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Jamais sans mon chien!

Ce que dit Bart dans "one on one"

Publié le 6 Décembre 2012 par Philippe Roustant


Tête-à-tête avec Bart Bellon.
Assis. Pas bouger.
Si l'action est exécutée, la conséquence sera de la nourriture. Si elle ne l'est pas, il n'y a pas de nourriture. C'est une première étape. Pour le moment, la nourriture est dans la main. La séquence est "contact, clicker, liberté".
Plus tard, quand le chien ne fait pas ce qu'il est capable de très bien faire, il devra recevoir une correction, et cette correction le rendra plus rapide et encore plus confiant.
C'est l'idée de l'entraînement intensif (Top training).
Il s'agit de créer de l'espoir, de rendre le chien plus fort, et cette force lui permettra d'affronter la punition et de la surmonter en adaptant son comportement.
La commande verbale est capitale: Assis. Pas bouger. le chien doit comprendre ces commandes quelle que soit la position du conducteur, de face, de côté, de dos, et quelle que soit la position de ses mains, sur la tête ou écartées .
Au début les commandes se font sur place, et ensuite en mouvement.
On attend que le chien, spontanément, soit sur la gauche du conducteur et lève la tête, on profite de ce moment, on a de la nourriture dans la main et on le récompense.
Très vite , le chien doit sortir de cette première étape. Il redevient spontané, il cesse d'adopter le comportement demandé. A ce moment-là, le click signifie: "continue ton travail, finis ton travail". C'est de cette façon que l'on obtient les chiens les plus explosifs.
"Continue ton travail" donne de la concentration, de la motivation.
Le chien ne doit pas être entièrement soumis. Son jeu c'est d'obtenir la récompense, et au besoin d'aller la chercher, de " voler l'argent de la banque". Le chien doit pouvoir aller chercher la nourriture dans la poche de temps en temps, tandis que le conducteur fait mine d'essayer de l'en empêcher, mais en réalité le laisse faire parfois. Ça développe une attitude proche du "Hooliganisme"et c'est ce qui rend le chien plus fort.
Faisons une comparaison avec quelqu'un qui veut apprendre à faire de la boxe. Si on le frappe jusqu'à le mettre K.O., il ne deviendra jamais un boxeur. Mais si on lui donne des coups mesurés et qu'on encaisse les siens, il y prendra goût. Il faut garder un équilibre entre la part qui revient à la soumission et celle qui revient au caractère explosif.
Les hommes sont naturellement plus dominateurs que les femmes, qui se montrent supérieures au jeu de "je te laisse voler l'argent de la banque de temps en temps".
Quand le chien a compris comment fonctionne un exercice, il est capable de l'adapter à un autre.
Voyons le chien qui sort du "garage" (la boîte). La plupart des chiens sortent et attendent la récompense tout de suite à la sortie à gauche du garage. La faute en revient au conducteur qui tient la récompense à cet endroit- là, au lieu de la présenter au point le plus éloigné du déplacement demandé.
Il faut utiliser deux récompenses et récompenser le passage le plus éloigné et l'arrivée. Le travail peut progressivement être fait avec des barrières fixes visibles, puis des barrières mobiles visibles comme des bambous ou des sticks, puis des barrières électroniques invisibles.
Le comportement du chien dressé peut être comparé avec celui des "ours qui dansent". Dans le temps, les bohémiens jouaient du Tchaïkovski et l'ours dansait. En fait, l'ours recevait de la nourriture uniquement quand il se trouvait sur une surface délimitée et apprise. Quand l'ours connaissait bien cet emplacement et voulait s'y rendre , on plaçait des braises brûlantes à cette endroit précis et on jouait de la musique. L'ours dansait alors d'un pied sur l'autre pour éviter de se brûler mais refusait de quitter cette place car il voulait être nourri! Au moment où les spectateurs étaient là, on attaquait la musique et l'ours arrivait sur la surface délimitée et se mettait à danser pour recevoir de la nourriture , même si elle ne comportait pas de braises. Cet endroit était un "endroit d'espoir" où la nourriture était attendue et la musique seule faisait le lien du conditionnement avec le comportement de danse pour éviter les braises.
La comparaison peut se faire avec le comportement humain. L'espoir, c'est d'avoir de l'argent pour vivre, et pour atteindre ce but, nous sommes prêts à accepter des contraintes,de l'inconfort, des désagréments.
La place du chien est à gauche. Pour le chien ,c'est "l'endroit où je dois être!" C'est sa position de confort. Si on ne veut pas qu'il l'anticipe, il faut parfois lui demander de venir à droite.
La première fois que je serre (squeeze) mon chien, ce sera sur le côté droit et il n'y aura pas de répercussion négative sur le côté gauche.
Voilà! c'est une traduction sommaire et plus dans l'esprit qu'à la lettre.

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