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Jamais sans mon chien!

Fabien et Lucky tournent en rond et n'avancent pas!

Publié le 29 Novembre 2012 par spencer26110

pour avancer dans le dressage, il faut parfois reculer!

pour avancer dans le dressage, il faut parfois reculer!

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les positions avec Hulk

Publié le 29 Novembre 2012 par spencer26110

travail des positions en cherchant la discrimination auditive , la stabilité et le regard

travail des positions en cherchant la discrimination auditive , la stabilité et le regard

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Skinner et ses boites à problèmes

Publié le 29 Novembre 2012 par Philippe Roustant

Burrhus Frédéric Skinner (1904-1990)

(J'ai fait un mélange de ce qu'on trouve sur le net et de ce que j'ai déniché dans ma bibliothèque...)

Sa contribution théorique majeure en psychologie est le concept de conditionnement opérant qu'il distingue du conditionnement répondant (Pavlovien). .
Par exemple, on dira qu'une action est conditionnée de manière opérante quand sa fréquence augmente dans le comportement d'un organisme du fait de ses conséquences positives pour l'organisme.
Dans le conditionnement classique, un stimulus entraîne une réponse, dans le conditionnement opérant on renforce une réponse par la manipulation des contingences.
Skinner est l'inventeur d'un dispositif de conditionnement opérant communément appelé « Boites de Skinner ». Ce matériel de laboratoire a simplifié l'étude des mécanismes de conditionnement, notamment en favorisant le développement de modèles expérimentaux du comportement des organismes.
Le conditionnement opérant (aussi appelé conditionnement instrumental, apprentissage skinnerien ou conditionnement de type II) est un concept du béhaviorisme ,initié par Edward Thorndike .
Cette théorie s'intéresse à l'apprentissage duquel résulte une action, tenant compte des conséquences de cette dernière rendant plus ou moins probable la reproduction du dit comportement.
Skinner distingue le conditionnement opérant du conditionnement classique par ses conséquences sur l'environnement et par le fait que la réponse ne soit pas une réaction réflexe de l'organisme.
L'apprentissage skinnerien repose sur deux éléments, le renforcement et la punition pouvant chacun être soit positif soit négatif. Ces termes doivent être pris dans le sens précis du conditionnement opérant :
Renforcement : Conséquence d'un comportement qui rend plus probable que le comportement soit reproduit de nouveau.
Punition : Conséquence d'un comportement qui rend moins probable que le comportement soit reproduit de nouveau.
Un renforcement ou une punition peut être soit :
Positif : Par l'ajout d'un stimulus agissant sur l'organisme.
Négatif : Par le retrait d'un stimulus agissant sur l'organisme.
Ainsi, il existe 4 types de conditionnement opérant :
Renforcement positif : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à augmenter suite à l'ajout d'un stimulus appétitif contingent à la réponse Ex: Ajout d'une récompense, félicitations...
Renforcement négatif : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à augmenter suite au retrait d'un stimulus aversif contingent à la réponse. Ex: Retrait d'une obligation, d'une douleur...
Punition positive : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à diminuer suite à l'ajout d'un stimulus aversif ou conséquence aversive contingente au comportement cible. Ex: Ajout d'une obligation, d'une douleur...
Punition négative : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à diminuer suite au retrait d'un stimulus appétitif. Ex: Retrait d'un privilège, d'un droit...
Il existe 2 sortes de renforçateurs (éléments de renforcement) :
Renforçateur primaire : Le renforçateur répond directement à un besoin essentiel de l'individu. Ex: Nourriture...
Renforçateur secondaire : Une action est devenue un renforçateur par un certain apprentissage fait au préalable. Ex: Jouet, Jeu, Caresse.
Expériences de Skinner


