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Jamais sans mon chien!

Comparaison scientifique de trois méthodes de dressage

Publié le 19 Avril 2016 par Philippe Roustant

(Thèse de doctorat de médecine vétérinaire : Yasemin Salgirli : Hannovre)

  1. INTRODUCTIONI

Claude Bernard, père de la physiologie moderne, a introduit le concept de l'environnement intérieur. Les animaux ont deux environnements:
-un milieu extérieur, où se situe l'organisme
-un milieu intérieur
La constance du milieu intérieur est une condition essentielle à une vie libre.
Terme hémostase proposé par Cannon, pionnier dans la recherche sur le stress.
Stress en biologie correspond à pression en physique.
Quelles que soient les caractéristiques de la cause du stress, il y a sécrétion de corticostéroïdes (adrénaline).
Comparaison du stress et des effets de trois méthodes de dressage: collier électronique, collier à pointes et signal d'arrêt.
Les colliers à choc électronique et les colliers à pointes sont controversés et interdits dans plusieurs pays européens.
De toute façon le collier de dressage électronique ne doit être utilisé que si l'utilisateur a une connaissance pratique et théorique de ces dispositifs. Il doit avoir subi un examen démontrant son aptitude à les utiliser. Les méthodes alternatives induisent moins de stress chez l'animal.


ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE

Les recherches sur le stress

Il y a 3 étapes dans le stress:
-une réaction d'alarme avec sécrétion de corticostéroïdes considérable.
-une étape de résistance
-une étape d'épuisement. L'énergie pour l'adaptation et la performance n'existent plus.
Maladies du stress, maladies de l'adaptation.
-ulcère de l'estomac, accidents cardiaques, épuisement nerveux.
Quand un animal est soumis au stress, il cherche d'abord à l'éviter en s' éloignant de la menace.
Deux réponses possibles au stress :
-se battre ou fuir (fight-flight) se caractérise par l’agression et le contrôle du territoire
-retrait et conservation se caractérise par l'immobilité

On distingue le stress aigu et le stress chronique (animal exposé de façon continue)

Indicateurs de stress aigu

-la posture de l'animal (il se fait plus petit)

-il se recroqueville, tremble, transpire

-il peut vocaliser, être agressif devant la cause du stress.

-il peut détourner la tête , le regard, déféquer

-il peut avoir des réactions de crainte en réaction à des stimuli qui habituellement ne sont pas effrayants.

Chez les chiens:

-changements posturaux

-sauts

-vocalisations

-cessation des activités (telles que se reposer, se nourrir, faire sa toilette,) suivie de l'immobilité qui permet la fuite, la défense, le saut ou autre mouvement soudain

Posture normale de l'animal:
-Orientation parallèle au sol

-pattes tendues

- tête relevée: la tête et le cou forment un angle droit

-queue relâchée et orientée vers le bas (avec des variantes)

-lèvres détendues

-oreilles orientées vers le bruit

-Les yeux clignent de façon coordonnée et doucement.

Le comportement socialement positif

-renifler le pelage

-y pousser le nez

-mordiller le pelage

-lécher le cou et le pelage, mordre légèrement avec les incisives

-renifler la zone anale, l'urine

-renifler, lécher et mordiller la zone génitale

-lever une patte avant

-pousser le museau

La soumission active, qui est l'une des formes de comportement socialement positif ,fait référence au schéma comportemental qui inclut les signaux d'infériorité avec l'intention d'entrer en contact avec un ou plusieurs individus

Ce schéma est utilisé par les chiens et les loups pour démontrer et tester l'harmonie du groupe.

Les signaux de soumission active:

les oreilles sont baissées et dirigées vers l'arrière ou rabattues sur la tête qui est relevée et détournée du partenaire. La posture du chien est courbée et légèrement accroupie. le museau se tient à la même hauteur que celle du partenaire. D'autres éléments: pousser les coins de la bouche du partenaire, et lécher les lèvres du partenaire ou les mains de l'homme, ou lécher sa propre bouche tout en regardant le partenaire à une certaine distance, remuer la queue, lever une patte avant.

