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Jamais sans mon chien!

Zuckerbrot und peitsche mit Bart Bellon:Traduction 2

Publié le 30 Décembre 2012 par Philippe Roustant

(La carotte et le bâton , deuxième partie) :

Si on ne brime plus systématiquement le chien au moment où on le rejoint, on va obtenir un chien participatif.
Le chien faible va penser que le maître ne va pas l'empêcher de mordre et sera conforté par cette idée. Le chien fort va penser que le maître n'est pas un concurrent mais celui qui peut lui donner l'autorisation de mordre.
Et le chien attend l'arrivée du maître avec impatience !
Ca me fait rire d'entendre qu'en levant le bâton , on fait basculer le chien dans l'instinct de défense. Ce n'est rien d'autre qu'un signal au même titre qu'un clicker !
-NDT :(On le voit montrer ce conditionnement au chien très calmement , à l'arrêt , avec des mouvements plus en plus rapides du bâton.).
Ce conditionnement aidera le chien à comprendre que le bâton n'est pas une menace à craindre mais un signal pour attaquer.
Une vraie vigilance, active ou passive, doit être recherchée par le conducteur et/ou l'HA.
En variant les instants de récompense : tantôt à l'arrivée du maître , tantôt après, on crée le sentiment chez le chien que chaque ordre peut potentiellement devenir un ordre de libération.
Tout ceci revient à créer une dynamique de fonctionnement AVEC le chien et non CONTRE le chien . Car il devient de l'intérêt du chien d'écouter le conducteur si celui ci est celui qui donne toujours le feu vert pour être récompensé.
Le chien se met spontanément à l'écoute car c'est son intérêt d'être à l'écoute. Il pointe ses oreilles car il VEUT entendre les ordres .
Le chien est gagnant et le conducteur est gagnant dans un tel système.
A partir de cet instant, j'ai un chien qui est prêt pour aller en concours, car il est toujours prêt pour entendre mes ordres.
Le seul point auquel je dois veiller est de garder toujours le contrôle des actions du chien . Tous les chiens vont adhérer à un tel principe car ils pensent que c'est la meilleure méthode pour être récompensés plus vite.
Lors de la cessation, le chien ne va pas s'opposer à cet ordre s'il est clair pour lui qu'il aura l'opportunité de remordre à la suite (NDT : C'est le principe de la cessation participative).
La plupart des gens font le contraire : Ils arrivent au chien et donne des ordres tels que « au pied ! » auquels le chien n'est pas content d'obéir car ces ordres ne lui ont jamais apporté de récompense !
Et nous sommes bien d'accord que la meilleure des récompenses ,c'est l'autorisation de mordre !
Quand je demande « au pied ! » cela veut juste dire « lêve ta tête ! » alors que le déplacement lui même est entièrement commandé par la jambe gauche. Tout déplacement ne dépend que d'elle.
Devant l'HA ,si tout se passe bien et que le chien est venu avec moi, je vais vérifier si tout est en place en commandant au chien de repartir à l'aboiement.
Tout ce travail peut maintenant fonctionner en harmonie car je forme une équipe avec mon chien.
A la cache, la seule condition est que le chien regarde l'HA et non pas la manche. Les variations de position ne sont pas importantes si on a ça.
Quand on voit certains chiens instables , on comprend que le chien a été récompensé à contre temps quelque soit sa position.
La stabilité à l'aboiement dépend essentiellement de la condition physique du chien. Pour jouer cette partition , il faut une grosse caisse. Essayez donc de courir et de chanter en même temps !
Avec les jeunes chiens, je travaille tout de suite les deux types de vigilance .
Pour obtenir une vigilance passive , je commande avec un ordre « Halte ! »
pour obtenir une vigilance active, je commande avec un autre ordre « Aus ! »
Attention à ne pas commander une vigilance active par erreur , par exemple lors d'une remise d'objet ,car alors le chien va se mettre à aboyer.
Il faut que le conducteur soit très au clair avec tous ces commandements et leurs différentes utilisations.

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"Zuckerbrot und peitsche" mit Bart Bellon:traduction 1

Publié le 30 Décembre 2012 par Philippe Roustant

Grâce à l'aide de mon pote Philippe Fuhs, je suis en mesure de vous proposer une traduction de la dernière vidéo de Bart Bellon. Vu l'ampleur du travail (40 minutes de vidéo!) il y aura plusieurs épisodes!

