Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
hulk-du-boxitan.overblog.com

Jamais sans mon chien!

La récompense aléatoire appliquée aux mammifères supérieurs

Publié le 18 Décembre 2012 par Philippe Roustant

Comme je sais que certains peinent à comprendre cette théorie, je vous ai mis quelques exemples plus parlants...MDR!

1)La réaction conditionnelle:

Elle fut démontrée par Pavlov en 1903 avec l'expérience célèbre qui consistait à placer un chien dans une pièce et à lui faire entendre une sonnerie une minute avant de lui servir sa gamelle. Les premiers jours, le chien salive uniquement à la vue de sa gamelle mais, très vite , il commence à saliver par anticipation à l'écoute de la sonnerie. Pavlov appela la nourriture: le stimulus inconditionnel et le son, le stimulus conditionnel. La salivation à la nourriture, le réflexe inconditionnel et la salivation à la sonnerie, le réflexe conditionnel.

Les spécialistes comme le docteur Philippe Fuhs, sexologue, ont constaté par expérience des analogies évidentes avec l'espèce humaine.

En effet, si l'on place une femme dans une chambre et qu'on lui fait entendre un disque de Julio Iglésias cinq minutes avant l'arrivée d'un chippendale, on constate également une abondante ...salivation!

La loi de généralisation qui en découle fait qu'au bout de quelques jours, l'écoute d'un titre de Mike Brant, Patrick Bruel ou Richard Cocciante produit rapidement les mêmes effets.

La loi de discrimination permet d'associer une musique précise à un partenaire précis. Ex: mettre un disque de Barry White chaque fois qu'on veut un câlin.

2) La récompense séquentielle:

Pour étudier le comportement animal , dans le même temps Thorndique va créer des boîtes à problèmes pourvue d'un levier. En plaçant un rat dedans , on constate que l'animal finit toujours par actionner le levier en déclenchant l'attribution d'une récompense.

On constate par ailleurs qu'une femme sait d'instinct quel levier manipuler pour obtenir une récompense!

Thorndique programme ses boîtes pour ne délivrer une récompense que toutes les deux puis trois sollicitations. Et les rats apprirent à manipuler plusieurs fois le levier avant d'être récompensés.

Chez l'homme , les sujets observés comprennent rapidement que plusieurs actions sont nécessaires (bouquets, cadeaux, restaurants...etc...) avant d'être récompensés.

En changeant le mouvement à appliquer au levier (tirer plutôt que pousser, aller à droite ou à gauche...) les progrès des rats furent très rapides, mais moins que ceux des femelles humaines qui saisissent très vite que tous les leviers ne se manipulent pas de la même façon et que certaines actions amènent plus vite une récompense.

3) Le conditionnement instrumental

En 1935 Skinner reprit les travaux de Thorndique et démontra ceci: Tous les comportements sont d'abord exécutés par hasard. Ils vont se perfectionner et ne deviendront permanents que s'ils sont récompensés (renforcement positif). Les comportements non récompensés seront abandonnés. Ceux qui seront punis seront évités (renforcement négatif). Le sujet lui même est acteur de son apprentissage.

Effectivement, ce n'est qu'au bout de plusieurs tentatives non récompensées que l'adolescent renonce à mettre son doigt dans le nombril de sa partenaire...

4) L'A.M.C: L'aire motrice cinguinale.

C'est une aire cérébrale propre aux mammifères grégaires supérieurs qui fonctionne un peu comme une "extension mémoire" pour un ordinateur et n'entre en action dans les processus cérébraux que s'il y a promesse de récompense.

Chez les blondes, par exemple, elle occupe plus de la moitié du cerveau (environ 8 bits en équivalence informatique). Ce qui lui permet de réaliser une série d'activités complexes comme la cuisson d'un oeuf dur (allumer la plaque de cuisson, remplir la casserole ni trop, ni trop peu, la poser sur la plaque allumée, déposer l'oeuf sans le casser, demander à un homme de chronométrer, sortir l'oeuf sans les doigts...etc...) à la condition qu'on lui promette de l'emmener faire les soldes!

5) La récompense aléatoire.

Dès qu'on est parvenu à la maîtrise d'une séquence d'actions amenant une récompense, on constate une baisse de motivation du sujet ("Tu m'énerves avec tes bisous!")

L'astuce consiste à laisser ignorer au sujet quand il sera récompensé, donc à construire une séquence aléatoire du type: LUNDI; "Pas ce soir, ,j'ai la migraine!",MARDI; "Pfff! Je suis crevée!", MERCREDI; "Chéri, prends moi toute!", JEUDI ;"Y'a quoi à la télé?", VENDREDI; "Aie! J'ai un de ces maux de ventre!", SAMEDI; "Houlà! J'ai du boulot par dessus la tête!" , DIMANCHE;"Si on faisait un câlin?" Tout en diversifiant les actions (ménage, cuisine, repassage, rangement, bricolage...) qui devront toujours être soutenues ("Délicieux, ce potage!") mais plus systématiquement récompensées.

Par ailleurs, on peut améliorer la qualité du travail fourni en ne récompensant que les actions parfaitement réalisées, à la seule condition que la récompense soit valorisée et extra-ordinaire (Petit plat, massage thaïlandais,fantaisie sexuelle, bouquet de fleurs, cadeau...etc...)

Dès lors, dans l'espoir que sa prochaine action sera celle qui va déclencher l'obtention d'une récompense, le sujet ne s'accorde plus une minute de repos. C'est le syndrome du joueur qui croit toujours que le prochain coup sera le bon!

On voit la puissance de ce moyen d'éducation qui permet d'obtenir tout ce que l'on désire sans cris ni violence d'aucune sorte. On établit en fait une "dominance douce" (au sens ou certains sont manipulés par leurs chiens) terriblement efficace.

Nb: Je précise que tout le contenu scientifique de cet article est rigoureusement exact et, accessoirement , que son utilisation avec les humains est parfaitement possible et efficace, même quand le sujet d'étude en connaît les mécanismes!

Publicité
Publicité
Commenter cet article
G
MDR. Très drôle, beaucoup d'humour favorise la mise à distance et la compréhension!!!
Répondre
Publicité