une source d’angoisse permanente parce que pour le chien elles sont inintelligibles, le maître (ou la maîtresse) ne sait pas laisser tomber et continue à vociférer, ce qui ne signifie rien pour le chien, et cette incompréhension mutuelle se termine toujours par une agression. C’est souvent à partir de ce moment là qu’on tombe dans le cercle vicieux de l’évolution des phobies : le maître (ou la maîtresse) se méfie du chien parce que maintenant, il (elle) en a peur, le chien qui ne comprend plus les signaux émis par son maître (ou la maîtresse) devient anxieux et c’est, pour le coup, un véritable dialogue de sourds qui s’installe et qui va rapidement détruire ce qui restait de relation si il y en avait eu une.

 

La coopération nécessite un échange d'informations entre un émetteur et un récepteur par l'intermédiaire d'un signal.

« Au niveau animal, on appellera communication les actes qui préparent ou organisent, à distance ou à proximité, une relation qui assure et éventuellement modifie le déroulement d'une ou de plusieurs fonctions auxquelles participent au moins deux organismes, pas nécessairement de la même espèce. 
Ces actes mettent en jeu des signaux, ou ce qui en tient lieu, des indices, qui émanent d'un organisme émetteur et sont adaptésà la fois au milieu où ils sont produits et aux potentialités perceptives de l'organisme récepteur. 
La réaction-réponse de celui-ci est l'expression tangible de la réussite de l'acte de communication. Dans la plupart des cas, les rôles d'émetteur et de récepteur ne sont pas interchangeables.
 » Yveline Leroy ( lien )

Un chien qui "domine" ses maîtres n'est pas un "chien dominant", puisque cette tendance peut s'inverser rapidement, dès lors que les maîtres modifient leur comportement
C'est d'ailleurs le fond de commerce très lucratif de nombreux(ses) "comportementalistes canin". On rencontrera ou on lira aussi certains, surtout certaines, professionnel(le) qui pour "faire mode" et s'attirer de la clientèle font semblant de ne pas croire à ces règles hiérarchiques en usant d'une rhétorique dans le genre de ce qu'on peut lire sur leurs blogs.

Je cite : 
« 
Parfois il est nécessaire effectivement de repasser par des règles qui n'ont pas beaucoup de sens pour le chien en fait, mais qui impose que le maître change totalement sa façon d'être dans sa relation. Le chien ne change pas à cause des règles vis à vis du repas ou du couché, ça ça n'a aucun effet sur le chien, le chien change car le maître change de comportement et devient cohérent tous les jours, prend de la distance


Voilà donc comment on présente une "régression sociale dirigée" au client pour lui prendre du pognon sans qu'il ne se fâche après ceux là même qui ont abusé de sa crédulité en lui faisant croire que " la hiérarchie ça n'existe pas, le chien n'est pas un animal de meute" . Tartuffe n'aurait pas affiché plus d'hypocrisie! 
Il ne faut pas avoir fait d'études supérieures pour comprendre que si ça n'avait aucun sens et aucun effet sur le chien, il se moquerait du changement de comportement de son maître et ça ne fonctionnerait pas.

Le meilleur exemple en est que le sevrage (accès aux mamelles) fait par la mère vers la 5ème semaines est le premier pas de la hérarchisation alimentaire :

  • La mère grogne contre les chiots qui veulent têter en feignant de les mordre (claquement de dents en direction sans les toucher).

  • Le chiot se met sur le dos sans bouger en gémissant et en laissant échapper un peu d'urine.

  • L'agression, car c'en est une, de la mère est stoppée net !


L'apprentissage de la soumission active est le résultat de la ritualisation de la demande de régurgitation du chiot : Vers la quatrième semaine, les chiots sautent pour atteindre le museau maternel, mordillent sa babine ou lui lèchent la bouche intensivement. La mère régurgite une alimentation prédigérée et hyperdigestible, ce qui contribue au sevrage des chiots. Plus tard, une véritable hiérarchie alimentaire se mettra en place avec position d'apaisement lorsque le dominé approche la gamelle du dominant. Cette demande alimentaire est ritualisée pour prendre une signification d'apaisement.

Rien que ça, mais à part tout ça, « Le chien ne change pas à cause des règles vis à vis du repas.................des règles qui n'ont pas beaucoup de sens pour le chien » . Que lui faut-il de plus ? Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute, à moins qu'elle ne cherche qu'à se moquer de nous ?