(La carotte et le bâton) (Première partie)

Lorsque tu rappelles le chien en position de base à la cache, il doit venir directement ,d'une manière ou d'une autre (Soit en se tournant,soit en passant derrière le conducteur...). Être en position de base
veut dire : se tenir collé contre la jambe gauche et obligatoirement avec la tête levée.
Quand tu fais sortir l'HA , avec un ordre spécifique, tu donnes expressément l'ordre au chien de le regarder.
Tous les conducteurs de Haut niveau fonctionnent avec ce genre d'indications codant le regard du chien.
Il reste encore une variante de retour au pied : c'est quand le chien recule en gardant l'HA à vue. De mon point de vue, c'est spectaculaire mais très risqué car le chien peut se mettre au pied du juge ou de n'importe qui d'autre.
Vous pouvez faire votre propre mayonnaise avec toutes ces actions mais la question c'est COMMENT vous les mettez en place.
Personnellement , je laisse le chien 3 ou 4 secondes en PB tête levée avant de commander « Monsieur........sortez ! »
En entraînement , la plupart des conducteurs se mettent en mode concours et récompensent uniquement la totalité de la phase concernée.
au contraire, je pense qu'il faut récompenser chaque partie de l'action ! Et qu'est ce qu'une récompense ? Une balle, un boudin ou la libération sur l'HA !
Par exemple , dès que le chien est au pied tête levée, on peut le faire mordre. Dans ces conditions, le chien va revenir très vite au pied du maître pour avoir le droit de mordre.
Parfois ,il faudra que le chien travaille un peu plus et qu'il attende qu'on dise « Monsieur.... » avant de pouvoir mordre !
De cette façon, j'obtiens un chien qui revient très vite puis qui regarde intensément l'HA.
Chez la plupart des conducteurs qui ne récompensent pas ces phases intermédiaires , le chien s'impatiente, devient instable et ne se laisse plus conduire jusqu'au point de fuite. Son seul souci , c'est d'arriver le plus vite possible au point de couché.
Dès lors qu'on a mis ce système en place, on récompensera prioritairement la phase où le chien est le plus instable habituellement et cela permettra de l'améliorer.
Après la fuyante, on commande la cessation. Le chien peut se mettre en vigilance de façon active ou passive mais il faut qu'il « dégage » quelque chose , une « image » positive de sa vigilance !
On peut tout à fait être en vigilance passive et montrer beaucoup de tension ou au contraire lui demander d'aboyer . Toutes les options sont acceptables mais il faut créer cette tension.
La tendance actuelle est de vouloir un chien actif après la cessation.
Mon opinion est qu'il faut un chien passif après la première cessation et actif après la deuxième cessation. Pour éviter les problèmes de recharge et avoir toujours de bonnes prises.
La deuxième option convient très bien au BA car il bascule très facilement de la prise à l'aboiement mais les malinois ont tendance à commencer à aboyer dans la manche.
On ne peut pas lutter contre l'eau qui coule, faites vous la vie facile et suivez le sens du courant dicté par le chien : il a une tendance naturelle qu'il suffit d'amplifier.
On arrive à la phase suivante : on monte au chien et ,souvent, c'est une phase qui dégénère avec beaucoup de chiens.
Quand un chien est instable , il a tendance à abandonner sa vigilance au moment où le maître arrive et les chiens durs auront même tendance à mordre le maître car ils rentrent en conflit avec lui à cet instant .
Le but ,c'est d'obtenir une stabilité totale au moment ou le maître arrive et pour travailler ça, il y a un excellent moyen : il suffit de l'autoriser à mordre au moment où on arrive !
Vous devenez le libérateur et non l'empêcheur de tourner en rond.

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Gypsie et Tijuma

Publié le 30 Décembre 2012 par spencer26110

Retour aux affaires.

Retour aux affaires.

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jouer avec un bout de plastique

Publié le 30 Décembre 2012 par spencer26110

Gypsie aime beaucoup son vieux disque cabossé

Gypsie aime beaucoup son vieux disque cabossé

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Gypsie de la plaine des cheyennes

Publié le 30 Décembre 2012 par spencer26110

Jeune Tervueren en reprise d'entraînement après six mois d'arrêt sur fracture.

Jeune Tervueren en reprise d'entraînement après six mois d'arrêt sur fracture.

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Le codage des pieds

Publié le 24 Décembre 2012 par Philippe Roustant

Quand on marche avec un chien au pied , on cherche toujours à obtenir :

-un ensemble visuellement homogène pour le regard extérieur (le juge)

-que le chien soit prévenu de l'action qui se prépare et puisse fournir une réponse motrice adaptée et dans le tempo

-que la ritualisation de certains gestes entraîne un véritable "codage" générant des actions automatiques.

La première des règles c'est de considérer que la jambe gauche commande le chien , c'est à dire que le chien doit la suivre (qu'il soit ou non collé selon la discipline).