La plupart des expériences effectuées à propos du conditionnement opérant sont faites sur des animaux. La boite de skinner est souvent utilisée comme outil.
Dans ses premières expériences, Skinner utilisait cette invention de son cru pour démontrer les mécanismes du conditionnement opérant. Il a d'abord pris un rat auquel il a appris à se nourrir de la nourriture qu'il laissait traîner dans la cage. Lorsqu'il le mit dans la boîte de Skinner, le rat se mit à agir comme les autres rats qui cherchent leur nourriture en courant et en reniflant. Ainsi, lorsque l'animal accrocha par inadvertance un levier, une boulette de nourriture tomba dans la cage. Ensuite, le rat continua de se comporter comme n'importe quel rat et finit par réaccrocher le levier. Une nouvelle boulette tomba. Peu à peu, le rongeur commença à appuyer plus souvent sur le levier et, finalement, à le faire chaque fois qu'il avait faim. Ce système est un système de renforcement positif (la nourriture).
Puis Skinner introduisit une variable de récompense: il ne fallait plus presser le levier une seule fois pour obtenir une récompense mais deux fois , puis trois fois, puis quatre...etc...
à chaque fois le comportement du rat s'accéléra . Il ne regardait plus si le distributeur était plein avant d'avoir ,très vite, poussé le nombre de fois demandé sur le levier.
Il n'y a pratiquement pas de limite à ce système, Skinner amena un rat à presser plus de 100 fois sur le levier à toute vitesse. Mais il remarqua aussi que le rat faisait une pause après chaque distribution et il tenta de réduire cette pause en en récompensant de façon aléatoire.
Dès lors, le rat ne s'accorda plus une seconde de répit ,dans l'espoir sans cesse renouvelé que la prochaine pression serait la bonne.
C'est ce que j'appelle le « syndrome du chercheur d'or » connu depuis la ruée vers l'or dans le Yukon: Les prospecteurs qui triaient les boues pour séparer régulièrement les paillettes d'or n'avaient aucune peine à s'arrêter pour manger ou dormir. Ceux qui creusaient sans fin à la recherche d'une pépite ne connaissaient pas de répit car ils pensaient toujours que le prochain coup de pioche allait leur apporter la fortune.
Essayez juste d'imaginer la puissance d'un tel concept appliqué au dressage canin.

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Thorndike et la loi de l'effet

Publié le 27 Novembre 2012 par Philippe Roustant

Edward Lee Thorndike (1874-1949)
Psychologue américain, précurseur du béhaviorisme .il est notamment connu pour ses recherches sur l'intelligence animale .
Voilà ce qu'en dit Wikipédia:
Intelligence animale
Les travaux les plus connus de Thorndike portent sur l'apprentissage chez l'animal puis chez l'homme. Il a remis en cause les conceptions dominantes à l'époque concernant l'intelligence des chiens et des chats en suggérant que leur capacité de résolution de problème (ouvrir une porte pour atteindre de la nourriture par exemple) est largement due au hasard.
Sa thèse, intitulée Animal Intelligence: An Experimental Study of the Associative Processes in Animals, est basée sur une série d'expériences dans lesquelles des chats enfermés doivent découvrir le mécanisme qui leur permet de se libérer et d'accéder à la nourriture. Les chats se déplacent dans la cage sans stratégie ou sans but apparents puis découvrent par hasard l'action qui leur apporte la solution. Après plusieurs essais ils savent comment obtenir de la nourriture et sortent de plus en plus vite de la cage.
Ces résultats ont été vivement critiqués comme étant un artefact de la situation expérimentale qui ne laisse pas à l'animal d'autre choix que de procéder au hasard.
Les lois de l'apprentissage
La loi de l'effet: un comportement suivi d'une récompense sera associé à la situation qui l'a déclenché.
La loi de l'exercice : plus un sujet se comporte d'une certaine façon dans une situation donnée, plus l'association entre cette situation et ce comportement sera renforcée.
Thorndike s'est aussi intéressé au transfert de l'apprentissage d'une situation à une autre en fonction de leur similarité. D'autres résultats de ses recherches - partiellement remis en cause par la suite - concernent l'effet de la récompense. Selon Thorndike l'importance de cette récompense n'a que peu d'influence sur l'efficacité de l'apprentissage et l'existence d'une punition en cas de mauvaise réponse n'en a aucune.
En utilisant une terminologie moderne, on peut décrire ses grandes lois de l'apprentissage comme des principes gouvernant l'association entre stimulus et réponse. Ce type d'apprentissage par essai-erreur et association progressive entre une action et son résultat est à la base du béhaviorisme et du conditionnement opérant de Skinner.