Le comportement allélomimétique

C'est un comportement qui encourage l'autre à agir de même . C'est aussi un comportement qui encourage l'harmonie du groupe, ainsi que la coexistence de ses membres.

Éléments comportementaux du comportement allélomimétique

-tourner autour du partenaire

-se coucher ensemble, dormir ensemble

-se blottir : intention de l'individu de trouver un contact corporel avec le partenaire

-s'asseoir ensemble

-renifler ensemble

-attendre ensemble : rassemblement de chiens qui ont les mêmes attentes

La soumission passive

La soumission passive se manifeste chez un individu qui est très impressionné par le partenaire dominant.. La soumission passive exprime une sorte de timidité et d'impuissance, quoiqu'elle ait aussi un caractère de supplication. Elle se manifeste rarement de façon spontanée. Elle peut être décrite comme un comportement en réaction à une attitude de supériorité ou une attitude menaçante.

Contrairement à la soumission active, la soumission passive provient de la situation de la tétée, c'est-à-dire du rôle passif du chiot pendant la relation mère/chiot.

La soumission passive s'observe souvent chez les chiens et loups quand ils sont dans une posture défensive. On observe deux éléments caractéristiques chez le sujet dominé : se rouler par terre et détourner la tête (évitement du contact par le regard). De plus les oreilles s'abaissent. Cette posture apaise souvent le dominant .

Exposer son abdomen montre une soumission ultime, car l'abdomen , seule partie vitale qui n'a pas de protection osseuse , est vulnérable. Une miction de soumission peut être observée.

Les comportements agonistes

Ce sont toutes les formes de comportements incluant l'agression, la menace, la crainte, le comportement pacificateurs, combattre ou fuir que l'on observe envers des congénères , et les humains, dans des situations de conflit. Le comportement agoniste se manifeste de deux façons :

le comportement offensif ou agressif, et le comportement défensif, c'est-à-dire la fuite.

Les réactions comportementales des chiens dans une situation de conflit peuvent se diviser en cinq groupes

) la fuite : échapper au stimulus

) le combat : déplacer la stimulation hostile

) le flirt : accroître la vigilance ou le comportement de fouille

) le gel : attendre que la situation change

) l'abstention : tolérer ou accepter la situation

Le comportement agressif

Schéma contenant tous les éléments de comportements offensif, défensif et menaçant.

Les individus ont un comportement qui varie dans les situations de conflit. Le rôle d'attaquant et de défenseur peut changer plusieurs fois au cours du combat.

Comportement offensif :

menaçant : effet de surprise, contact du regard, attaque-menace, poil dressé, grognement, dents montrées, position de menace de morsure

sur place : mordre le museau, pousser, monter, pousser vers le bas , encercler, attaquer, lancer la patte avant, se battre sur les pattes de derrière, mordre le dos de l'adversaire, pourchasser

mobile : attaque, morsure, combat sérieux

Le comportement menaçant

On peut définir la menace comme un signal qui indique que, consécutivement à une action ou une absence d'action de la part du destinataire du signal, une action hostile sera entreprise. Le but de la menace est de dissuader l'adversaire, de l'éloigner , de l’empêcher d'attaquer.

Le comportement ludique

)-des mouvements ludiques ou des invitations au jeu à caractère d'expresse sollicitation : sauter, pousser le partenaire avec les pattes de devant, sauter sur les pattes arrières, sauter en tournant, lever la tête, partir soudain en courant, faire des mouvements de la tête.

)-début du jeu : abaisser la partie antérieure du corps, courir dans le but d'inviter à jouer, approcher le partenaire avec l'intention de jouer, attaquer la partenaire avec l'intention de jouer, mordiller le dos du partenaire avec l'intention de jouer, tomber par terre avec l'intention de jouer, creuser le sol.