En conséquence, on peut dire qu'elle bouge toujours en premier pour initier un mouvement et qu'elle s'arrête en dernier. Ce dernier point est sujet à controverse car , d'une part certains chiens sont si réactifs qu'ils se passent de ce codage et d'autre part , le montage impose parfois le déplacement d'un seul pas, ce qui rend impossible l'arrêt sur la même jambe que celle qui a démarré. Nous examinerons donc ici les codages qui sont les plus aptes à faciliter la lecture du chien sans considération des diverses disciplines.

Si la jambe G bouge toujours en premier, nous tenons là le premier codage: si je bouge la jambe D en premier, tu dois rester là!

La deuxième des règles, c'est de se dire que le pied gauche doit tenir le rôle d'un clignotant , il doit indiquer l'instant et le sens d'un changement de direction, et , cerise sur le gâteau, il doit permettre de discriminer s'il s'agit d'un simple quart de tour ou d'un demi tour complet.

Dans le quart de tour à G , le pied G pivote à G sans générer de déplacement dans cette direction (il peut ou non être accompagné du regard) . c'est seulement lorsque les épaules auront pivoté en même temps que le chien qu'il va avancer dans la nouvelle direction de façon à ne pas créer visuellement de retard, d'espace, entre la jambe G et le chien.

Dans le quart de tour à D , c'est le pied G qui entame une rotation en venant se placer devant le D . Le but est évidemment d'avertir le chien et de lui donner une avance infime sur la rotation des épaules de façon à ce qu'il ne montre aucun retard dans l'exécution de la rotation. en fait , il s'engage du cou et des épaules avant même que la tête et les épaules du conducteur ne finissent le mouvement.

Le codage des pieds

Lorsqu'il s'agit d'un demi tour, il existe une grosse différence entre les disciplines

En obédience, on considère que le rythme des pas en ligne droite doit être identique à ce qu'il est dans les demi tours: ni plus rapide, ni avec un temps d'arrêt. En outre le demi tour à G n'est quasiment pas utilisé. Dès lors, il importe de poser ses appuis exactement au même rythme (vérifiable par ex avec un métronome) :

Pour le demi tour à G : pied G îvotant à G sur place, pied D venant se placer à l'envers du déplacement (en même temps que la rotation des épaules et de la tête et pendant que le chien pivote) ,Pied G entamant un nouveau déplacement vers l'avant en entraînant le chien.

Pour le demi tour à D : pied G qui s'engage devant le D, pied D qui pivote de 180° (en même temps que les épaules et la tête et pendant que le chien contourne la jambe G) puis pied G qui initie le nouveau déplacement vers l'avant. On notera que dans tous les cas et toutes les disciplines , il s'agira de repartir sur les traces exactes du trajet aller!

En RCI, la vitesse de rotation doit être légèrement supérieure à la vitesse de marche sous peine d'une pénalisation du type (traîne au demi tour pour attendre le chien).

Dès lors le codage employé en obé ne suffit plus ! il faut:

-Avertir le chien juste avant le virage (codage de tête, de frappe du pied au sol...etc..) puis pivoter très vite.

Le seul demi tour obligatoire est le demi tour à G . La plupart des conducteurs , indépendamment du sens de contournement du chien (à l'Allemande ou au pied) , envoie leur genou opposé au chien (donc D) très vite en direction du chien . Celui ci sait alors qu'il ne s'agit pas d'un quart de tour et fournit la réponse motrice adaptée: soit il contourne très vite le conducteur par la droite,dans le sens des aiguilles d'une montre, soit il s'éjecte devant cet obstacle et pivote son arrière main en reculant légèrement.

Le codage des pieds
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La récompense aléatoire appliquée aux mammifères supérieurs

Publié le 18 Décembre 2012 par Philippe Roustant

Comme je sais que certains peinent à comprendre cette théorie, je vous ai mis quelques exemples plus parlants...MDR!

1)La réaction conditionnelle:

Elle fut démontrée par Pavlov en 1903 avec l'expérience célèbre qui consistait à placer un chien dans une pièce et à lui faire entendre une sonnerie une minute avant de lui servir sa gamelle. Les premiers jours, le chien salive uniquement à la vue de sa gamelle mais, très vite , il commence à saliver par anticipation à l'écoute de la sonnerie. Pavlov appela la nourriture: le stimulus inconditionnel et le son, le stimulus conditionnel. La salivation à la nourriture, le réflexe inconditionnel et la salivation à la sonnerie, le réflexe conditionnel.

Les spécialistes comme le docteur Philippe Fuhs, sexologue, ont constaté par expérience des analogies évidentes avec l'espèce humaine.