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Ivan Petrovitch Pavlov: Le père de l'apprentissage

Publié le 27 Novembre 2012 par Philippe Roustant

Physiologiste (1849/1936) , prix Nobel de physiologie en 1904 ,
Il énonça la théorie des réflexes conditionnels (dits « de Pavlov »).
Son expérience est celle ci:
Après une sonnerie , on donne à manger à un chien.
Au bout de quelques jours , ce n'est plus seulement à la vue de la nourriture que l'animal se met à saliver , mais en entendant la sonnerie;
Ce signal sans valeur déclenche bientôt à lui seul la salivation.
Pavlov donne à ce comportement le nom de réflexe conditionnel (ou réaction conditionnelle.

Il appela la nourriture le stimulus inconditionnel et le son le stimulus conditionnel.
la salivation à la nourriture le réflexe inconditionnel et la salivation au son, le réflexe conditionnel.
Un stimulus est un facteur endogène ou exogène (d'origine intérieure ou extérieure) capable de stimuler une fonction organique.
Le couple stimulus -réponse est la base du comportement.
Prenons un exemple dans le dressage canin : Le rappel.
Le stimulus inconditionnel, c'est la récompense.
Le stimulus conditionnel, c'est l'ordre.
Le réflexe inconditionnel , c'est d'aller vers la récompense.
Le réflexe conditionnel ,c'est de revenir à l'ordre.

Pavlov énonce également deux lois complémentaires qui entraînent à terme la perte du réflexe:
Loi de l'inhibition externe; les stimulus de l'environnement (les distractions) affaiblissent , par la déviation qu'ils créent, le lien entre stimulus conditionnel et réaction.
Loi de l'inhibition interne; si le stimulus conditionnel n'est plus récompensé, il y a extinction progressive du réflexe conditionné.

Et deux lois qui permettent de le modifier:
Loi de généralisation; Si on modifie légèrement le stimulus conditionnel , le chien obéit aux deux ordres (ou aux deux personnes ,aux deux sons de clicker...etc...).
Loi de discrimination ; Si on ne récompense qu'un son précis au milieu de plusieurs sons approchants , le chien apprendra à discriminer le son exact .

Aujourd'hui, toute personne qui dresse un chien, de quelque façon que ce soit fait appel d'abord à ces principes.

Merci Pavlov!

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Copie et propriété intellectuelle.

Publié le 27 Novembre 2012 par Philippe Roustant

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L'impasse du tout positif

Publié le 26 Novembre 2012 par Philippe Roustant

Il y a une idée tenace qui fait beaucoup de mal dans le milieu du dressage canin et spécialement dans le domaine de l'obédience.

C'est la théorie suivant laquelle il est possible d'amener un chien en compétition en se basant uniquement sur des méthodes positives. J'utilise personnellement au maximum les méthodes positives et il est évident qu'elles représentent la meilleure manière et la plus rapide d'apprendre un nouveau comportement ou un nouvel exercice à un chien. Mais , outre qu'elles sont totalement inefficaces pour fiabiliser la relation hiérarchique et faire respecter les interdits , elles fonctionnent sur la croyance qu'une récompense ajoutée sera toujours préférée du chien par rapport à une situation de désobéissance.

c'est faux pour deux raisons essentielles:

-d'abord parce que le comportement indésirable peut constituer en lui même une récompense suffisante (se jeter sur un autre chien par exemple)

-Ensuite parce que ça suppose que la notion de peur ou d'inconfort n'existe pas sur un terrain de dressage, car ce sont des situations où le chien serait trop inhibé par ses sensations pour pouvoir restituer un conditionnement positif.

