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Jamais sans mon chien!

Marek Urban Training 4/2015

Publié le 28 Avril 2015 par Philippe Roustant

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Girbaldi vom Teufelshang / 12 Month old

Publié le 28 Avril 2015 par Philippe Roustant

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Puppy training 4,5 mois par Tobias Oleynik

Publié le 28 Avril 2015 par Philippe Roustant

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Le travail d'un éleveur, c'est ça:

Publié le 28 Avril 2015 par Philippe Roustant

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Letsgo; Entraînement démécanisation compétition

Publié le 28 Avril 2015 par Philippe Roustant

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Marcus Hampton, un copain de l'équipe de France

Publié le 27 Avril 2015 par Philippe Roustant

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Un article de Guillaume Richard sur la domestication du loup

Publié le 25 Avril 2015 par Philippe Roustant

La domestication* : du loup au chien

Nous vivons tous avec des chiens. Même si ceux-ci ne sont pas directement dans notre foyer, nous les croisons chez nos voisins, dans les jardins publics, les villes, les campagnes…

Mais nous avons oublié ce qui s’est passé pour en arriver là, par quelles étapes successives cette espèce a entamé un processus de sélection naturelle puis artificielle* qui a abouti à la domestication. Voici un rappel de ce qui est arrivé à ces animaux qui, en suivant un des choix que propose leur comportement naturel, se sont rapprochés de l’Homme jusqu’à devenir capable de vivre avec lui. Nous aborderons dans un premier temps la prédation au sens général du terme avant de nous diriger vers l’exemple précis de la domestication du loup au chien.

Au début était seulement la nature, et les êtres vivants qui la composent. Parmi ces êtres, nous parlerons ici des prédateurs solitaires et vivant en groupe, puis plus précisément, du cas de la domestication du loup.

La prédation est la façon la plus difficile, en termes de réflexion, d’assouvir ses besoins vitaux. Ce phénomène complexe a, par ailleurs, développé de façon extraordinaire le potentiel intellectuel de ces êtres.

Pour chasser, en effet, il faut apprendre, comprendre, et savoir réagir rapidement face à son environnement de manière à assouvir sa faim. Ensuite viennent un ensemble de besoins hiérarchisés selon la pyramide de Maslow. Ces besoins conduisent notamment certaines espèces à se sociabiliser et à vivre en groupe. Ces caractéristiques extraordinaires d’adaptation tant à un environnement qu’à la vie en société font que la majorité des animaux qui ont pris part à nos foyers (Chiens, Chats) sont des prédateurs.

Le processus de chasse, de prédation, s’effectue en plusieurs étapes indissociables les unes des autres :

Tout d’abord apprendre la chasse, les petits découvrent pour la première fois leur future proie à l’état de morceaux ramenés par leurs ainés, ils les lèchent, jouent avec, commence à s’en nourrir et s’approprient ainsi l’image et le goût de leur futur repas. Vient ensuite le jeu, le gain de réflexes, le développement de la musculature ainsi que dans le même temps, les premiers apprentissages des comportements sociaux pour les espèces vivant en communauté. Tout cela se conclut grâce au mimétisme des adultes qui vient sceller l’apprentissage en indiquant aux petits le comportement à adopter pour survivre, tant dans la vie du groupe, que dans l’art de la chasse.

La chasse elle-même se compose de plusieurs étapes nécessaires à l’optimisation de son succès final : se nourrir.

Dans un premier temps, créer le contexte, l’art d’approcher sa proie pour créer une opportunité de s’en emparer. Il s’agit ici d’aborder une clairière, un point d’eau, la savane, un point de ciel ou encore la forêt selon l’espèce de prédateur concernée. Cette étape se résume à « faire quelque chose pour avoir » une opportunité de saisir la proie. Dans un second temps, analyser la ou les proies, être attentif à leurs mouvements afin de les anticiper ou savoir choisir la proie « facile » d’un groupe en vue (jeune inexpérimenté, vieillard, individu malade ou blessé) une fois la/les proie(s) identifiée(s), mettre en place une stratégie de groupe ou individuelle selon l’espèce de prédateur afin de s’emparer de la proie. Cette étape consiste à « faire quelque chose pour prendre » la proie de son milieu.

Suite à la capture de la proie, un individu seul devra la défendre, la cacher, la mettre à l’abri pour qu’elle ne soit pas volée par un autre prédateur ou encore un charognard.

Quant aux prédateurs chassant en groupe, le moment du repas est le contexte idéal pour que chacun retrouve sa place précise dans la hiérarchie, le(s) dominant(s) mangeant en premier les meilleurs morceaux pour assurer leur condition physique, les subalternes viennent ensuite dans l’ordre hiérarchique se servir parmi les morceaux restants. Dans la vie en groupe, les ainés prennent soin de nourrir les petits qui les attendent au lieu de ralliement en emportant de différentes façons la nourriture (Transport de morceaux ou encore régurgitation d’une partie du contenue de leur estomac). Il ne reste que peu de choses de la proie quand ceux-ci en ont fini, elle fera alors le régal des charognards et/ou des prédateurs opportunistes.