En effet, si l'on place une femme dans une chambre et qu'on lui fait entendre un disque de Julio Iglésias cinq minutes avant l'arrivée d'un chippendale, on constate également une abondante ...salivation!

La loi de généralisation qui en découle fait qu'au bout de quelques jours, l'écoute d'un titre de Mike Brant, Patrick Bruel ou Richard Cocciante produit rapidement les mêmes effets.

La loi de discrimination permet d'associer une musique précise à un partenaire précis. Ex: mettre un disque de Barry White chaque fois qu'on veut un câlin.

2) La récompense séquentielle:

Pour étudier le comportement animal , dans le même temps Thorndique va créer des boîtes à problèmes pourvue d'un levier. En plaçant un rat dedans , on constate que l'animal finit toujours par actionner le levier en déclenchant l'attribution d'une récompense.

On constate par ailleurs qu'une femme sait d'instinct quel levier manipuler pour obtenir une récompense!

Thorndique programme ses boîtes pour ne délivrer une récompense que toutes les deux puis trois sollicitations. Et les rats apprirent à manipuler plusieurs fois le levier avant d'être récompensés.

Chez l'homme , les sujets observés comprennent rapidement que plusieurs actions sont nécessaires (bouquets, cadeaux, restaurants...etc...) avant d'être récompensés.

En changeant le mouvement à appliquer au levier (tirer plutôt que pousser, aller à droite ou à gauche...) les progrès des rats furent très rapides, mais moins que ceux des femelles humaines qui saisissent très vite que tous les leviers ne se manipulent pas de la même façon et que certaines actions amènent plus vite une récompense.

3) Le conditionnement instrumental

En 1935 Skinner reprit les travaux de Thorndique et démontra ceci: Tous les comportements sont d'abord exécutés par hasard. Ils vont se perfectionner et ne deviendront permanents que s'ils sont récompensés (renforcement positif). Les comportements non récompensés seront abandonnés. Ceux qui seront punis seront évités (renforcement négatif). Le sujet lui même est acteur de son apprentissage.

Effectivement, ce n'est qu'au bout de plusieurs tentatives non récompensées que l'adolescent renonce à mettre son doigt dans le nombril de sa partenaire...

4) L'A.M.C: L'aire motrice cinguinale.

C'est une aire cérébrale propre aux mammifères grégaires supérieurs qui fonctionne un peu comme une "extension mémoire" pour un ordinateur et n'entre en action dans les processus cérébraux que s'il y a promesse de récompense.

Chez les blondes, par exemple, elle occupe plus de la moitié du cerveau (environ 8 bits en équivalence informatique). Ce qui lui permet de réaliser une série d'activités complexes comme la cuisson d'un oeuf dur (allumer la plaque de cuisson, remplir la casserole ni trop, ni trop peu, la poser sur la plaque allumée, déposer l'oeuf sans le casser, demander à un homme de chronométrer, sortir l'oeuf sans les doigts...etc...) à la condition qu'on lui promette de l'emmener faire les soldes!

5) La récompense aléatoire.

Dès qu'on est parvenu à la maîtrise d'une séquence d'actions amenant une récompense, on constate une baisse de motivation du sujet ("Tu m'énerves avec tes bisous!")

L'astuce consiste à laisser ignorer au sujet quand il sera récompensé, donc à construire une séquence aléatoire du type: LUNDI; "Pas ce soir, ,j'ai la migraine!",MARDI; "Pfff! Je suis crevée!", MERCREDI; "Chéri, prends moi toute!", JEUDI ;"Y'a quoi à la télé?", VENDREDI; "Aie! J'ai un de ces maux de ventre!", SAMEDI; "Houlà! J'ai du boulot par dessus la tête!" , DIMANCHE;"Si on faisait un câlin?" Tout en diversifiant les actions (ménage, cuisine, repassage, rangement, bricolage...) qui devront toujours être soutenues ("Délicieux, ce potage!") mais plus systématiquement récompensées.

Par ailleurs, on peut améliorer la qualité du travail fourni en ne récompensant que les actions parfaitement réalisées, à la seule condition que la récompense soit valorisée et extra-ordinaire (Petit plat, massage thaïlandais,fantaisie sexuelle, bouquet de fleurs, cadeau...etc...)

Dès lors, dans l'espoir que sa prochaine action sera celle qui va déclencher l'obtention d'une récompense, le sujet ne s'accorde plus une minute de repos. C'est le syndrome du joueur qui croit toujours que le prochain coup sera le bon!