Donc, ça ne peut fonctionner que dans un milieu contrôlé.

Il y a alors deux façons de considérer le problème:

soit on pense qu'on évoluera toujours dans un univers contrôlé physiquement (orage, bruit, chiens mal socialisés ...etc...) et émotionnellement (désordre organique, phobie, stress, tension..etc...).On peut travailler toutes les situations imaginables (thérapie cognitive; Phénomène d'habituation) en priant le ciel que le chien ne ressente aucun inconfort à l'instant où on va lui demander d'exécuter tel ou tel exercice.

soit on dresse pour que le chien comprenne qu'il y a un caractère d'obligation dans la restitution de son dressage. C'est la notion de "devoir".

Lorsqu'on travaille à la nourriture ,on remarque rapidement une baisse de motivation après un pic d'intérêt qui représente le croisement des courbes entre les savoir faire et l'appétence. Il faut rapidement introduire des ruptures de rythme , voire des interruptions pour conserver la motivation. Une erreur commune à ce stade serait d'augmenter la qualité de la nourriture ,car on déplace juste le problème un peu plus tard.

Il faut au contraire augmenter l'exigence et demander des arrêts (faire languir!) pour que le chien apprenne à désirer. Il ne s'agit pas de raréfier la ressource, il s'agit de rendre son attribution dépendante du degré de motivation (rapidité, pulsation, intensité) perçu.

En ce sens , il n'est pas du tout impossible d'attribuer de grosses quantités de nourriture pour un seul exercice parfaitement exécuté. On amène là une notion de récompense doublement aléatoire (quand? et en quelle quantité?) sur laquelle je reviendrai.

Aujourd'hui, plus personne n'gnore que les chiens montés exclusivement au Clicker ne sont ni hiérarchisés ni capables de gérer le stress. Lorsqu'on constate l'exemple inverse, c'est soit qu'une double méthode a été employée (et dans ce cas, il est erroné de parler de chien monté exclusivement au CT) soit qu'une dose de devoir a été introduite a posteriori . Par ailleurs, le CT forme des chiens précis mais ni intenses, ni rapides au sens où nous les voulons en RCI . Les exigences de rapidité étant bien moindres en obédience, il est normal qu'on y rencontre plus d'adeptes.

Qu'on se comprenne bien: je ne fais aucunement le procès du clicker (que j'utilise par ailleurs) ; j'explique juste les limites de cette méthode. Pour apprendre des tricks à un chien lambda, chez lui,devant une caméra ...le CT est parfait . Pour empêcher un chien de se lever quand un autre vient lui renifler les fesses, le CT n'est d'aucun secours!

Lorsque je demande un exercice qu'il connaît bien à mon chien , il va le faire à une vitesse donnée qui est fonction de plusieurs facteurs: son biotonus, la qualité de mon dressage, la motivation pour une récompense possible et la qualité de notre relation.

si par hasard il a peur de quelque chose (foudre par exemple) , ou qu'il ressent un inconfort organique (gastro par ex), ou qu'il est blessé , ou qu'un de ses instincts le taraude (femelle en chaleur par ex...), sa vitesse risque bien d'être ralentie mais au final IL VA LE FAIRE! moins vite, moins précisément , moins joyeusement ..mais il va le faire!

...et la seule raison qui l'y poussera sera d'avoir compris qu'on DOIT faire certaines choses même si on n'en a pas très envie...

...un peu comme moi au boulot....

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La focalisation

Publié le 23 Novembre 2012 par Philippe Roustant

Pour pouvoir utiliser nos points de fixation , il faut que le chien sache focaliser son attention (donc son regard) sur un point précis, à un ordre précis et pour un temps décidé par le maître.

