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Jamais sans mon chien!

Gestion de la récompense alimentaire.

Publié le 27 Janvier 2018 par Philippe Roustant

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Un grand film comique!

Publié le 16 Janvier 2018 par Philippe Roustant

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Un stage d'obé avec moi?

Publié le 15 Janvier 2018 par Philippe Roustant

En apprenant que j'organise ou que je suis intervenant sur un stage d'obé, beaucoup de gens me demandent si ce stage est réservé aux seuls compétiteurs...

Il n'y a pas de réponse toute faite à cette excellente question:

Ce stage est axé sur des techniques modernes de dressage et ces techniques ont toutes pour but d'obtenir un comportement joyeux et fiable de votre partenaire d'entraînement.

Lorsqu'une personne est déterminée à "jouer avec " comme nous disons, elle a évacué

la notion de stress invalidant: Elle accepte d'êtrre jugée, évaluée, notée...

La compétition n'est qu'un jeu: Personne ne vous prendra vos enfants, votre compagne (on) ou votre maison si vous jouez mal et que vous perdez...mais ma façon de voir les choses ,c'est qu'on devrait toujours se préparer très sérieusement pour jouer, afin de n'avoir aucun regret si on perd.

Lorsqu'on s'engage en compétition, surtout en compagnie d'un être vivant et sensible, on doit accepter d'avance la possibilité d'une erreur ou d'une incompréhension de sa part mais on doit tout faire au cours des entraînements pour minimiser ce risque.

Cela suppose de se comporter avec une certaine rigueur si on ne veut ni perdre son temps ni le faire perdre aux autres.

Le niveau d'un chien n'a aucune importance quand on rentre sur un terrain, pour un stage ou un entraînement: Ce qui compte, c'est de travailler juste! 

On peut rentrer sur un terrain avec un chiot de deux mois et produire un travail d'une qualité éblouissante parce qu'on va installer le chiot dans une relation hypnotique.

On peut aussi rentrer sur un terrain avec un chien en trois et produire un travail médiocre, soit parce qu'on détruit la motivation du chien, soit parce qu'on le laisse s'enfermer dans l'erreur. 

Si une personne prépare actuellement le brevet en nourrissant de grandes ambitions pour le futur et si elle est prête à s'entraîner dur pour atteindre ses objectifs, je peux lui faire gagner du temps et la guider dans sa recherche de la performance.

 

En revanche si une personne, quelque soit son niveau, n'aspire qu'à passer des bons moments avec son équipe mais n'est pas prête à s'investir, je doute fort qu'elle puisse envisager de s'entraîner avec suffisamment de rigueur pour pouvoir bénéficier des petits plus que je peux lui apporter.

 

De mon point de vue, il n'est pas plus long ni plus difficiler de faire les choses bien dès le départ mais je comprends qu'on puisse trouver décourageant le fait de devoir reprendre un des fondamentaux si on a commis une erreur dans son montage.

 

Ce n'est pas à moi de vous interdire quoi que ce soit, c'est à vous de sentir si vous voulez qu'on vous booste en vous demandant un gros investissement ou si vous préférez venir en observateur afin de prendre quelques idées et principes que vous saurez adapter à votre situation.

 

La seule finalité, c'est de prendre du plaisir à échanger et de sentir grandir sa motivation.

 

Philippe Roustant

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Un travail sympa avec des Amstaffs

Publié le 9 Janvier 2018 par Philippe Roustant

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Fabien et Lucky: Porte/Donne

Publié le 8 Janvier 2018 par Philippe Roustant

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Michel et Héra: Carré sans cônes

Publié le 8 Janvier 2018 par Philippe Roustant

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Pistage: Traînée, effluves et temporalité

Publié le 7 Janvier 2018 par Philippe Roustant

Dernièrement, j'ai été contacté par Michel Domage, que l'on ne présente plus pour son implication dans toutes les formes de pistage avec plusieurs races de chien.Une légende!

Il souhaitait discuter avec moi de certaines constatations troublantes sur le travail des chiens de son équipe en piste et notamment sur le fait qu'ils étaient capables lors d'un croisement fait par le même traceur revenu sur ses pas de suivre le SENS du tracé. En l'état actuel des connaissances sur les effluves et la traînée, que vous trouverez regroupées ci dessous, nous nous interrogeons sur une nouvelle dimension encore peu explorée: La temporalité!

Voilà l'état de nos constatations et de nos cogitations:

 

"Le déplacement d'un homme sur un terrain génère un dégagement d'odeurs.
Si l'on suppose des conditions de température, d'hydrométrie et de vent moyens sur un sol normalement pourvu en végétaux,
Cette piste se composera de plusieurs éléments distincts.
D'une part des molécules odorantes directement issues du traceur (sueurs, shampoing, savon, odeurs de lessive, de nourriture,odeurs de vêtements, de chaussures...etc...)
Ainsi que des squames de peau (environ 500 par mètre pour un individu marchant à 5 km/h)
Ces molécules se déposent sur le sol comme une traînée de fumée qui tarde à se déposer en se dissipant.