Voilà le langage biaisé de ces "éducateurs canin" qui ayant créé eux même les problèmes en masquant intentionnellement la vérité pour augmenter leur marché, proposent la clarification de la communication par une réduction des ambivalences en oubliant curieusement leur responsabilité dans la défaillance des maîtres. Le chien est désigné comme le porteur de la pathologie et il sera le sujet du traitement par la "régression sociale dirigée" (ou RSD), donc une régression sociale (c’est à dire une perte de statut social), avec les risques d’accroissement d’agressivité du chien revendiquant ses privilèges perdus…
Vous ne pensez pas qu’on aurait pu gagner du temps, sans prendre aucun risque, en mettant tout de suite en place le bon mode de communication au lieu d’être obligé de revenir en arrière ?

Les chiots apprennent la signification des signaux qu'ils émettent eux-mêmes en constatant les effets qu'ils déclenchent sur les autres chiens. Cet apprentissage s'effectue en grande partie à l'occasion des jeux et des sorties exploratoires. Durant ces activités, les chiots exécutent de nombreux patrons moteurs proches de ceux observés chez les chiens adultes : ébauches de plus en plus précises des différentes attitudes de dominance et de soumission, menaces, chevauchements, flairages ano-génitaux, poursuites, comportement de prédation, etc.

Un chien A peut dominer un chien B alors que ce même chien A sera soumis par rapport à un chien C. Qualifier un chien de "dominant" n'a donc aucun sens. Ce n'est pas un élément de personnalité personnelle mais bien un élément relationnel. Personne n'est dominant ou soumis tout seul. On n'est dominant ou soumis qu'en relation avec les autres individus de son groupe social. Le plus grand danger vient non pas d'un chien dominant, mais d'un chien sans contrôle, impulsif, agressif, craintif ou téméraire, hyperactif. Un chien dominant, non agressif, n'est pas désagréable à vivre. Un chien dominé, agressif, impulsif et hyperactif est une vraie plaie sociale. Si le chien n'est pas intégré comme il le serait dans une meute, il va manquer de repères et son anxiété va augmenter. Il sera donc instable. Il pourra émettre des comportements nuisants, même s'il n'est pas dominant.

Le docteur Joël Dehasse a très bien théorisé comment le chien s'intègre dans une hiérarchie à deux espèces dans son livre "L'EDUCATION DU CHIEN" ( lien ) . Et ceux qui trouvent que ce livre parle un peu trop de la psychologie des chiens devraient se contenter d'un grand bocal avec des poissons rouges !

Considérer que le chien fonctionne comme un être humain, qu'il a les mêmes valeurs, les mêmes attentes que nous, est la cause fréquente de comportements sociaux inadéquats. Par nos attitudes anthropomorphiques, nous invitons littéralement le chien à prendre la tête de la famille, à maîtriser la relation Homme / chien. Et  il se conduira tout naturellement en véritable chef de clan, avec ce que cela comporte comme menaces, grognements voire morsures en cas de désobéissance. Prenez ce même chien, offrez lui le même cadre de vie mais en lui faisant vivre une relation Homme / chien où il est traité en chien (à ne pas confondre avec, "comme un chien")  et bien hiérarchisé. Ce même chien se révélera un compagnon calme et agréable pour son entourage.

Concernant la hiérarchie inter ou intraspécifique humain / chien et en particulier sur l'accès aux ressources sociales :
Le chien dominant sur l'humain se fait remarquer lorsqu'il a le désir d'un contact, de jeux, de sortir, de rentrer, de manger. C'est le chien qui prend les initiatives, alors que l'humain suit et répond.
 A cet égard les caresses sont assez caractéristiques. Le chien dominant demande la caresse: si l'humain répond et le caresse, il obéit au chien et se soumet. Le chien dominant demande ensuite que la caresse s'arrête. Si l'humain ne comprend pas cette demande et continue de caresser, il risque de se faire remettre à l'ordre, c'est à dire de se faire mordre! 
Ne sous estimez pas la hiérarchie interspécifique: en juillet 2012, la femme d'un des adhérants du club, en a fait la triste expérience à ses dépends avec une vilaine morsure au visage. Son chien ne lui demandait que de mettre un terme aux caresses qu'il était, lui même, venu solliciter avec ses codes de dominant. 
Bien qu'elle en ait été avertie, mais n'y croyant pas, elle n'a pas été en mesure de l'éviter. Ce chien, malinois de travail au caractère très fort n'a jamais accepté de perdre ses privilèges, une "régression sociale dirigée" n'a malheureusement pas pu fonctionner sur lui (ça ne marche pas toujours, il faut le savoir) il montait de plus en plus en agressivité et il a dû être euthanasié depuis !

