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Jamais sans mon chien!

J'Teddy et Rose; deuxième leçon MAP

Publié le 29 Septembre 2014 par Philippe Roustant

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J'Teddy et Rose; Premières positions en shaping

Publié le 29 Septembre 2014 par Philippe Roustant

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Le meilleur du monde!

Publié le 29 Septembre 2014 par Philippe Roustant

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J'teddy et Rose; premières Boxs en shaping

Publié le 29 Septembre 2014 par Philippe Roustant

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BEDEA 5 avec Vit Glisnik

Publié le 25 Septembre 2014 par Philippe Roustant

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J'Teddy; Chargement du Clicker en actif

Publié le 24 Septembre 2014 par Philippe Roustant

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J'Teddy et Rose au flex: premiers essais

Publié le 24 Septembre 2014 par Philippe Roustant

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Serrer l'apportable!

Publié le 24 Septembre 2014 par Philippe Roustant

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Le monde selon Bart Bellon

Publié le 24 Septembre 2014 par Philippe Roustant

J'ai eu le privilège de rencontrer plusieurs fois Monsieur Bart Bellon, la légende vivante du dressage...L'inventeur de tant de techniques modernes et l'initiateur de la méthode NEPOPO. Je l'ai écouté avec attention et j'ai essayé de comprendre sa façon de voir le monde canin, dans sa diversité et ses points communs. J'adhère complètement à sa vision du chien: Un être opportuniste, intelligent et centré sur l'amélioration potentielle de sa situation.

Dans les lignes qui vont suivre, je vais essayer de rendre compte du stage effectué en sa compagnie et des entretiens complémentaires que j'ai pu avoir avec lui en marge des grandes compétitions mondiales ainsi que des nombreuses traductions de ses vidéos que j'ai été amené à retranscrire.

Je ne prétends pas être totalement fidèle, au mot près, au discours qu'il dispense, mais je pense avoir assez bien retranscris le sens global de sa méthode, voire sa philosophie.

Pour autant, je me garde bien de l'engager dans la signature de cet article: Je suis seul responsable de ce que j'ai entendu et compris.

Deux livres ont marqué Bart: Le premier c'est "Don't shoot the dog!" de Karen Prior. C'est un livre plaidoyer dans lequel l'auteur raconte les balbutiements du dressage des dauphins au Clicker dans les parcs marins. Cette technique est plus ancienne qu'on ne le croit mais Karen Prior eut l'idée de l'adapter au dressage canin.

La base, c'est le renforcement positif par un son neutre ouvrant l'accès à une récompense appréciée du chien. Quand le clicker est "chargé" (c'est à dire qu'il est devenu un son apprécié car annonciateur d'une récompense)

On peut l'utiliser de plusieurs façons :

-En capture de comportement; Ce que votre chien fait vous plaît et vous décidez de le récompenser, augmentant ainsi la probabilité que le chien le reproduise.

-En shaping ; Si vous récompensez progressivement d'abord l'ébauche d'une action puis sa réalisation de plus en plus complète et aboutie, vous pouvez faire réaliser une action plus complexe à votre chien que celles qu'il aurait réalisées spontanément.

En renforcement d'une action que l'on souhaite discriminer comme "exacte".

Pour ce faire, vous pouvez soit travailler près de vous en "Room service" (vous le récompensez au cours de l'action en lui amenant la nourriture petit à petit),

soit fonctionner en "click release" comme les dresseurs de dauphins; Dans ce dernier cas, le chien peut parfaitement réaliser une action loin de vous et revenir au "clic" pour être récompensé 5 ou 7 secondes plus tard.

Une autre valeur attribuée au clic peut parfaitement être "Keep on going!"= Tu es sur la bonne voie pour obtenir la récompense, continue ce que tu fais!

