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Jamais sans mon chien!

pistage (3)

Publié le 2 Novembre 2012 par Philippe Roustant

et quatre premières pistes de travail. la piste est en noir (marquée P et la fausse en rouge, marquée F

et quatre premières pistes de travail. la piste est en noir (marquée P et la fausse en rouge, marquée F

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progression de pistage (2)

Publié le 2 Novembre 2012 par Philippe Roustant

voyons la problématique de la fausse avec comme exemple, la fausse classique de FCI

voyons la problématique de la fausse avec comme exemple, la fausse classique de FCI

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Progression de pistage

Publié le 1 Novembre 2012 par Philippe Roustant

j'ai déjà expliqué comment je débourrais le chiot avec des "chambres de pistage" dans lesquelles il apprenait seul à rechercher sa nourriture exclusivement dans les empreintes foulées.
pour former un bon pisteur ,nous devons lui apprendre plusieurs choses différentes:
-1) suivre un tracé: le chien sait déjà qu'il doit suivre le foulé, c'est à dire privilégier le terrain qui , à cause de la pression du traceur, s'est trouvé modifié; mottes brisées, herbes broyées , molécules odorantes spécifiques au traceur dispersées, odeurs particulières (déodorant, sueur, shampoing, savon, nourriture...etc...)
-2) démontrer les empreintes:si la piste fait 800 pas ,le chien doit tourner 800 fois la tête alternativement à gauche et à droite...
alors seulement on peut dire qu'il ne se contente pas de suivre le tracé mais qu'il démontre réellement les empreintes...
c'est primordial en RCI pour la précision des angles et important en FCI pour les aigüs et la fausse
-3) se retrouver avec méthode quand on s'est perdu:
Ce qui est important ;c'est l'attitude du maître .
elle doit être presque similaire à celle qu'on avait lorsqu'il sortait de sa chambre de pistage bébé.
le conducteur doit rester neutre et attendre un signe positif du chien pour le soutenir.
mettons nous dans la peau du chien:
j'arrive au bout de ma ligne et soudain ,plus rien . le chien doit percuter au maximum dans les deux mètres de piste vierge. là , on le bloque .
cette étape est importante pour que le chien comprenne qu'il ne peut pas "mentir" (argot cynophile: se dit d'un chien qui continue son chemin nez au sol en l'absence de tracé comme s'il pistait réellement).
il choisit ensuite la gauche ou la droite et entame un virage .
la balance la plus délicate est celle ci:
-plus vous interviendrez tôt après la perte du tracé plus vous allez lui apprendre à piétinez et à reculer sur le tracé plutôt qu'à boucler plus largement. sachant qu'un chien qui recule jusqu'à se relire est moins pénalisé qu'un chien qui boucle.
-plus vous allez intervenir tard (2m et plus) plus vous allez l'encourager à boucler large pour retrouver la nouvelle ligne ou revenir (s'il a choisi le mauvais côté) sur la ligne précédente.
lorsque un chien "boucle" il ne ment jamais!
dès que le chien marque un arrêt sur la nouvelle ligne, on reprendra ses encouragements(c'est bien ta piste!)
rappelons que c'est le mot que vous aurez choisi au départ et après les objets pour relancer le chien qui sera interdit dans tout autre contexte sous peine de pénalisation.
il est donc bon de le conforter avec un autre mot qui pourra éventuellement devenir coercitif si le ton change:
-"c'est bien ta piste! " = tout va bien tu es pile sur le tracé!
-"Eh!ta piste!" = fais gaffe ,tu navigues un peu trop (vent de travers par ex)
-"dis donc! ta piste,hein!" = le chien s'engage sur une fausse naturelle (gibier ou autre)
on va travailler tout ça à droite puis à gauche en agrandissant et en multipliant les pas de géant.
personnellement , je n'ai jamais fait ce type de pas sur une ligne droite avec la piste qui continue tout droit.
je ne sais si j'ai raison, mais il me semble que tout chien le fait déjà naturellement et qu'ainsi je risque d'ancrer un comportement "menteur" qui l'entraîne trop loin d'un angle éventuel.