Par contre si un chien, bien à sa place de chien de famille, vient vers vous en exprimant des rituels de soumission, vous pouvez le faire languir pour renforcer votre pouvoir mais vous n'avez aucune raison de lui refuser une caresse. D'ailleurs il est très important de mettre en place des rituels qui ne seront que des éléments de communication entre lui et vous, le professeur humain et l'élève chien parleront la même langue et cela évitera beaucoup de malentendus. 
Attention cependant aux rituels : il est fortement déconseillé d'organiser un rituel à heure fixe ou à un moment précis de la journée, car le jour où vous ne pourrez pas être là pour une raison ou une autre au bon moment, le chien va être en proie au stress et vous allez créer une situation délétère qui risque d'engendrer, si elle se reproduit trop souvent, des "actes dépressifs", comme l'automutilation, l'arrachage ou le léchage obsessionnel de la fourrure, la pertes d'appétit, la destruction d'objets vous appartenant, etc.. 
Autre cas où il est 
formellement interdit d'organiser un rituel, est le moment du départ et du retour si vous devez vous absenter, il n'y a rien de plus destructeur pour un chiot que de provoquer une anxiété de séparation. Le maître doit toujours décider lui-même des moments d'interaction et vous devez être Indifférent aux demandes d'attention du chiot dans la demi-heure  précédant le départ. La bonne solution est de l’habituer à vous attendre dans sa cage de transport, mais si vous ne l’avez pas fait : au retour il est interdit de punir quelques soient les nuisances, laisser tomber, lâcher-prise, sans remords, ni regret, avec calcul et raisonnement, tout nettoyage en présence du chien est aussi interdit (la posture de nettoyage, accroupi, ressemble à un appel au jeu; or l'émotion du moment étant à l'irritation, le message est double et contradictoire). La bonne attitude est l'indifférence totale aux demande d'attention du chiot jusqu'à ce qu'il soit calme. Ensuite et seulement ensuite, vous pouvez, si vous en avez le temps et l'envie, lui proposer une activité pour le défouler.

A deux mois, les chiots jouent avec leurs frères et sœurs, dans ces jeux, les deux partenaires sont tour à tour dominants et dominés. Personne ne gagne, personne ne perd. Les attaques, les contre-attaques, les défenses, tout est du bluff ! Ce système a l'avantage d’apprendre aux chiots tous les mouvements, les mimiques, les réponses, sans risque et que par la suite, ils puissent avoir la bonne réponse au bon moment. Puis ils grandissent et un jour cela ne passe plus. Ce n'est plus un jeu.

Un jour ou l'autre un chiot testera l'autorité, d'abord de sa mère, puis de son maître ou de ses congénères adultes (Celles ou ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs/euses). Au début les postures de dominance des jeunes chiens sont souvent dues à des erreurs de communication (ce n'est pas encore très bien acquis). Vous ne pourrez donc pas toujours faire la différence entre l'erreur et le test, il faudra donc que vous y répondiez sans vous montrer injuste. De la réponse que le chien recevra dépendra beaucoup son attitude future. Pour votre chien, toutes vos omissions seront des permissions, c’est-à-dire une approbation silencieuse de votre part de faire ce qu’il souhaite et attention, c'est un grand observateur et un excellent décodeur de langage corporel, justement parce que le langage canin est la communication non verbale. Si c’est important pour vous, vous trouverez un moyen pour communiquer, sinon, comme beaucoup, vous vous trouverez une excuse en accusant le chien. 

Lorsque le chiot adolescent nous testera, on sera (probablement) obligé d'utiliser la contrainte, c'est là que l'on retrouve la notion de "caractère" du chien, c'est à dire un chien plus ou moins têtu, avec plus ou moins de pugnacité, plus il aura de caractère et plus il résistera à une réponse qui ne serait pas parfaitement claire pour lui et plus vous retarderez le moment d'appliquer cette contrainte, plus il faudra qu'elle soit forte pour produire le même effet. Si en plus vous avez un chien très actif qui vous défi, vous ne pourrez, très vite, plus luter contre ses "mauvais comportements". Une fois adolescent, il va également chercher à vous contrôler, là attention aux signaux de provocation qu'il vous enverra. 
Dans le cas où on applique une contrainte même bénigne, il existe une règle incontournable : à chaque fois qu'on introduit une contrainte, il faut absolument montrer par quel chemin le chiot/chien peut la surmonter pour atteindre une récompense. En effet, on ne peut pas se contenter d'appliquer une contrainte (c'est la même chose pour n'importe qu'elle sanction) et de rester neutre quand le chien corrige sa position ou son attitude; celle ci doit être validée, valorisée, récompensée.