Imaginons maintenant l’Homme d’il y a 18 000 ans, vivant parmi ces prédateurs dans le rude contexte qu’était la période glaciaire de ce temps.

Nous chassions des proies de différentes tailles (du lapin au mammouth) mais notre rythme de vie nomade nous imposait de rester à proximité des troupeaux de grandes proies afin de suivre notre « garde manger ».

Lorsqu’une de ces proies géantes était abattue, nous prenions le temps de nous servir en viande, peau et os avant de retourner à notre campement. Quel spectacle alléchant pour un prédateur, de nous voir ainsi découper et travailler la proie sous ses yeux…

Un de ces prédateurs était le loup (Canis lupus) et celui-ci salivait devant ce festin apparemment à sa portée, nous ne pouvons qu’imaginer que certains loups se sont laissé tenter et ont voulu « faire quelque chose pour prendre » nos proies. Le fait est qu’on ne s’attaque pas impunément au repas de l’Homme préhistorique, les conditions difficiles de l’époque ne laissant la vie qu’au plus fort et adapté d’entre nous, nous étions un redoutable adversaire et les loups tentés de nous voler nos proies devaient, dans la plupart des cas, le payer de leur vie, limitant ainsi la reproduction des individus succombant à la tentation.

C’est alors que seuls les loups ayant la patience d’attendre que nous soyons partis pouvaient profiter de nos restes, sachant qu’un mammouth pouvait peser en moyenne 5 tonnes, les restes devaient être suffisamment conséquents pour que cela constitue en grande partie l’alimentation de certaines meutes de loups. C’est à ce moment précis, au moment d’attendre tapis dans la forêt, de résister à la tentation de prendre pour ne pas mourir sous les lances de l’Homme que le loup à développé pour la toute première fois l’art d’être récompensé à l’étape de la chasse « faire quelque chose pour avoir » de la nourriture, attendre pour manger, patienter pour survivre car l’étape « faire quelque chose pour prendre » la nourriture était, dans ce contexte sévèrement sanctionnée.

Le fait que les loups se tiennent à bonne distance de nous pour finalement se nourrir à généré la toute première hiérarchie interspécifique entre le loup et l’Homme, car de ce fait, nous devions nous servir les premiers contre une sanction pour le non-respect de cette règle ; tout comme le faisaient déjà les loups dominants au sein de leur groupe. Ces « loups patients » vivaient de longues vies relativement paisibles sous l’assurance de la nourriture fournie régulièrement par l’Homme, ils se sont donc reproduis selon cette caractéristique et l’ont généralisé, transmettant en quelques générations cette « patience » à tous les loups « suiveur d’Homme ».

Lors de nos migrations, les meutes accoutumées à se nourrir par notre biais, nous suivaient à distance et ont ainsi adopté progressivement des comportements de plus en plus variés pour réussir à subvenir à leurs besoins en nourriture grâce à notre présence. Ils se nourrissaient de nos restes mais aussi de nos selles dans les moments les plus difficiles, il s’est alors créé une proximité de plus en plus restreinte entre Homme et Loup.

Les Hommes ne tardèrent pas à attribuer une fonction à ces animaux suiveurs, les premières observations du comportement des loups par L’Homme on put leur donner de précieuses indications quant à la présence d’un plus grand prédateur rodant dans les parages voire même d’une horde d’humains ennemies. La fonction de guetteur et de donneur d’alerte vint rapidement justifier l’envie des Hommes de garder les loups prêts d’eux, troquer leur présence contre de la nourriture : Jet de déchets, d’os voire même de selles dans des zones d’approvisionnement tacitement mis en place par les deux espèces ont accentué cette contiguïté déjà existante.

Cette ultime transition qui conduisit le loup de la nature sauvage à nos camps est illustrée par plusieurs hypothèses.

En vue des nombreuses situations d’échanges existant entre Loups et Hommes à cette époque, elles sont toutes valables et ont certainement toute été vécu par nos espèces mais la Palme de celle qui a contribué le plus à réunir nos deux mondes reste encore impossible à délivrer de nos jours.

Certains loups ont pu commencer à venir se servir dans nos déchets alimentaires au plus proche de nos camps, attendant la nuit afin de ne pas se faire voir. D’autres ont pu tenter (au prix de leur vie dans certains cas !) d’approcher l’Homme de façon directe mais pacifique, peut-être est-ce d’abord nos enfants, naïfs dû à leur jeune âge qui, les premiers, échangèrent avec les loups.

Des chasseurs ont pu tuer une louve lors de la chasse et découvrir sa portée, le « profil bébé » dont bénéficient les petits de toutes les espèces de mammifères n’a pas pu laisser de marbre tous nos ancêtres ayant vécu cette situation, une portée a donc pu être ramenée au camp. Les petits ont pu être nourris au sein des femmes ayant récemment eu un enfant. L’imprégnation qui en résulta transforma la vision qu’a normalement le Loup de l’Homme et réciproquement, favorisant ainsi la sociabilité inter espèce.