)-Jeu de contact : mordre avec l'intention de jouer, mettre les pattes de devant sur le partenaire, bondir, caresser, sauter sur le partenaire, se rouler sur le dos, pousser le partenaire avec intention de jouer, tourner le dos.

)Jeux de courses : courir vite et sauter comme un lapin, suivre le partenaire en courant, sauter au dessus du partenaire.

) Signaux caractéristiques de jeu des chiens : aboyer avec l'intention de jouer, piétiner

La théorie de l'apprentissage

Définition simple :

n'importe quel processus par lequel une expérience à un moment donné peut modifier le comportement d'un individu dans le futur

Les différentes formes d'apprentissage

Le réflexe : une séquence de réponse simple, relativement automatique, spécifique d'un stimulus, par l'intermédiaire du système nerveux .

L'apprentissage non- associatif

Dans certaines conditions, les réflexes peuvent être modifiés par l’expérience. Par exemple, si le stimulus se répète plusieurs fois, la force de la réponse réflexe peut diminuer.Cette diminution de la force du réflexe est appelée « accoutumance », que l'on considère comme une simple forme

d'apprentissage.

L'apprentissage associatif

L'apprentissage associatif est une forme d'apprentissage par laquelle l'individu apprend en formant des associations ou des relations entre deux événements.

Le conditionnement classique

Contrairement à l''accoutumance qui ne débouche pas sur une nouvelle séquence stimulus-réflexe, mais ne fait qu'affaiblir une séquence existante, le conditionnement classique est une forme d'apprentissage-réflexe qui produit une nouvelle séquence stimulus-réponse.

Une théorie très connue de conditionnement classique est celle de Pavlov. (Expérience au cours de laquelle un son de cloche précédait le repas du chien . Après plusieurs essais, le chien salivait au son de la cloche) . La salivation réflexe = un réflexe conditionnel tandis que la salivation obtenue par la nourriture= réflexe inconditionnel

Le son de cloche= stimulus conditionnel

La nourriture= stimulus inconditionnel

Phénomènes associés avec le conditionnement classique

Extinction : la réponse conditionnée disparaît graduellement quand le stimulus conditionné est produit plusieurs fois sans le stimulus non conditionné .

L'animal cependant ne revient pas à l'état non conditionné après le processus d'extinction ; de plus, le réflexe conditionné n'est pas vraiment perdu pendant le processus.

Si le stimulus conditionné est activé après un certain temps, la réponse conditionnée peut réapparaître. Ce phénomène= récupération spontanée.

Conditionnement contraire : c'est un agent puissant pour le changement comportemental. Le principe du contre-conditionnement est d'éliminer la réponse conditionnée et d'amener une nouvelle réponse en appariant le stimulus conditionné qui l'a produite avec un stimulus non-conditionné qui amène une réponse différente.

Exemple : La réponse salivaire obtenue avec la nourriture pouvait être conditionnée par un choc électrique comme stimulus conditionné. Le stimulus électrique douloureux a été ressenti comme un signe de l'arrivée de la nourriture. A la fin, les réactions défensives étaient supprimées si bien que les chiens montraient des réponses alimentaires au stimulus agressif ;de plus le choc électrique perdait son caractère toxique

Réponses émotionnelles conditionnées

Il s'agit de conditionner des réponses émotionnelles en suivant des procédures pavloviennes.

Ex : On conditionne un enfant de 11 mois à avoir peur des rats de laboratoire.

L ‘enfant ne montre d'abord aucune trace de crainte. On frappe un barreau avec un marteau pour produire un son puissant juste au moment où l'enfant touche l'animal. Alors l'enfant a peur et ensuite il montre des signes de peur à chaque fois qu'on le met en présence du rat.

Conditionnement effectif/ Conditionnement instrumental

C'est une action qui est effectuée parce qu'il est efficace pour entraîner une conséquence particulière ou un renforcement.