On voit la puissance de ce moyen d'éducation qui permet d'obtenir tout ce que l'on désire sans cris ni violence d'aucune sorte. On établit en fait une "dominance douce" (au sens ou certains sont manipulés par leurs chiens) terriblement efficace.

Nb: Je précise que tout le contenu scientifique de cet article est rigoureusement exact et, accessoirement , que son utilisation avec les humains est parfaitement possible et efficace, même quand le sujet d'étude en connaît les mécanismes!

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Je suis la clé...

Publié le 17 Décembre 2012 par Philippe Roustant

Qui ouvre toutes les portes...

La notion de chien actif ou acteur de ses apprentissages suppose que le maître soit uniquement celui qui prépare l'organisation matérielle de l'activité et celui qui autorise la prise de récompense convoitée par le chien.

Entre ces deux extrêmes , il y a le travail demandé au chien. Ce travail est connu du chien qui en a appris les codes depuis tout petit à l'aide du leurre. Il sait exactement quoi faire, comment le faire et ce qui est validé par son conducteur depuis toujours.

J'ai déjà montré que la position de base à gauche, tête levée, devait constituer un refuge. Mais elle est aussi le point de départ de toute activité. En conséquence, le chien doit savoir que rien ne se fera sans qu'il la prenne.

Les exemples sont nombreux:

On ne part pas au piquet de départ de piste si tu n'es pas en PB!

On ne démarre pas la marche au pied si tu n'es pas en PB!

Tu ne peux pas aller mordre si tu n'es pas en PB!

On n'entre pas sur le terrain , on ne commence pas à travailler si tu n'es pas en PB!

Comment l'obtenir?

Au début , il faut montrer cette position avant de faire quoique ce soit. Au leurre , au clicker si on veut. Elle doit être soutenue, valorisée, récompensée. On lui dit comment elle s'appelle. On lui montre comme elle est confortable et comme elle crée un lien avec vous.

Puis on met une laisse et un collier standard: Aucune action n'est nécessaire sur la laisse mais celle ci doit constituer une limite physique que le chien ne peut pas dépasser. Il ne peut ni aller jouer ,ni aller sentir une odeur, ni aller dire bonjour à quelqu'un. Il est juste là, dans un rayon d'un mètre autour de vous et il doit trouver tout seul le moyen de sortir de cette situation!

Il se peut qu'il trouve tout seul quoi faire, comme ce fut le cas pour Hulk mais, dans le cas contraire, on lui soufflera à l'oreille de façon neutre ce qui lui est demandé. Dès qu'il a pris cette position (tête levée comprise!) il doit être récompensé. Quand ce schéma est compris et modélisé , il suffit de s'immobiliser et de se taire pour déclencher le comportement.

Il est temps, alors, de proposer une activité ou une récompense à vue qui intéresse beaucoup le chien. il est normal qu'il se tende vers l'objet de son désir mais il va vite constater qu'il ne peut pas l'atteindre tout seul: il a besoin de vous! c'est le moment magique ...celui où il comprend que vous avez le pouvoir d'autoriser tous les plaisirs , pourvu que LUI ait fait cette chose toute simple...vous regarder.

Petit à petit , il va devenir possible d'intercaler QUELQUE CHOSE entre la prise de position et la libération : positions, petits pas...etc...

dans le même temps, on va travailler sur le fait que le maître ne détient pas physiquement la récompense (= ne la porte pas sur lui). Elle est posée d'abord en évidence (par exemple sur une boîte retournée ,comme dans la vidéo) puis dans un endroit codé, puis à l'entrée du terrain , puis à la voiture...

On voit la puissance du concept: en allongeant le travail demandé et en éloignant physiquement la récompense, on peut reculer les limites de la concentration du chien...jusqu'à faire plusieurs exercices sur le terrain avant d'être libéré pour aller chercher sa récompense (à la voiture) en dehors du terrain.

La notion de récompense aléatoire va même nous aider , puisque le chien sera persuadé que c'est la prochaine série d'exercices amènera la libération.

Présenté de cette manière , on pense immédiatement à une méthode entièrement positive, mais ce n'est pas obligatoirement le cas; un exercice bâclé ou raté peut être réprimandé ou corrigé avant qu'une séquence particulièrement réussie amène la récompense.

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Fabien et Lucky seuls au monde....

Publié le 14 Décembre 2012 par Philippe Roustant

passage dans un groupe avec un chien sensible et pas très sociable....mais qui aime bosser avec son maître.

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seuls au monde

Publié le 14 Décembre 2012 par spencer26110

passage dans un groupe avec un chien sensible et pas très sociable....mais qui aime bosser avec son maître.

passage dans un groupe avec un chien sensible et pas très sociable....mais qui aime bosser avec son maître.

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