Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
hulk-du-boxitan.overblog.com

Jamais sans mon chien!

Un de mes partenaires d'entraînement

Publié le 30 Mai 2013 par Philippe Roustant

Il s'agit de Jo Lopez, le capitaine de l'équipe de France WUSV . Ici en stage avec Gert Vandersmissen accompagné de Sébastien Hascquard., accompagné de Sébastien Hacquard

commentaires

La construction du puzzle

Publié le 28 Mai 2013 par Philippe Roustant

Le dressage moderne est souvent comparé à la construction d'un puzzle, non seulement dans le montage de chaque exercice mais également dans l'articulation de l'ensemble des exercices.
Cet état de fait résulte de deux contraintes: D'une part l'acquisition par le chien de compétences transversales (par exemple, le regard permanent) et d'autre part la préservation de la motivation par le renforcement de chaque partie de l'exercice.
Pour un exercice aussi simple que le coucher sous diversion, on peut considérer que l'image globale qu'il représentera est composé des morceaux de puzzles suivants qu'il conviendra de façonner puis d'articuler correctement:
-La tenue en position de base (attente de l'ordre du juge)
-La marche au pied précise et dynamique pour se rendre au point de départ de l'exercice.
-La rapidité de la prise de position
-La correction de cette même position (en sphinx exclusivement)
-La stabilité de cette position malgré 1)La diversion 2) La durée 3) La distance (cf: Mon article spécifique sur l'absence visible sur ce même blog)
-La concentration totale représentée par la fixation de la tête dans la direction où le maître a disparu.
-Le silence (équilibre entre la motivation, l'attachement et l'impatience)
-La reprise rapide du assis à l'ordre du maître
Or, dans cet exercice précis, la totalité des compétences décrites sont des compétences transversales, c'est à dire utilisables ou nécessaires dans d'autres exercices:
Le statique en PDB, la MAP, la rapidité , la correction et la stabilité de la position couchée, la fixation sur le maître, le silence, l'assis rapide...constituent tous des parties d'autres exercices.
En conséquence, on peut très bien bosser un exercice pour en renforcer un autre. Et on peut également travailler UNE seule partie d'un exercice qui sera transposable à d'autres.
Une des caractéristiques de ce type de travail, c'est non seulement de pouvoir (devoir!) travailler chaque composante d'un exercice séparément mais également de la récompenser (ou de la rectifier) comme s'il s'agissait d'un exercice à part entière et d'une façon totalement aléatoire.
En effet, il importe que le chien ne sache jamais à quel moment précis il va être récompensé au cours de l'exercice. De cette façon, il vous accompagnera au point de départ de l'exercice avec toute l'intensité voulue puisque cette simple suite est autant susceptible de lui amener sa récompense que la PDB qui va suivre, ou la vitesse de son couché, ou la fixité de son regard ou même l'exercice dans sa totalité!
Ce principe est, sinon méconnu, du moins oublié dans TOUS les entraînements de clubs auxquels j'assiste en IPO ou en obé. Il est pourtant évident que tout exercice ne devrait se dérouler en totalité que dans une perspective d'évaluation et jamais dans une optique d'entraînement! Soit on veut voir où ça en est en situation réelle, soit on bosse pour: fiabiliser, accélérer, affiner, rendre plus précis.....bref: Améliorer!
Cette notion de morceaux de puzzle à assembler prend tout son sens dès lors qu'on ne se contente pas de découper les exercices en tranches mais plutôt de les construire à l'aide de compétences complémentaires qui agiront en synergie au moment où elles seront juxtaposées à l'intérieur du même exercice.
Le meilleur exemple que j'en vois aujourd'hui, c'est l'utilisation des boxs inventées par Bart Bellon.
Mais pourquoi donc y faire les positions puisqu'il n'y a pas de positions statiques en RCI?
Tout simplement pour construire tout un tas de petites pièces de puzzle parfaitement superflues de prime abord mais qui vont venir améliorer la totalité du travail d'obéissance; parmi lesquelles:
-Le travail du regard (et accessoirement la discrimination auditive, les actions automatiques, etc...)
-L'indépendance de la position par rapport au positionnement ou à l'attitude du maître
-Le travail avec la récompense à vue (en triangle ou en losange) et la recherche de la validation du maître pour y avoir accès. Donc un énorme travail sur l'écoute et la concentration
-La permanence d'attitude et d'emplacement de départ, transposable à tout exercice travaillé avec la même méthode.
-La recherche d'activation globale du chien par compression (entre la récompense à vue et la contrainte matérielle)


commentaires

Hulk, un an; "En avant" avec blocage

Publié le 26 Mai 2013 par Philippe Roustant

commentaires

En avant ; à l'insu; sans codage; sans blocage

Publié le 26 Mai 2013 par Philippe Roustant

commentaires

Quête avec boxs grandeur nature

Publié le 26 Mai 2013 par Philippe Roustant

commentaires

Hulk, un an;MAP à droite

Publié le 26 Mai 2013 par Philippe Roustant

commentaires

Et de l'autre côté...