La seconde composante du tracé de la piste est constituée d'un ensemble d'effluves issues du foulement du sol:
-Des constituants du sol broyés qui libèrent des particules chimiques.
-Des micro-organismes tués par l'écrasement des pas.
-Des essences végétales dégagées par les plantes broyées.
Puis, au bout d'un certain temps, des odeurs issues de la putréfaction des végétaux et des petits animaux tués parle foulement.
Les bactéries du sol dégradent alors ces débris organiques en produisant divers composants odorants (nitrates, phosphates,ammoniaque, dioxyde de carbone).
La signature olfactive de la piste sera donc fonction du mélange plus ou moins homogène de ces différentes molécules etelle va varier au fil du temps!

Au cours de la première demi-heure c'est essentiellement un mélange d'essences végétales et d'odeurs humaines qui prédomine.
Au cours de la deuxième demi-heure les odeurs humaines se fixent de plus en plus au sol pour devenir majoritaires entre la première et la deuxième heure et vont ensuite diminuer graduellement pendant que les odeurs de putréfaction végétalevont augmenter jusqu'à devenir prédominantes vers la 4ème heure. Elle le resteront pendant près de 20 heures bien qu'elles
 diminuent progressivement.
Au delà de 24h il ne reste plus qu'une infime trace odorante de ce passage même si l'on peut encore relever des traces physiques du passage du traceur (empreintes sur sol meubles, plantes brisées...etc...)

Lorsque le chien piste, il utilise ses 220 millions de cellules olfactives (5 millions chez l'homme) et traite l'information grâce à ses cellules cérébrales dévolues à l'olfaction , 40 fois plus nombreuses que chez l'homme.
Il dispose aussi d'un organe olfactif supplémentaire appelé voméronasal (organe de Jacobson) qui a pour fonction d'amplifierles odeurs perçues.
Plusieurs spécialistes s'accordent à dire que cet appareil olfactif surdéveloppé lui assure un odorat 1 million de foisplus sensible que celui de l'homme.

On pense qu'il localise la source odorante par les infimes différences de temps et d'intensité des stimulations perçues par les deux narines. Ces deux éléments dépendent de la vitesse de l'air expiré mais aussi de la distance séparant le nez du chien du tracé.

C'est cette particularité qui permet d'entrevoir une dernière composante de la piste: La temporalité!
En effet, on constate qu'un chien expérimenté abordant une ligne de façon perpendiculaire est capable de déceler instantanément le sens du tracé qu'il aborde.
Il est essentiel de comprendre que le chien est un prédateur capable de traquer un gibier pour le tuer et le consommer.
Dans cette optique, il est essentiel qu'il dispose de la faculté d'identifier le différentiel de temps existant entre les effluves du tracé qui lui parviennent par la narine droite et celles qu'il perçoit par la narine gauche.
En effet, c'est de cette qualité unique que dépend le fait qu'il s'engage bien à la poursuite du gibier et non pas vers le point d'origine du déplacement.
En pistage de compétition, on savait déjà qu'un chien est parfaitement capable de débrouiller deux tracés posés par le même traceur avec un différentiel de temps. C'est le cas, par exemple, d'un pisteur FCI qui poserait sur sa piste froide, une fausse piste chaude!
Si l'on veut bien comprendre comment il procède il suffit de s'imaginer que le premier pas d'une piste a été posé à un temps de référence que nous appellerons T0. Le premier pas sera posé à T0 + 1seconde, donc T+1, le deuxième pas à T+2, le 3ème T+3...etc...
Au moment où le chien s'engage sur la piste, il mémorise instantanément le cocktail d'odeurs résultant du mélange entre les molécules de traînée (issues du traceur ) et celles venues du sol broyé.
Mais il mémorise AUSSI le temps de référence...et il va suivre pas à pas le tracé en vérifiant la concordance d'odeurs et la continuité temporelle. Si le traceur, à l'issue d'un rectangle est  revenu sur son tracé initial en le coupant, le chien est capable de ne pas s'engager sur le tracé qui recoupe la piste ,simplement parce qu'il détecte une discontinuité temporelle entre les deux tracés!
En clair, s'il est en train de relever et de suivre les empreintes posées à T+25, T+26,T+27 et qu'il croise une ligne porteuse d'une temporalité supérieure (T+112,T+113...), il ne s'y engage pas et poursuit sa ligne.

Michel Domage et Philippe Roustant

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