Tous les stages de clicker font la même expérience amusante: On fait sortir une personne et on décide d'une action qu'elle devra exécuter à son retour en étant guidée par le seul son du clicker lorsqu'elle s'approchera progressivement de son but. C'est un peu le "C'est chaud! C'est froid!" de notre enfance.

Comme avec le chien, on valide d'abord une intention.

C'est là qu'on voit apparaître le premier écueil: Le chien devient bientôt plus obéissant au clic qu'au dresseur. Or la finalité, c'est d'obtenir un chien qui "chasse" le clic, c'est à dire un chien actif plus que réactif.

La plupart de ces techniques peuvent fonctionner avec une récompense présentée en "leurre" (le chien la suit et fait obligatoirement la bonne action) , "à vue" (on parle de récompense directe) ou "hors vue" (récompense indirecte).

Bart insiste sur le fait que la récompense "à vue" ne doit être utilisée que pour effectuer une transition aidant à la compréhension du chien. Il faut très vite la faire disparaître et passer à une récompense cachée.

Le débat actuel autour des différentes méthodes d'apprentissages est absurde: Tous les compétiteurs dignes de ce nom apprennent à leurs élèves la totalité des exercices par des méthodes positives et sans coercition...Tout simplement parce que c'est plus efficace de procéder ainsi!

C'est ensuite que les avis divergent...

Les trois questions essentielles à se poser pour choisir une méthode de dressage sont les suivantes:

-Quelle est la conséquence pour le chien quand il fait ce qu'on lui a appris?

-Quelle est la conséquence pour le chien quand il ne fait pas parce qu'il n'a pas compris?

-Quelle est la conséquence pour le chien quand il ne fait pas alors qu'il sait faire?

La réponse à la première question est évidente: Il doit être récompensé!

La réponse à la deuxième question fait presque l'unanimité: Le chien ne doit pas être récompensé. (Ce qu'on appelle "la punition négative")

La réponse à la troisième question déchaîne les passions: Pour les ultra positivistes, la réponse est la même qu'à la deuxième question (pas de récompense) . Les dresseurs les plus patients préconiseront l'arrêt immédiat de l'activité (retour dans la caisse).

Mais ce que Bart nous dit, c'est que dans ce cas précis, la situation du chien doit évoluer vers l'inconfort, par exemple en ne le nourrissant plus jusqu'au lendemain où on redemandera le même exercice!

Le deuxième livre qui a marqué Bart Bellon, c'est "The talent code" de Daniel Coyle . Dans ce livre, l'auteur démontre que le talent s'efface toujours derrière le travail. Cette vérité constitue un espoir pour nous tous car elle montre qu'un individu (homme ou chien) moins doué peut parfaitement réussir s'il entretient un espoir suffisant.

Lorsqu'on observe un chien, on s’aperçoit que ses comportements les plus solides, les plus invariants, les plus difficiles à contrer sont des attitudes naturelles. Si un chien a pris goût aux fugues, aux bagarres, à la prédation sur le gibier...etc... Il sera extrêmement difficile de l'en dissuader et les sollicitations aversives qu'il pourra encaisser sans s'en détourner seront très élevées. De plus, même si ces comportements pourront être contrôlés par une personne, il ne les oubliera jamais!

Le but d'un dressage performant devrait donc consister à ancrer des attitudes librement acceptées par le chien parce que susceptibles d'améliorer sa situation...ou de ne pas la dégrader.

On pourrait résumer cela à "Donner de l'espoir!"

D'après Bart, l'absence d'un espoir suffisant donne des résultats en trois étapes:

-Pas aujourd'hui

-Pas demain

-Jamais!

Pendant toute la jeunesse du chien, Bart lui ouvre le champ des possibles. Il propose à son élève des situations problèmes qui permettent de le rendre actif plus que réactif.