« Dès lors qu'on applique une pression mentale ou physique, il faut baliser le terrain et guider le chien vers le comportement souhaité. Si le chien n'exécute que dans la contrainte sans être guidé vers le bon résultat et la récompense, on est et restera tributaire de l'outil de contrainte, quel qu'il soit.
Une contrainte ne peut et ne doit être utilisée que pour FAIRE COMPRENDRE qu'un comportement doit être modifié et seulement exceptionnellement, pour punir un comportement, non pas inadéquat, mais rebelle!  C'est là qu'elle rejoint la notion de devoir. » Philippe Roustan

 

Une contrainte ne doit jamais être confondu avec une punition.

 

Punir a une connotation spéciale pour l'être humain, ce mot renferme l'idée de justice, de vengence, de moralité. Si on ne se débarasse pas de ces idées morales, on est proche des ridicules procès intentés aux animaux pendant le Moyen Age. Le libre arbitre est une invention humaine qui ne sert qu'à justifier un comportement humain : punir sert à se défouler, à se libérer de sa colère, même à faire du mal dans l'intention de faire du mal. Punir ne devrait jamais être considéré comme un geste éducatif. 
D'autant plus que la punition est contreproductive puisque d'une part on ne maîtrise absolument pas le comportement qui la suit etcomme il y a toujours renforcement du dernier comportement et bien on a toutes les chances de renforcer n'importe quoi, d'autre part la punition n'est pas efficace à long terme, pas plus que la répétition des punitions. Pourquoi? Parce que la punition n'a jamais appris au chien de nouveaux comportements, de nouvelles stratégies. Le chien qui est limité dans la production de ses comportements ne pourra rien faire d'autre que de les répéter, de récidiver.
Un procédé aussi courant qu'inefficace est d'augmenter progressivement l'intensité de la punition : on dit "non", on crie, on donne une petite claque sur le dos, on prend un journal, on frappe, on hurle............ En fait l'exitation du chien monte en symétrie avec celle de la personne qui punit, c'est à celui des deux qui ira le plus loin, et à ce jeu, le chien est presque sûr de gagner et le maître presque sûr de devoir se débarasser un jour ou l'autre de son chien !

 

Période délicate l'adolescence. Il faudra "doser" la contrainte et ne pas être tenté de durcir le ton au risque de détruire la relation (d'où l'importance de ne pas manquer le moment opportun pour pouvoir n'appliquer que la contrainte appropriée) , mais au contraire, rester "zen" et surtout ne pas changer les règles. On se contentera d'appliquer les mêmes règles, celles qui justement ont un sens très fort, apprises par le chiot dans sa petite enfance et qui sont là pour le structurer, rien de plus, mais rien de moins. La puberté est un moment critique, elle peut aller jusqu'à 18/20 mois pour un mâle, 20 à 24 pour une femelle, c'est une nouvelle période sensible. A l'état naturel, lorsque l'on parle de hiérarchisation c'est l'entrée dans la hiérarchie des adultes, avec le respect des règles qui s'y rattachent et la production des messages appropriés dont il s'agit. Toute tentative d'expression de sexualité, de contrôle de passage ou d'alimentation prioritaire est sévèrement punie par les adultes. Le couple dominant refoule les adolescents en marge du territoire du groupe, les empêchant de dormir avec lui, cessant de leur donner des soins, exigent des rituels d'apaisement et de soumission et les agressant à la moindre tentative de flirt. L'adolescent (e) est écarté(e) des zones sociales de valeur et ne reçoit plus d'attentions amicales qu'après avoir exprimé sa soumission. Les zones sociales de valeur sont les espaces élevés, les lieux de couchages, les lieux où le passage est contrôlé. Y avoir accès est synonyme de statut élevé dans la hiérarchie.

 

Un chien bagarreur n'est pas un chien dominant, c'est un chien mal socialisé.

 

 

La méthode centrée sur l’entraînement par association « click-bouffe » (clickertraining) :