et si on parlait du vent ,maintenant?
qu'en pensez vous?

lorsqu'on commence par les chambres , le chiot a déjà été confronté au vent .
il s'est apperçu que du côté "au vent" le tracé ne sentait presque rien de l'odeur du foulé mais qu'il y avait quand même des croquettes , spécialement s'il se plaçait entre le vent et les croquettes.
a contrario, il constate que l'odeur du foulé est présente "sous le vent" dans une zone non foulée mais où il n'y a pas de croquettes!
conclusion : le vent m'apporte une indication d'orientation pour retrouver le foulé.
par la suite, lorsqu'on débute le pas à pas ,il est plus important de lui garder le nez au sol (en évitant l'effet de "puits" visible ici:

http://rci-mic-mac.over-blog.com/article-goran-en-piste-81504899.html

l'effet conjugué de l'absence de vent et des herbes hautes conduisent à cette erreur qu'on pourra éviter en le faisant pister par vent arrière fort.
là il est obligé de s'en remettre au tracé source!

par la suite , on va lui montrer les angles avec un vent de côté :
vent venant de gauche pour un angle à Droite et vent venant de droite pour un angle à gauche .
si on veut que le chien comprenne ce que FAIT le vent il faut lui offrir des lignes droites suffisamment longues pour qu'il puisse établir une stratégie et qu'on puisse le corriger gentiment
une seule chose à la fois ,avec un vent régulier, même fort va mieux être comprise que plusieurs choses avec un vent faible.
le vent de face n'est pas à travailler, on le subit parce qu'il le faut ,mais je le fuis comme la peste
sauf au moment de travailler mes objets...héhé!
pour tout ça, il est essentiel que le maître sache très précisément où il est passé...
se repérer sur la piste c'est pas facile .
j'utilise quelques trucs:
-en piste ,il y a des temps morts et je trouve toujours un autre terrain pour tracer quelque chose pour moi .
-un croquis aide pas mal ,dès lors qu'on sort de la piste ridicule du RCI . Je me rappelle encore de ma honte d'avoir corrigé Volt qui repartait en arrière malgré toutes mes injonctions. j'avais juste oublié où était l'aigü! pourquoi ne pas la dessiner sur sa main?
-je marque mes angles AVANT l'angle à une distance variant de 5 à 10 pas. j'ai essayé de marquer 10m après l'angle mais le chien arrivait à le voir. si on ne veut pas de marquage appuyé (c'est mon cas) c'est indispensable. j'ai vu fonctionner chez Tijuma un marquage extèrieur à l'angle avec de la craie minérale colorée de chantier: assez convainquant.
-mes objets sont plus nombreux (beaucoup ) que nécessaire et ils rythment et axent ma piste. j'en pose à vue ce qui m'aide aussi et j'en pose cachés dans les plantes ou herbes hautes ce qui constitue un excellent repère pour moi et entraîne le chien à contrôler ou traverser tout ce qui est sur sa piste.
-je regarde la piste après l'avoir tracée et j'essaie de la "voir" de loin .ça m'aide en concours. quand vous regarderez le terrain il y a souvent une option évidente que le traceur a choisi (par ex en FCI , pour la fausse)
-je repère bien au sol les débris ,les fleurs , les grosses pierres...etc...

et puis ,j'ai toujours aimé jouer aux indiens!
revenons au vent:
nous avons donc un vent régulier et fort par le travers .
comment faire comprendre au chien qu'il doit coller au plus près du tracé source et non se laisser déporter par les effluves.
deux outils:
-la pose de nourriture ; fractionnée intelligemment (par ex en séries de 3, 6, 9 )elle va pousser le chien à rester à la naissance des effluves.
-les objets en grand nombre, à condition qu'ils soient cachés et qu'un travail suffisant aie été fait en amont sur le marquage parallèle au tracé