Loi de l'effet Un chat affamé est enfermé dans une cage qui peut être ouverte de l'intérieur par une action spécifique (appuyer sur un levier). On place de la nourriture à l'extérieur de la cage, visible de l'intérieur. Le chat fait plusieurs tentatives pour s'échapper jusqu'à ce qu'il trouve la manière correcte d'ouvrir la porte. Quand cette expérience est répétée, les actions inutiles diminuent et l'ouverture de la cage est plus rapide.

La loi de l'effet de Thorndike : De plusieurs réponses à la même situation, celles qui sont accompagnées ou suivies par la satisfaction de l'animal, seront plus fermement connectées à la situation si bien que, quand elle se reproduit, elles se reproduiront probablement ; celles qui sont accompagnées ou suivies d'inconfort, auront leurs connections à cette situation affaiblies de telle

façon que si la situation se reproduit, elles auront moins de chance de se reproduire.

On parle maintenant plus de renforcement plutôt que de satisfaction ou récompense.

Phénomènes associés avec le conditionnement effectif

-Le façonnage fait référence à la technique qui renforce les exemples légèrement plus proches de la réponse désirée, au cas où le sujet ne produit pas la réponse désirée ou la produit irrégulièrement. Une fois que l'animal montre la réponse initiale, elle est renforcée systématiquement pour montrer la variation dans la réponse.

-Extinction et programme de renforcement partiel

« L''extinction » fait référence à la disparition de la réponse conditionnée. Dans le renforcement continu, la réponse doit être renforcée à chaque fois. Il existe un phénomène de renforcement partiel et il existe différents programmes pour obtenir la réponse la plus efficace.

Avec le renforcement partiel, la réponse résiste mieux à l'extinction. La méthode est aussi plus économique puisque le renforcement n'est pas administré à chaque occurrence de la réponse.

-Le renforcement négatif

Si le comportement désiré est obtenu, la conséquence négative est supprimée.

Ex : un rat appuie sur un levier et reçoit un choc ;le renforcement négatif consiste à supprimer le choc quand le rat appuie sur le levier

-La punition

Application d'un stimulus dissuasif pendant ou immédiatement après un comportement non désiré, de manière à supprimer la récurrence de ce comportement particulier

Les colliers de dressage électroniques

Ils sont l'objet de débats depuis des années.

Application des colliers électroniques dans le dressage des chiens

Le dressage par la punition

-la punition doit être immédiate

-la punition doit consister en une dose efficace la première fois où elle est infligée. Sinon, un niveau croissant de stimulus électrique peut déboucher sur de l'accoutumance

-la punition doit être naturelle. Les animaux ont l'expérience de la punition naturelle par l'environnement et le stimulus électrique a la même résultat pour l'apprentissage que les autres punitions naturelles causant un inconfort chez l'animal.

-la punition doit être infligée par la nature. Il est important que le chien apprenne à ne pas avoir le comportement déterminé par le dresseur ; ou bien il sera puni par l'environnement. La punition peut être infligée de loin, si bien que les chiens n'associent pas le choc au dresseur

-la punition doit être associée uniquement avec sa mauvaise conduite. Le chien ne doit pas associer la punition avec la présence du dresseur

-la punition doit être infligée aussi rarement que possible

- la punition doit être contrebalancée par une récompense. Il est essentiel que le chien associe la présence du dresseur avec une récompense : félicitations, attention, jeu, Toutefois cette récompense ne doit pas suivre immédiatement la punition de telle façon que le chien n'associe pas la punition et la récompense.

-le dressage par évitement et le dressage par relaxation doivent être utilisés pour éliminer un comportement instinctif puissant avant d'utiliser la punition.

L'évitement et le dressage sécurité

A la différence du dressage par la punition, le dressage par évitement a pour but de motiver un comportement déterminé, tandis que le dressage punitif a pour but d'éliminer une mauvaise conduite.