Publié le 25 Mai 2013 par Philippe Roustant

commentaires

Quille et directionnel à droite (Lucky)

Publié le 25 Mai 2013 par Philippe Roustant

commentaires

La quille suivie du carré (Lucky)

Publié le 25 Mai 2013 par Philippe Roustant

commentaires

La compétition de haut niveau

Publié le 24 Mai 2013 par Philippe Roustant

Disons le tout net: Bien peu des techniques présentées ici (Système NePoPo, utilisation des boxs...etc...) sont applicables dans l'éducation d'un chien de famille ou dans une pratique sportive d'initiation à la compétition...
Soyons clair: Je ne m'adresse ici qu'à ceux qui ne conçoivent la compétition qu'à haut niveau!
Pour moi aller en échelon 3 en Obé ou en IPO ne peut être une finalité...Je dirais même plutôt que c'est là que tout commence!
J'ai commis l'erreur avec mon précédent chien: mes perspectives d'entraînement étant limitées (pas d'HA) je pensais naïvement que je n'avais qu'à suivre la progression du chien pour aller jusqu'où il voudrait bien aller. Cela m'a conduit à réaliser, dans son montage, de nombreuses impasses qui se sont avérées très pénalisantes pour la suite de sa carrière.
Une des révélations de ma vie fut ma première participation aux championnats du monde. En foulant la pelouse du stade pour la première fois , j'ai réalisé que c'était le bout de la route: les 140 meilleures équipes du monde étaient là pour s'étalonner et nulle autre compétition ultérieure ne leur enseignerait qui étaient les meilleures. Au dessus des championnats du Monde, il n'y a rien!
Y participer est un aboutissement et je ferai tout mon possible pour y retourner avec un autre chien.
Mon premier BAT m'a conduit jusque là , il m'appartient d'y amener le suivant.
Personne ne sait ,en prenant un chiot, jusqu'où vous irez ensemble et il ne faut jamais préjuger des évènements qui surviendront dans cette carrière (les bonnes rencontres, les blessures, les changements de club, les remises en question...etc...) ; Il est donc nécessaire de construire les choses correctement à la base sans se soucier de savoir si le petit Kiki atteindra le niveau trois , la finale ou les championnats du monde.
Pour beaucoup d'exercices, cela ne demande pas beaucoup plus d'énergie, de temps ou de savoir que de les monter "à peu près". Cela peut même être plus reposant comme je le constate en ce moment avec l'exercice de la quête que je monte par les boxs : La progression est graduelle et permanente. Les choses sont claires pour moi et pour le chien , donc reposantes et peu stressantes pour les deux!
J'ai déjà eu le loisir d'expliquer la différence entre "méthode" et "technique"...
La méthode, c'est la façon globale que vous avez d'apprendre quelque chose à votre chien; Ce peut être le clicker ou le système NePoPo mais c'est, de toute façon, un système connu du chien et dont le schéma se retrouve dans tous les exercices.
La technique c'est, pour un exercice précis, la façon précise d'amener l'exercice en utilisant un ou des principes qui conditionnent la réponse motrice du chien. Par exemple, pour monter le "En avant" et si votre méthode d'apprentissage est le clicker, vous avez plusieurs techniques possibles :
-Soit vous lui apprenez à faire le tour d'un piquet éloigné progressivement en cliquant ses réussites
-Soit vous cachez toujours un objet au bout qu'il doit aller chercher et vous cliquez ses retours
-Soit vous le faites en shaping et vous le récompensez à chaque étape...etc...
mais, dans toutes ces techniques différentes vous aurez conservé votre méthode d'apprentissage : le clicker.
Au fil du temps, vous pourrez adopter de nouvelles techniques mais il sera très difficile de changer radicalement de méthode
En conséquence, il est prudent de choisir dès le départ une méthode qui permette de satisfaire aux impératifs du haut niveau et qui soit validée par des conducteurs habitués des grands podiums internationaux.
Par ailleurs, dans toutes les compétitions internationales auxquelles j'ai participé, j'ai observé avec attention les entraînements (privés ou publics) d'un grand nombre d'équipes nationales.
J'en ai tiré deux conclusions:
-Rares sont les pays (et la France en fait, hélas, partie) qui n'ont aucune convergence de dressage entre leurs différents membres. Cela sous entend que la majeure partie des teams étrangers dressent suivant les mêmes méthodes et les mêmes principes qu'ils adaptent nécessairement au cas par cas.
-Le nombre de conducteurs qui n'exercent aucune pression d'aucune sorte sur leur chien est si réduit (malgré la nécessaire réserve qu'implique un évènement aussi surveillé que les championnats du monde) qu'il en devient anecdotique. Ce qui implique qu'un tel niveau de dressage paraît difficile à atteindre sans aucune contrainte, si minime soit elle.
Par contrainte, j'entends:
-Le travail en laisse ou en longe.
-l'utilisation d'un collier, quel qu'il soit, remplissant une fonction autre que décorative.(et je mets volontairement à part le collier électrique que je n'utilise pas et qui participe d'un dressage que je ne maîtrise pas)
-La réprimande vocale ou gestuelle (sans qu'il soit question de coups, bien entendu...)
-Le maintien physique dans une posture souhaitée
-La pression psychologique ayant valeur de menace implicite (Attention, hein?)
Il découle de ces observations deux résolutions:
-Je souhaite apporter ma pierre à l'édifice d'une équipe nationale forte et unie par l'intermédiaire de la vulgarisation de certaines techniques innovantes et performantes. Le corollaire de cette résolution ,c'est le blog que vous êtes en train de lire: Son but est d'augmenter la base de la pyramide des utilisateurs. Si nous sommes plus nombreux à démarrer nos chiens correctement et efficacement ,nous seront plus nombreux à atteindre un bon niveau et , l'émulation aidant, les meilleurs gagneront en performance et une élite se dégagera toute seule.
-Puisque je suis convaincu que le haut niveau ne peut pas s'envisager sans l'acceptation de certaines contraintes sur le chien (à l'exclusion de toute douleur supérieure à la notion d'inconfort), je ne peux aider, physiquement ou par internet, que ceux qui sont conscients de cet état de fait et qui l'acceptent.
Si j'insiste sur ce point, c'est en raison des nombreux mails que je reçois évoquant des difficultés d'éducation ou d'adaptation à la compétition loisir, que je ne pratique pas.
Mes conseils dans ce cas précis sont non seulement entachés d'imprécision (faute de connaître l'ensemble des paramètres) mais encore inférieurs en efficacité à ceux dispensés par un vrai professionnel qui travaillerait réellement avec le chien et son maître "in the real life"!
Mon trip à moi, c'est la compétition pure et dure et lorsque je décide de travailler régulièrement avec quelqu'un , il faut que l'ensemble des pré-requis liés à ma vision de la compétition soit déjà présents chez cette personne...à savoir:
-L'ambition de réussir dans sa discipline et la volonté de s'en donner les moyens; être passionné!
-Un regard clair sur la notion de compétition, d'affrontement, de jugement, d'exposition au regard des autres qui ne génère pas un stress excessif (donc invalidant
-Une lucidité totale sur le chien en général (ce qu'il est et ce qu'il n'est pas...) et sur son chien en particulier (qualités, défauts, caractère, réactions dans le dressage)
-Une réflexion personnelle sur les différentes techniques de dressages qui puisse s'abstenir d’à-priori moraux ; Nous avons tous une sensibilité différente mais toutes les méthodes qui s'abstiennent d'infliger de la douleur aux chiens sont à mon sens respectables et doivent pouvoir être discutées.
-Des qualités d'écoute, de synthèse et d'analyse suffisantes pour pouvoir devenir acteur de sa propre progression et pas seulement un élève attentif mais passif.
On le voit, rien là dedans qui fasse référence à un passé canin glorieux, à un sens du chien formidablement aiguisé ou à des qualités de coordination physique particulières!
Tout simplement parce que cela n'est pas nécessaire...chacun possède son lot de qualités et de défauts dont bien peu risquent de vous empêcher de réussir si vous avez une capacité de remise en question suffisante lorsque vous allez dans le mur. Tous mes amis compétiteurs sont comme ça!
Certains débutants me bluffent dès la première rencontre... l'un d'eux est un de mes élèves actuels et je gage qu'il ira très loin si les petits cochons le laissent grandir.




commentaires
1 2 3 4 5 > >>