Je l'utilise largement pour le dressage à l'occasion de chaque nouvel apprentissage et toujours pour valider un comportement qui suit l'ordre pour lequel il doit être exécuté, mais cette méthode centrée sur l’entraînement par association « click-bouffe » où chaque click mène à une récompense ne renforce pas le leadership du maître. Il ne s’agit que d’un conditionnement opérant parmi d'autres qui permet d'apprendre facilement au chien à faire des tours, que ce soit pour le cirque ou pour des compétitions sportives, de l'Obéissance Rythmée etc... 
Si il est d'une aide très précieuse en dressage dont j'aurai beaucoup de mal à me passer maintenant, il a un très gros inconvénient en éducation (savoir vivre avec les humains, place dans la famille) : ne sachant pas
 à quoi pense exactement kiki au moment ou on click, on ne peut absolument pas prévoir et surtout maîtriser le conditionnement qui sera "enseigné" et pire, renforcé. Alors ce n'est pas la panacée comme le prétendent certain(e)s, c'est même à manipuler avec discernement. De plus si vous devez lui proposer à chaque fois un "bonbon" pour qu’il vous obéisse, votre relation est basée sur le "bonbon" et non sur le leadership du maître. Le clickertraining n'apprendra jamais à un chien à obéir à son maître, puisque la réponse de Kiki est toujours liée à la récompense, si la récompense ne présente plus d'intérêt momentanément, Kiki ne recherchera pas le click et cédera à ses instincts. (lol !). C'est une des raisons pour laquelle le tout positif ne marche jamais à 100%.
Pour construire et souder une relation, le jeu dirigé
 ( lien ) avec les jouets et les règles du maître est bien plus efficace, sans être pour autant suffisant, la relation se forge au quotidien et cela dépend pour beaucoup du degré auquel le maître parvient à s'impliquer lui-même dans la vie quotidienne de Kiki.

 

Le clicker n'est qu'un outil parmi tant d'autres (laisse, longe, colliers etc.), qui si, comme les autres, on sait s'en servir à bon escient rend des services. C'est l'outil idéal par excellence pour décortiquer et valider certains éléments de travail (shaping), pour apprendre des tours, prendre ou garder des positions dans l'espace, donc du dressage comme au cirque mais rien de plus. Quand vous dressez un chien, vous n'avez pas accès à son esprit: vous n'avez accès qu'au conditionnement. Le clickertraining ne devrait jamais, au grand jamais être utilisé pour (ré)éduquer des chiens peureux ou/et agressifs (parce que c'est en général la même chose, l'agressivité est une réponse à une peur mal contrôlée). Ceux qui prétendent le contraire sont mal informés ou mentent par omission et devrait être considérés comme des gens dangereux.

Voilà un exemple con de cette technique con trouvée sur le NET, utilisée pour enseigner un comportement alternatif : « Un chien jappe quand une personne passe. L’entraîneur attend que le chien cesse d’aboyer et renforce alors le silence. Pour accélérer le processus, l’entraîneur établi un scénario dans lequel une personne passera devant la maison plusieurs fois. Il renforce beaucoup le chien pour les moments de silence et ignore les aboiements. Le chien apprend graduellement qu’il est plus avantageux de garder le silence, donc extinction de l’aboiement. » 
Et bien c’est très con ! Dans cet exemple il ne s’agit pas de la peur (quoi que... ) mais de l’instinct de garde (agression territoriale) et on ne sait absolument pas à quoi est en train de penser le chien au moment précis où on renforce, on sait seulement qu’il n’aboie plus, mais dans sa tête si on ne sait absolument pas à quoi il pense, il se peut très bien que sa pensée ait évolué vers l'agression physique, le besoin de mordre ce passant qui n'obtempère pas à ses menaces, ce qui va de soit si on a étudié l'agression territoriale et c’est justement ce que cet imbécile d'entraineur aura renforcé. Ce chien sera maintenant devenu capable d’agresser en silence les passants devant la maison. On lui aura appris à mordre sans sommation (aboiements), c’est encore plus con !
Si on veut empêcher un chien d’aboyer 
il faut d’abord lui apprendre à aboyer sur commande ce qui va permettre dans un premier temps de contrôler les aboiements et seulement après on pourra lui apprendre à se taire sur commande d’une façon neutre ! Ce qui bien sûr peut aussi se faire à l'aide d'un clicker, mais surtout sans le passant et cette mise en scène ridicule on ne peut plus dangereuse !

 

Si on le choisi en conséquence, selon l'individu, on pourra donc faire ce que l'on souhaite de son chien, soit en faire un simple compagnon : dans ce cas une éducation même rudimentaire suffit si elle est accompagnée d'une très bonne imprégnation, ou le faire travailler pour de vrai et en faire un agent de sécurité, un pompier, un militaire, ou si on est civil, en bonne condition physique et en retraite, pour de faux en lui faisant pratiquer un sport de saisi fidèle à ses instincts, comme le Ring. Il est bien évident que si c'est son premier chien, il vaudrait mieux éviter de le choisir dans une lignée élevée pour le travail, même si on les trouve beaux, à moins d'avoir beaucoup de temps à lui consacrer et d'être entouré par des gens compétents et disponibles.