On rejoint ici la notion de "champ d'application" d'un ordre (en tous lieux , en toutes situations, jusqu'à ordre contraire).

à ma connaissance, c'est Bart Bellon qui , le premier, a utilisé cette notion dans son dressage. Il utilisait alors une vari de petite taille à ouverture rapide et demandait à son chiot de REGARDER fixement sa nourriture avant qu'elle lui soit donnée. Plus tard, il transposait sur la balle et apprit au chien à fixer cette balle intensément sans la toucher.

L'introduction de stimuli perturbateurs lui permit d'augmenter la capacité de concentration de ses chiens qui devenaient aveugles et sourds à tout ce qui n'était pas cette balle et l'ordre de libération permettant de s'en saisir. Il reprit ce système en le transposant sur les boudins, les manches et au final ,sur les HA eux même!

Les implications dans le mordant sont évidentes dans les phases de vigilance : lorsque le règlement impose au chien de regarder l'HA pendant le transport, il est intéressant que celui ci puisse en recevoir l'ordre par le biais d'un commandement autorisé du conducteur.

Pour cette raison, beaucoup choisissent d'utiliser le terme "Monsieur" comme ordre pour regarder car ce terme est usuellement utilisé aux moments clés où le chien doit être vigilant sur l'HA ("Monsieur, sortez!" " Monsieur, tournez vous et marchez!").

Il y a longtemps que ce système est empiriquement utilisé dans les disciplines de saisie, mais ce qui est assez nouveau, c'est l'utilisation qu'on peut en faire dans le cadre de l'obéissance.

Le premier principe à connaître , c'est qu'un comportement se renforce souvent par opposition à son contraire:

-Si j'insiste pour qu'un chien tienne son boudin bien serré , j'améliore significativement la cessation sur ce même matériel quand je la demanderai . Si j'empêche le chien de CHOISIR s'il veut ou non lâcher son boudin , je deviendrai bien plus crédible lorsque je voudrai qu'il le lâche effectivement. De par ce principe , si j'oblige mon chien à regarder un objet de motivation ,sur ordre, sans y toucher, j'augmente aussi l'intensité de son regard sur moi ,surtout si je le libère (en l'autorisant à se saisir de l'objet) alternativement quand il me regarde et quand il regarde l'objet.

Tout le monde pratique les premiers exercices de focalisation sur le maître depuis une quinzaine d'années : regarde moi et je te donnerai quelque chose. Bien peu se soucient encore de fixer l'attention du chien sur autre chose afin que ces deux actions opposées se renforcent en étant utilisées alternativement. Si un chien regarde sa balle sur ordre en attendant un ordre de libération, il est totalement concentré sur ce qui va venir du maître même si c'est un ordre contraire ("au pied!") car celui là aussi peut amener la libération.

Comment faire?

La première étape consiste à trouver un objet de motivation que le chien adore. il faudra qu'il soit au fait des règles de jeu associées à cet objet (le rapporter, le lâcher sur ordre, pouvoir le regarder dans vos mains sans le toucher...etc...). On pose ensuite l'objet à terre à 3 m du chien en terrain découvert. Si l'on peut bénéficier d'une potence où il peut être pendu à hauteur du chien, c'est mieux. Le chien doit, à cet instant, être tendu et excité en le regardant. On commande le "au pied!" (à condition qu'il soit par ailleurs bien connu) et on laisse le chien réfléchir. Il doit comprendre que tout passe par vous et qu'il n'y a pas moyen d'avoir son jouet sans passer par ce que vous demandez. Quand le chien est en position de base et vous regarde, on le libère instantanément en l'autorisant à prendre sa balle.

Petit à petit on va augmenter la durée du "au pied" et même demander quelques pas avant de libérer.Lorsque le chien est au clair avec cette notion , on va lui montrer la balle en disant le mot "regarde!" ou un autre et s'il obéit , on le libère. Les fois suivantes on pourra alterner plusieurs "au pied" et plusieurs "regarde" en récompensant les deux de façon aléatoire.