Bien que les circonstances exactes de cette transition vers la domestication restent, à ce jour, mystérieuses. Il est cependant certain que cette caractéristique de patience a su mener à la sociabilité et l’établissement hiérarchique stable entre les loups et l’Homme… et la plus belle preuve de cet événement est peut-être couchée dans son panier auprès de vous qui lisez cet article.

Etre récompensé au stade de la chasse « faire quelque chose pour avoir » la nourriture a simplifié la vie de ces meutes de chasseurs en accélérant l’accès aux ressources grâce à la suppression de l’étape « faire quelque chose pour prendre » la nourriture. Une sévère sélection faite par les premiers Hommes a favorisé des loups de plus en plus stables dans leur place hiérarchique au sein de nos hordes.

Que ce soit par la sélection artificielle ou par la capacité d’un individu à s’adapter au cours de sa vie, le loup a dû apprendre à utiliser sa force de deux façons, celle pour être en contacte avec l’Homme et l’autre pour conserver sa place auprès de ses congénères lupins (n’oublions pas que la hiérarchie et la vie établie avec l’Homme n’a pas supprimé celle existant au sein des groupes de loups nous fréquentant, de nombreux propriétaires de chien en font quotidiennement l’expérience lors de promenades au 21ème siècle)

Ainsi l’utilisation de la mâchoire et la façon de chahuter et de jouer du loup ont dû s’adapter à la résistance physique de l’Homme, car sans une peau épaisse et une couverture de poils protectrice le moindre pincement de dent pouvait déchirer la chaire des nourrisseurs et entrainer de très lourdes conséquences pour le mordeur.

Jusqu’à ce qu’enfin, ces loups d’antan deviennent au fil des générations les nombreuses races de chiens avec lesquelles nous vivons actuellement. Ces loups de plus en plus sociables envers l’Homme gardaient nos campements comme ils le faisaient jadis avec leur propre territoire, ils nous protégeaient en cas de danger et devaient nous combler de tout l’amour que cette espèce a à offrir.

Mais dans quel cas retrouvons-nous cette caractéristique ? Comment avons-nous utilisé ces loups conscients que la nourriture vient de l’Homme et de moins en moins désireux d’acquérir leur nourriture sans notre intervention?

Certaines proies de taille moyenne vivant en groupes (Ovins, caprins…) nous échappaient aisément dans l’hostilité des zones escarpées des montagnes, les loups ayant gardé leur instinct de chasse en suivant les proies en mouvement nous accompagnaient lors de la chasse de ces animaux agiles en milieux montagneux. A la façon de la fauconnerie, nous récompensions les loups (faire courtoisie) d’une part de notre butin.

Au fil du temps les loups trop possessifs de leur proie lors de nos chasses communes tombèrent sous la même juridiction que leurs congénères mordeurs, cela créa une tendance à l’inhibition de la pulsion de proie. Comme ces nombreux chats refusant de mettre à mort une souris, bien qu’irrésistiblement attirés par les mouvements saccadés de fuite de celle-ci, les loups devinrent petit à petit des rabatteurs plus que des chasseurs. La pulsion de suivre la proie toujours bien ancrée en eux, nous a permis de les utiliser pour diriger ce qui serait bientôt nos premiers troupeaux d’élevage. Ces loups furent récompenser (comprenons ici : nourris et garder en vie) pour le travail de rabattage, l’intérêt de la survie était donc dans la poursuite de la proie plus que dans sa mise à mort.

La pulsion de tuer s’en trouva différée et toute cette motivation développée dans la mise à mort que ces loups ont héritée de leurs ancêtres sauvage se transposa dans une extraordinaire volonté de rabattre et de suivre des troupeaux de proie pour satisfaire les nourrisseurs.

Les descendants de ces « loup de berger » donnèrent bientôt naissance aux chiens de berger primitifs (Ex : Chien des Tourbières ou Canis familiaris palustris) et avec eux le début de notre sédentarisation…

La vraie question est donc : Jusqu’où devons-nous aux loups le monde civilisé dans lequel nous vivons ? En serions-nous arrivés là si rapidement sans eux, sans leur volonté, leur force et leur intelligence ?

Voilà pourquoi, quelle que soit la race de chiens, et les sélections qui ont modifié son apparence ou ses performances, en chacun de nos compagnons réside le loup qu’il était et qui, par tous les moyens qu’offrent une bonne éducation et une hiérarchie interspécifique stable, continue de cultiver l’art de « faire pour avoir » la vie qu’ils méritent auprès de nous.

*La domestication est abordée ici en tant que sélection d’individus d’une espèce permettant, au fil des générations, la vie en symbiose, l’échange et le commensalisme avec l’espèce humaine et non le rapport à l’élevage, qui consiste à imposer des barrières physiques à des animaux proies, et reproduire ceux qui tolèrent cette vie captive.

*Sélection artificielle : choix par l’homme de faire reproduire certains individus d’une espèce afin de renforcer ou conserver une caractéristique physique et/ou comportementale souhaitée.

Guillaume RICHARD

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