En sport canin surtout avec du mordant, pour gravir les échelons de la compétition, il vaut mieux avoir choisi un chien actif doté d'un très fort caractère, ce qui est le cas de Gaya issue d'une lignée travail (grand pére Larry de Vulcain finaliste au championnat de France de Campagne 1998 et 1999 - pére Urban de la Haute Morinière en Ring 3 ), plutôt qu'un toutou sans personnalité, le revers de la médaille est qu'il faut-être encore plus attentif à toutes actions chargées de sens pour un animal grégaire qui peut, et ça ne dépend que de la volonté du maître, se sentir bien à sa place de chien (de la famille), ni plus ni moins (hiérarchie = relation sociale


Le fonctionnement des chiens est basique. Pour eux, la vie est très simple. Si nous allons à l'envers de leur mode de fonctionnement, c'est nous qui la leur rendons compliquée.

 

 

Deux choses fondamentales au langage canin pour bien communiquer :

A) Savoir reconnaître les signaux de provocation du chien et ceux où il exprime son désaccord car comme déjà dit plus haut : pour votre chien, toutes vos omissions seront des permissions. Pour pouvoir éduquer son chien correctement et assurer une prévention adéquate, le maître doit pouvoir comprendre les comportements d'agression du moins ceux qui sont considérés comme normaux :

1) les agressions compétitives ou hiérarchiques.

Alors ne le laissez jamais décider à votre place, si la hiérarchie est bien en place, il n'y a pas de raison pour qu'il se le permette, mais dans le cas contraire si cela venait à se produire : surtout ne JAMAIS se mettre en colère (signe de faiblesse), se poser la question «qu'est-ce qu'il veut ? » pour éviter un gros malentendu, ensuite donnez lui un ordre qu'il connaît, attendez qu'il l'exécute, sans jamais perdre votre sang froid et même si il a mis un certain temps à réagir, récompensez le toujours de s'être soumis à votre volonté. A vous de faire varier les situations pour "l'entrainer" à vous faire confiance. Il ne doit pas y avoir d'autre possibilité pour le chien sinon vous vous êtes mis dans de sales draps. . Ne JAMAIS être pressé, prendre le temps qu'il faut sans JAMAIS s'énerver et terminer sur une action positive, c'est à dire une stratégie de réussite pour le chien lorsqu'il aura fait ce que vous attendiez de lui. Ensuite engagez-le doucement dans un processus de régression sociale pour inverser les rôles en utilisant les règles de l'espèce canine.

Il faudra aussi lui être totalement indifférent en cas d'irritation, on pourra aussi l'être au moment de l'accueil et ne lui donner de l'attention que lorsqu'il adopte une posture d'apaisement si furtive soit-elle, par exemple la "queue rentrée", un "air coupable" ou les "oreilles couchées", un "donné de patte". Sauf si il s'agit d'un rituel d'accueil joyeux (votre chien vous a appris à se faire caresser le ventre), on est surtout pas obligé de s'attendre à un décubitus latéral parce que dans ce cas de figure c'est qu'il existe un gros problème relationnel chien/maître : le chien est dans la soumission permanente, il ne pourra pas y avoir de saine collaboration permettant un apprentissage fiable et rapide.

2) les agressions de chasse ou prédation. Celles et ceux qui pratiquent un sport avec du mordant sauront très facilement gérer (contrôle de son chien en toutes circonstance), les autres.......c'est pas sûr........surtout si la hiérarchie humain/chien n'est pas en place. Une piste : le "concept d'ami" inhibe l'instinct de proie mais celui ci doit être en place avant la fatidique 12ème semaine après il est trop tard, tout espèce d'animal ou genre d'humain qui n'ont pu être intégré comme "ami" deviennent intrus ou proie.

3) les agressions de défense : par irritation, par peur, territoriale et maternelle. Elles seront toujours évitées si vous savez reconnaître et utiliser les rituels d'apaisement. Les humains appellent ça la politesse, ce ne sont juste pas les mêmes codes et il faudra les apprendre.

Toutes ces agressions peuvent subir l'effet de l'apprentissage. C'est à dire que, si l'agression est couronnée de succès, elle est en quelque sorte récompensée et elle se renforce. C'est le cas du facteur qui s'éloigne toujours après avoir laissé le courrier dans la boîte aux lettres, (agression territoriale) le chien qui fait son boulot de gardien est persuadé de le faire fuir à chaque fois en aboyant et le facteur renforce ce comportement un petit peu plus chaque jour : programe de renforcement à proportion constante ; et c'est encore pire si il ne vient pas tous les jours : programme de renforcement à proportion variable.