Il utilise principalement la nourriture dans cette phase et chaque jour, le chien doit résoudre un certain nombre de problèmes pour manger. C'est à lui de proposer des comportements moteurs (positions, déplacements, attitudes) qui vont amener le clic. Le chien découvre, propose et apprend à choisir des comportements qui sont récompensés. Ces comportements deviendront forts et solides pour cette raison!

En laboratoire, il a été démontré (entre autres sur des primates) que lorsqu'on donne le signal de départ d'une action qui sera suivie d'une récompense, le pic de dopamine secrétée était atteint à la vue du signal et non comme on pourrait le penser pendant l'action ou à l'attribution de la récompense!

Pour cette raison, il importe de "charger" chaque ordre avec le maximum d'espérance, d'abord en passant d'un paiement "communiste" (faible ration à chaque fois) à un paiement "capitaliste" (le jackpot de manière imprévisible)

Il est évident que cela amène la vitesse qui est toujours un critère d'évaluation.

Procéder de cette façon amène un état d'excitation chez le chien car il est persuadé que c'est lui qui dirige l'activité. Lorsque le chien commence à manifester des signes d'agressivité, d'aboiement ou de vol de la nourriture sur le conducteur, il est prêt pour la phase suivante: apprendre à se concentrer.

Depuis très longtemps, l'équitation utilise des méthodes de dressage basée sur la notion de confort / inconfort.

le chien, cet opportuniste, cherche toujours à améliorer son confort personnel et sa satisfaction. Il est capable de proposer des actions pour faire cesser un inconfort. .

S'inspirant des techniques déjà présentes en équitation, Bart a imaginé de créer un inconfort minime, par la laisse, par un "stick" ou par une stimulation électrique de basse intensité, non douloureuse et à peine perceptible, comme chacun a pu le constater en l'essayant sur sa peau nue. Le chien apprend à se comporter de façon à éviter ce léger inconfort.

Le principe est connu et d'une efficacité redoutable: Toutes les voitures modernes sont dotées d'un signal sonore d'intensité croissante qui vous vrille les oreilles jusqu'à ce que vous boucliez votre ceinture! Cela fait, le signal s'éteint (ce qui retentit positivement en vous) et vous avez le plaisir de conduire tranquillement! Vous venez de réagir à un renforcement négatif que vous aviez le pouvoir de faire cesser par une action. Vous venez d'expérimenter le "NEPOPO" (Négatif, Positif, Positif).

Vous vous rappelez du jeu avec le clicker?

Bien que les partisans du CT refusent de le croire, il est tout à fait possible de réaliser le même jeu avec une sollicitation électrique de faible intensité qui est perçue comme un signal sans causer de douleur (juste une sensation désagréable).

Le jeu s'appelle alors "C'est froid!" ; Si on sent la sensation électrique (ou un signal sonore) cela veut dire: "Pas par là" ou "Pas cette action!"

On comprendra qu'il est déterminant pour la réussite du jeu d'avoir un sujet actif qui propose plusieurs comportements, comme c'était le cas avec le clicker.

Bart vient du Ring Belge où, comme dans toutes les disciplines de saisie, la fiabilité de certains comportements est déterminante pour le résultat final.

Il a réussi à concilier la rigueur de sa discipline d'origine avec le côté pétillant d'un dressage positif où le chien est acteur de son apprentissage. Ce faisant il utilise le meilleur des deux mondes (Best of two worlds...).

Pour montrer la puissance de l'espérance chez un animal dressé, Bart raconte cette anecdote:

Autrefois, les Tziganes dressaient des "ours danseurs". Il est très intéressant de comprendre comment ils y parvenaient et pourquoi l'ours semblait si joyeux de "danser"

Pour obtenir ce résultat, les Tziganes amenaient chaque jour l'ours dans un cercle dessiné au sol et le nourrissaient en hauteur lorsqu'il se tenait debout. Assez pour subvenir à ses besoins essentiels mais pas assez pour le rassasier.

Au bout de quelques temps, l'ours tirait pour aller vers le cercle dès qu'on le sortait, car cet endroit précis était devenu pour lui une source d'espoir!