Au bout de quelques séances, vous constaterez que la fixation sur vous s'est améliorée dans sa rapidité de mise en oeuvre ET dans son intensité.

Bingo!

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Voilà, ça y est...

Publié le 21 Novembre 2012 par Philippe Roustant

Voilà, ça y est...
Volt est parti pour sa dernière piste en libre....et je ne pouvais l'accompagner qu'au piquet de départ....
c'est bien la première fois qu'il me fait de la peine...
Je vous souhaite à tous de croiser la route d'un chien comme celui là, à qui on ne peut jamais rien reprocher tant ils sont en phase avec vous.
Peu m'importe que les gens retiennent son palmarès, sa prise en étau ou ses dons de pisteur ....tous ceux qui l'ont approché un jour retiendront son équilibre phénoménal, sa gentillesse et son goût pour les câlins.
Et c'est bien l'image que je souhaite qu'on conserve de lui.
merci pour tout, mon chien.

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Le cadre...

Publié le 20 Novembre 2012 par Philippe Roustant

Le cadre, c'est comme un bon soutien gorge : Il contient les forts, soutient les faibles et ramène les égarés!

j'entends par "cadre" toutes les règles de vie qui sont comprises très tôt du chien , soit par un apprentissage construit, soit par la force de l'habitude.

Un exemple d' apprentissage construit est l'interdiction de pénétrer dans la maison ou dans certaines de ses pièces.

Un exemple d'apprentissage par habitude serait de voir le chien anticiper une sortie en voyant le maître enfiler ses chaussures.

Le chien est un prédateur grégaire et ritualisé . ça veut dire qu'au sein d'un groupe ,il est rassuré et conforté par la permanence de certains comportements , fussent ils désagréables pour lui: par exemple , aucun chien n'aime céder sa place pour l'accès à une ressource ...mais, bizzarement , le fait de le faire régulièrement est signe pour le chien d'intégration dans un groupe stable, hiérarchisé, donc rassurant.

Chacun d'entre nous élève son chien à sa façon et si les choses fonctionnent ,il n'y a pas lieu de porter un jugement sur des prérogatives accordées à untel alors que d'autres n'y ont pas accès. Cependant , deux choses sont extrêmement destabilisantes pour un canidé.

-L'absence de permanence d'un interdit ou d'une consigne dans le temps:interdit aujourd'hui, autorisé demain....

-Accorder à un individu d'un rang inférieur dans la meute des prérogatives connotées hiérarchiquement comme réservées au dominant.

Ainsi, si la dominance s'inverse dans une meute de deux ou trois chiens en raison de l'âge des différents membres, il faut observer cette inversion et s'y conformer dans l'attribution des ressources (par exemple, nourrir en premier).

Le cadre, c'est aussi les obligations induites par la relation: Je suis ton maître ,donc je peux te nettoyer les oreilles, te couper les ongles, te passer un aérosol sans que tu gigotes ni que tu tentes de t'y soustraire.

Le cadre, c'est de rentrer dans sa caisse quand je le décide et d'en sortir uniquement quand je l'ordonne. C'est de ne pas s'éloigner pendant une promenade, de ne se baigner que si on en a l'autorisation, de n'aller voir un chien étranger que si on en a le droit.

C'est aussi rentrer sur ordre dans le cabinet du vétérinaire et savoir qu'on ne peut pas le toucher si Papa ne l'a pas dit! C'est de ne garder qu'en autonomie et non pas quand son maître a le contrôle de la situation (accueil des visiteurs, par exemple)

Bref! Le cadre, c'est tout ce qui participe d'une vie harmonieuse en dehors des terrains de dressage...et ,bizzarement, un cadre de qualité est toujours révélateur de la relation et du potentiel de réussite sportive d'un couple maître/ chien!

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