 

B) Savoir reconnaître les rituels d'apaisement : Un petit livre de Turid Rugaas ( lien ) est très utile pour apprendre à reconnaître les signaux d'apaisement. Les photos sont très bien, le reste est discutable et surtout incomplet au niveau des comportements agonistiques en particulier sur les postures de menace. Ou encore là mais sans les photos ( lien ) . Il est dommage qu'elle fasse semblant d'ignorer les signaux de provocation qui font pourtant autant parti de la panoplie de communication du chien, peut-être que dans ce cas, elle serait obligée de revoir et nuancer sa position sur la dominance hiérarchique, alors ce serait surement moins "vendeur" par les temps qui courent.

"L'air coupable" est le comportement canin le plus mal interprété par le genre humain, NON ça ne veut pas dire qu'il a des remords NONil ne sait pas qu'il a fait une bêtise, ce n'est qu'une posture d'apaisement alors arrêter (immédiatement et sans vous cherchez d'excuse) toute réprimande, votre chien vous montre qu'il veut arrêter le conflit ! Il faut apprendre à laisser tomber, à lâcher-prise, sans remords, ni regret, avec calcul et raisonnement.

Sinon, vous passerez pour un être mal élevé et incompréhensible dans lequel on ne peut avoir confiance. Il pourrait alors se sentir dans la nécessité de prendre la place de celui qui se protège lui-même et qui protège le reste du groupe, au risque de devenir agressif. En effet si vous êtes incohérent au sens canin et si Kiki a un peu de caractère, il pourrait bien chercher à vous imposer les lois canines avec tout ce que cela peut avoir de déconcertant, d'inquiétant et de dangereux pour les humains. 
Les postures de soumission sont des mouvements expressifs ("gommage" de tous les signaux agressifs) par le dominé pour arrêter l'agression d'un dominant. 

Ces postures sont utilisées lors des "combats ritualisés" chez le chien  et démontrent l'existence d'une inhibition sociale acquise pendant les premières semaines de la vie.

 


La fermeté et la rigueur n'empêche en rien la tendresse et les câlins :

La violence ne marche pas avec les chiens surtout si ils ont un gros caractère, en tout cas, jamais à long terme. Il faut avant toute chose apprendre à "lire son chien" et ne pas laisser passer une chose qui serait de peu d'importance pour vous mais chargé de sens pour lui.

Un chiot de trois mois(mais plus jeune aussi) qui recommence plusieurs fois les mêmes "bêtises" n'est ni stupide ni trop jeune, mais vous met tout simplement à l'épreuve. C'est un comportement social très courant au sein de la "meute". Il convient de répéter calmement l'ordre d'arrêt que vous lui aurez appris en conservant le même ton, sans perdre aucunement patience et surtout pas votre sang-froid à la moindre provocation. Un chiot qui a du caractère est capable de faire plus de vingt tentatives pour s'approprier un objet en s'approchant d'un chien adulte. Le chien adulte réagira vingt fois de la même façon. Ce jeu a trois objectifs différents : renforcer le caractère du chiot, lui apprendre à se soumettre aux adultes et à s'en remettre à eux en cas de difficulté (seulement si vous avez réussi le test).

 

«Mon chien n'obéit pas. On m'a dit qu'il est dominant. On m'a montré comment le secouer par la peau du cou et le retourner par terre. Depuis il me mord !» Bien fait pour vous, la bêtise est le principal ennemi de l'homme, ici il y a confusion entre les concepts d'agression, de dominance et de méchanceté intentionnelle surtout que si le chien est de taille à s'opposer fermement à cette action, c'est toujours vous qui perdrez !

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Séminaire HA. C'est ce qui nous manque en France

Publié le 28 Décembre 2015 par Philippe Roustant

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La relation

Publié le 27 Décembre 2015 par Philippe Roustant

La "Relation" est clairement aujourd'hui au cœur des débats.

Tous les "amis des animaux", les membres de la "protection animale", les "végans" et tous ceux qui se sentent interpellés par l'antispécisme (mouvement qui ne reconnaît pas l'espèce à laquelle appartient un individu comme critère essentiel permettant de l'appréhender) sont persuadés que, par définition, non seulement la relation prime sur tout conditionnement, mais également qu'elle est obligatoirement de meilleure qualité chez ceux qui placent le respect de l'état naturel au dessus de l'inter-action.

Je débats par exemple souvent avec des individus qui me tiennent des propos tels que ceux ci:

-Certains affirment qu'il est préjudiciable de jouer avec un chien (et encore plus de développer son amour pour un objet) car c'est une action contraire au maintien de sa nature de chien. Ils voient dans l'appétence du chien pour son jouet l'expression d'un comportement de "junkie" qui serait en état de manque sans sa balle (et demandeur pour cette seule raison)!

-D'autres rejettent d'un bloc la pratique du mordant sportif, coupable dans leur esprit d'augmenter l' agressivité du chien et de développer certains instincts au point (d'après eux, non naturel) où ils deviendraient difficilement maîtrisables. Là aussi , le conditionnement se substituant à "l'état de nature".