Quand le comportement de l'ours était devenu stable (aller dans le cercle et se dresser) les Tziganes étendaient dans le cercle des braises encore chaudes de leur feu; pas assez brûlantes pour le blesser mais assez pour le gêner . L'ours refusait alors de quitter le cercle d'espoir et se dandinait pour éviter les braises chaudes ...C'est alors que les dresseurs se mettaient à jouer du violon au moment où on nourrissait l'ours.

Par la suite, en vertu de la loi de généralisation de Pavlov, l'ours se mettait à "danser" chaque fois qu'on le plaçait dans un cercle et qu'un violon se mettait à jouer, même en l'absence de toute braise au sol!

Sur le plan comportemental, on peut décrire cette séquence ainsi:

Le stimulus inconditionnel, c'est l'appétit pour la nourriture;

Le stimulus conditionnel c'est le violon;

La réaction inconditionnelle, c'est l'évitement de la chaleur

La réaction conditionnelle, c'est de se dandiner

Même si cette anecdote doit être replacée dans le contexte des moeurs de l'époque (contemporaine de l'esclavage, des combats de chiens, des animaux de trait maltraités...etc...) elle permet de nous éclairer sur la puissance d'un conditionnement lorsque il s'est construit sur des comportements volontaires.

Il nous montre également à quel point un comportement chargé d'espoir devient solide!

La punition positive (P+) ne fait pas clairement partie de la méthode NEPOPO.

On parle d'une action qui cause une douleur comme peut le faire une clôture électrique chargée de contenir du bétail ou des chiens fugueurs.

Bart explique que pour être efficace, elle devrait être d'intensité croissante et cesser dès que le comportement indésirable s'arrête, faute de quoi, le chien aura tendance à l'endurer en s'endurcissant pour continuer son comportement parce qu'il correspond à l'amélioration de son confort psychique: Il réagit comme l'ours!

Réduire la méthode NEPOPO au collier électrique ou même à l'utilisation de l'électronique est un non sens: Le dresseur doit d'abord montrer à son chien comment contourner l'inconfort pour aller vers la récompense.

Il dispose, comme on l'a vu, de plusieurs outils à sa disposition: ses mains, la laisse, la longe, les sticks, le fouet...etc...

Il est très important de souligner que chaque outil, comme par exemple un simple bambou doit devenir si familier du chien qu'on puisse avec lui des actions aussi différentes que:

-Le flatter

-Le stimuler

-Le punir

-Désigner un objet ou une direction

-Le faire rapporter...etc...

Je n'ai jamais dressé avec un collier électrique...tout simplement parce que je n'y connaissais rien! Je voyais bien que la basse intensité en R- représentait un travail précis, technique, pointu qu'il fallait vraiment maîtriser avant de s'y aventurer.

Je me suis intéressé à la méthode NEPOPO inventée par Bart Bellon pour plusieurs raisons:

-Tout d'abord pour son efficacité; Les conducteurs qui l'utilisent (Tobias Oleynik, Jurgen Zank...etc...) trustent les podiums des compétitions internationales.

-J'avais lu l'étude comparative de Daniel Tortora, qui en 1983 comparait les différents méthodes de dressage et établissait la supériorité du "safety training " (introduction du renforcement négatif entre l'ordre et l'action terminée) par rapport aux autres méthodes, y compris celles totalement positives.

-Jamais je n'ai vu personne, avec aucune méthode, montrer des actions similaires à celles que Bart obtient de ses chiens, sur le plan de la rapidité et de l'intensité.

-Et en dernier lieu, parce que j'en avait marre d'entendre que tout était plus facile avec un collier électrique! Aujourd'hui, je sais que ce n'est pas vrai...bien au contraire.

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Les "fil du temps" envahissent la France!

Publié le 24 Septembre 2014 par Philippe Roustant

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