si le vent est 3/4 face ,il faut tourner de préférence en suivant le vent (puisque le sens inverse présente a priori moins de difficulté)
si le vent est 3/4 dos, même chose puisque on va passer l'angle en vent de dos
si le vent est de dos ,il est intéressant de travailler en échelle : 20 pas droit ,virage à G ,10 pas , virage à D et on recommence
si le vent est de face au départ , mettez de la bouffe à chaque pas et faites respecter la prise , mettez les objets à vue et obligez à respecter l'allure.
kiki sait suivre un tracé , démontrer les empreintes et se retrouver tout seul.
il sait gérer le vent .
il ne lui manque plus que deux ou trois choses à savoir:
-que chaque terrain à sa "base odorante" et que celle ci se modifie d'une façon particulière en fonction des conditions atmosphériques. l'herbe humide c'est super, l'herbe sèche c'est la misère, par ex. le labour fin c'est extra, le labour normal ça l'est moins et le gros c'est l'enfer et pourtant tout ça avec la même terre.
-que le froid de la piste n'est pas seulement fonction du temps qui passe mais aussi de la température. tout le monde a sa propre expérience du dégel.
-que les changements de terrain demandent un redoublement d'attention : d'abord pour le "traverser", puis pour s'adapter.
-et que plus c'est dur...meilleur c'est quand on arrive au bout.

d'ailleurs si je devais classer les terrains moins dur au plus dur,
mon panel serait le suivant, mais je ne suis certain de rien ; c'est juste ce que je choisirais dans l'ordre pour faire de gros points.
1) herbes mi hautes(type fétuque)
2)gazon (pas maudit), ou petit blé
3) prairie, fournie ,en mottes
4) labour fin
5)culture broyée
6) chaumes ou gros labour
7)maïs coupé (étroubles)
8)sable
9)vignes
10)champs d'oliviers
dans les champs d'oliviers et de vignes ,ya plus de cailloux que de terre mais ils sont utiles pour apprendre au chien à naviguer dans le dur
dans les vignes , je me sers des raies (souvent obligé à cause du fil de fer) , mais j'en profite pour lui montrer qu'une voie de 2,5 m ne se suit pas toujours AU MILIEU.
pour moi, la première difficulté c'est la rareté ou l'absence de végétation, car celle ci en étant foulée dégage une odeur plus intense et tenace que la terre simple et encore plus que la terre pleine de caillasses.

j'ai fait pister mon chien à côté d'un dépôt pétrolier, à côté d'une station d'épuration, d'un dépôt d'ordures et de bien d'autres choses: à aucun moment il n'a montré une gêne particulière.
pour un chien ,discriminer une odeur fine ou faire abstraction d'une odeur forte c'est aussi simple que pour nous rechercher une fleur rouge dans un champ tout vert.

d'après plusieurs spécialistes ,toutes choses étant égales par ailleurs l'odeur corporelle propre n'entre que pour environ 5 % dans le marquage olfactif spécifique d'un tracé.
ça veut dire que deux personnes de même sexe , de même taille , de même poids, chaussées à l'identique et marchant de façon comparable (sans appuyer) au même moment sur le même terrain n'ont que 5 % de différence dans leurs signatures olfactives.

donc , dans le cas d'un faux traceur identique morphologiquement au traceur , la différence ne se fait pratiquement que sur le temps de froid par rapport au temps de référence du tracé.
ce qui est confirmé par plusieurs pisteurs qui réalisent eux mêmes leurs "fausses pistes"
la fausse est toujours tracée après la piste;
mais rien n'empêche ,comme le fait jean Michel Lartaud, de travailler sur un terrain de foot qui vient de servir.
le tracé le plus chaud sera ici privilégié
ce qui compte ,c'est le tracé de référence: on met le chien sur une piste vieille de X heures et il doit se fixer sur ce tracé avec son ancienneté propre et ignorer:
-tout ce qui porte une odeur différente, y compris avec le même degré de fraîcheur
-tout ce qui porte une odeur identique mais plus vieille ou plus récente.
j'ai déjà fait ceci:
sur le terrain du club que j'avais largement sillonné la veille, j'ai tracé une piste , puis une heure après ,j'ai tracé une fausse .j'ai relevé au bout de deux heures.
le chien ne s'est embrouillé ni avec les effluves de la fausse (pourtant identique) ni avec le foulement de la veille.
à suivre...

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