-Enfin, nombre de conducteurs d'obédience (et, d'une manière générale, les pratiquants d'une discipline de la C.N.E.A ) estiment que la relation prime largement sur le choix d'une technique de travail pour parvenir à un résultat intéressant.

L'ensemble des affirmations ci -dessus est assez éloigné de ma propre perception mais vient également en contradiction avec les exemples inombrables que j'ai pu observer dans le monde des chiens d'utilité.

De mon point de vue, une relation équilibrée avec un animal se définit ainsi:

-Un respect mutuel. Faute duquel l'un des deux peut blesser l'autre, le maltraiter ou le tenir en esclavage.

-Une inter-dépendance affective ou psychologique. Qu'elle résulte d'un apprivoisement ou de la satisfaction d'un instinct de protection, elle doit conduire à l'expression d'une solidarité.

-Une activité fédératrice. Où chacun trouve une satisfaction supérieure à la pratique individuelle.

Le jeu se substitue t'il à la relation elle même?

Il est absurde de penser qu'un chien est "drogué" à la balle ou à son boudin; ce qu'il aime plus que son objet de motivation, c'est l'inter-action de jeu avec son être d'attachement. Des expériences ont été menées dans les chenils de l'armée qui ont démontré que les chiens préfèrent les employés chargés de les sortir ou de jouer avec eux que ceux chargés de les nourrir.

L'interface entre le chien et son conducteur n'est utilisé que pour sa capacité à être éloigné de l'un ou de l'autre et constituer un élastique qui les rapproche inéluctablement. Un chien qui connaît les codes du jeu n'a que faire de son jouet seul!

Ce qui l'intéresse, c'est l'inter-action avec son partenaire; parce qu'elle valorise (par la difficulté à l'obtenir) l'obtention de son objet de motivation.

Et la pratique d'une activité codifiée?

Les chiens sont sélectionnés depuis la nuit des temps sur des instincts spécifiques (plus exactement sur leur répartition, suivant leur race) qui les rendent particulièrement aptes à accomplir des tâches au service de l'homme.

Aujourd'hui, aucune machine n'est capable de détecter un explosif ou un stupéfiant aussi bien qu'un chien. Des millions de dollars ont été dépensés dans ce but en pure perte aux Etats Unis d'Amérique.

Aucune technique d'investigation n'est aussi pointue que le nez d'un chien pour déterminer la présence d'une trace volatile d'ADN. (Cf: Odorologie).

Personne ne peut prédire une crise d'épilepsie ou diagnostiquer un cancer mieux qu'un chien formé à cet effet.

Je ne m'étendrai pas sur les chiens guides ou ceux qui aident les handicapés mais l'ensemble de ces merveilleuses capacités est le fruit d'aptitudes naturelles sélectionnées et entraînées pour devenir efficaces.

Il ne viendrait à personne l'idée que ces merveilleux chiens n'ont pas une relation extraordinaire avec leurs maîtres. Or, cette relation s'est construite APRES le conditionnement opérant qui leur a permis de maîtriser une activité et, pour l'essentiel, au cours de l'exercice de cette activité. Dans la plupart des cas, la personne qui a appris au chien à maîtriser un groupe de compétences spécifiques n'est pas celle qui les exerce au quotidien!

Une évidence:

J'ai eu la chance de cotoyer un grand nombre de compétiteurs dans de multiples disciplines . J'ai toujours constaté une corrélation entre le niveau atteint dans la maîtrise de leur activité commune et la profondeur de la relation qui les unissait à leur partenaire.

J'ai vu des bergers qui parlaient à leurs chiens sans un mot.

J'ai vu des sauveteurs en décombres ou en avalanche qui collaboraient avec leur chien pour sauver des vies au mépris de la leur.

J'ai vu de grands compétiteurs en obé, en RCI, en pistage ou en ring atteindre une symbiose totale avec leur compagnon. Je pourrais citer les noms....

En 20 ans de pratique d'éducation canine (soit environ 400 chiens), jamais je n'ai vu une telle complicité dans la relation que peuvent entretenir de simples propriétaires de chiens avec leur animal, y compris chez ceux qui leur juraient chaque jour un amour éternel et qui prétendaient lui offrir des conditions de vie idéales en terme d'espace, de confort et d'affection.

Aucune relation ne peut être comparée à celle qu'on construit jour après jour lorsqu'on sollicite les instincts les plus puissants du chien au travers d'une activité faite à la mesure de ses immenses qualités.

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Publié le 26 Décembre 2015 par Philippe Roustant

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