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Jamais sans mon chien!

Texte de Johanne Parent (partie 2)

Publié le 26 Septembre 2018 par Philippe Roustant

À vouloir à tout prix bannir le dressage traditionnel et ses accessoires cruels, trop de gens oublient la réalité du chien domestique et pataugent dans ce monde canin en pleine crise. Bannir certains accessoires qui, mal utilisés ou mal ajustés, peuvent blesser un chien est un grand pas en avant digne de notre volonté à vouloir améliorer la situation du chien de compagnie. Vouloir bannir à tout prix l’intimidation ou la coercition sous toutes ses formes, dénote d’un manque de compréhension réelle du chien et de la psychologie canine. Si on veut bannir à tout prix l’intimidation et la coercition, il faut aussi bannir toutes les laisses, les longes, les colliers, les harnais, les vêtements pour chien, les enclos, etc… car ces accessoires ne sont aucunement naturels pour le chien. Utiliser une délimitation territoriale (clôture, enclos, laisse, longe) pour limiter les déplacements de son chien est une forme de coercition. Ce qu’il faut bannir, c’est l’abus.
Juger et condamner une méthodologie, une approche ou un outil utilisé dans le dressage ou l’éducation du chien est dangereux. Tout change trop vite. Par exemple, des études récentes ont démontré que l’IRM d’un chien correspond à celui d’un enfant de 5 ans au niveau des réactions d’affection, d’attachement et d’amour. D’ici quelques années, des diplômés universitaires oseront enfin dire publiquement que le chien et l’enfant ont les mêmes besoins et les mêmes réactions.
Quand un enfant entre à la maternelle, l’attachement à la mère aura pour conséquence une crise (anxiété) qui le déstabilisera. Quand un chien est laissé seul ou mis en pension, l’attachement au propriétaire peut aussi causer une crise (anxiété) qui le déstabilise.
Une autre étude autrichienne est en voie de prouver que le chien peut « volontairement se venger » lors des absences de son propriétaire et qu’il agit en coupable parce qu’il sait qu’il a mal agit… Tout le contraire de ce que l’on dit aux gens depuis des années! Dans cette étude, le chien fut mis dans une pièce témoin, le propriétaire s’absentait et revenait sans dire un mot et avec une expression neutre sur le visage.
Alors, prétendre blanc ou noir quand la réalité est grise; dire que le R+ est la chose à faire et que le R- doit être exclus dans toutes les circonstances; est-ce une simple utopie qui sera contredite dans quelques années?
Si le chien et l’enfant sont similaires dans leurs réactions selon l’IRM, alors ne devrions-nous pas utiliser les mêmes modes d’apprentissage et de punition?
Quel parent se contente d’ignorer un comportement inadéquat en restant stoïque jusqu’à ce que l’enfant cesse le comportement de lui-même? Quel parent laisse son enfant libre d’agir sans discipliner? Quel parent sera toujours enjoué et zen quand son enfant fait des conneries? Comment peut-on croire qu’un propriétaire de chien ne dira jamais non, n’utilisera jamais la punition avec son chien? La punition est-elle systématiquement physique? Je ne crois pas.
Et si l’éducation du chien devait se faire comme celle d’un enfant? La discipline enseigne les normes acceptables dans la société humaine. La discipline n’est jamais synonyme d’abus physique ou psychologique. N’est-ce pas ce qui est le plus important? Éviter et rejeter l’abus?
Le chien, tout comme l’enfant, devrait être guidé tout au long de sa vie, sans exclusion de la discipline. La discipline naturelle entre chiens se fait principalement par les modes de communication et le langage comme je l’ai expliqué précédemment. Tels les chuchoteurs avec leurs chevaux, utilisons le langage naturel de nos chiens pour communiquer avec eux.
L’éducation avec l’aide d’une friandise comme récompense ne date pas d’hier! Elle existe depuis des centaines d’années, voir des milliers, car je suis certaine que bien des humains au court des siècles ont demandés à leurs chiens de s’asseoir en leur présentant un os ou un morceau de viande…
Agissons contre l’abus… et contre l’imbécilité. Ne tombons pas dans le Ridicule +
Se focaliser sur la souffrance, la maltraitance du chien est légitime. C’est de la compassion.
Se focaliser sur une méthode ou un outil (collier, harnais, etc) est une erreur culturelle.
Chaque méthode, approche, outil doit être adapté à la personnalité individuelle du chien. Celui qui maltraite un chien au nom du dressage ou de l’éducation n’est aucunement un expert. C’est un imbécile.
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