Dans le dressage par évitement, les chiens apprennent qu'ils peuvent mettre fin aux stimuli dissuasifs tels que le choc électrique en obéissant à une commande récemment enseignée.

Dans le dressage sécurité, un stimulus dissuasif suit un stimulus d'avertissement tel qu'un signal sonore. Il est important que le chien reçoive l'avertissement d'inconfort juste après l'ordre, mais avant qu'il ait la possibilité de répondre. Dans ce type de dressage, il est important que les choses soient faites au bon moment. (bon timing)

Le dressage par activation

Le principe de ce dressage est de renforcer un comportement déterminé par des stimuli électriques. La base de ce dressage par activation est la suivante : quand un chien , qui s'attend à jouer avec le dresseur dans la situation déterminée, reçoit un stimulus électrique aussitôt après qu'un ordre est donné, il adopte le comportement désiré sans montrer de signaux de soumission.

L'application pratique de cette observation comporte trois phases

) le dressage-jeu par lequel le chien est récompensé avec le jeu à chaque fois qu'il adopte le comportement désiré après en avoir reçu l'ordre.

) Le dressage avec stimulation mécanique : en tirant sur la laisse avec collier normal après que que l'ordre donné on a amené le chien à adopter le comportement désiré. Cette étape inclut le jeu avec le chien quand il a adopté le comportement désiré.

) Le dressage avec stimulus mécanique et électrique. Le chien reçoit un stimulus électrique en même temps que la traction sur la laisse. Dans cette situation, la stimulation est plus forte que la traction sur la laisse. Jouer avec le chien est la récompense.

Les effets des stimuli électriques

Effets physiologiques et physiques

Les stimuli non anticipés : choc électrique, bruit strident, amenaient une augmentation de cortisol, tandis que les stimuli qui étaient administrés par l'expérimentateur ne changeaient pas le taux de cortisol chez les chiens.

Il y a un risque élevé que les chiens présentent des symptômes de stress sévère et persistant dans le cas où les chocs électriques ne surviennent pas aux bons moments ( mauvais timing).. Une mauvaise utilisation des colliers électroniques peut causer des lésions sur le cou des chiens.

Les effets des stimuli électriques sur le comportement

Bereda constata que des stimuli non anticipés tels que les stimuli électriques amenaient une posture très basse chez le chien en raison de l'augmentation de la salivation. Il constatait les réactions suivantes aux stimuli électriques : posture basse, aboiement, évitement, glapissement…..De plus les chiens dressés avec le collier électronique présentaient une position des oreilles plus basse.

Schilder , Borg, conclurent que de recevoir des chocs électriques était douloureux pour les chiens.

Christiansen suggéra d'éviter cette méthode pour d'autres buts que de dissuader les chiens de chasser les moutons.

Les aides mécaniques au dressage

Landsberg décrit les dispositifs mécaniques tels que les colliers d'étranglement, les colliers étrangleurs à boucle, les colliers à pointes comme des aides au dressage qui provoquent un inconfort croissant . Il a souligné que l'efficacité de ces colliers dépendait de l'expérience, de la force et de la motivation de l'utilisateur. En cas de mauvaise utilisation, le chien pouvait subir des dommages physiques

Lindsay a suggéré que les colliers électroniques étaient relativement moins dangereux que les aides mécaniques.

) MATÉRIELS ET MÉTHODES

3-1 Les sujets

42 chiens policiers adultes des deux sexes âgés de 3 à 10 ans de race Malinoise ont été engagés dans cette étude. Tous les chiens avaient été dressés pour la certification officielle de chien policier.

Pendant l'étude, les chiens ont participé aux sessions avec leur propre maître. 22 chiens venaient de Nordrheinwestfalen et avaient été dressés par la même personne. 20 chiens venaient de la police de Hanovre.

Les deux groupes de chiens avaient des eu des formations différentes, donc on a observé les résultats non seulement des individus, mais aussi des deux groupes.

-2 Questionnaire

Les maîtres-chiens ont rempli un questionnaire concernant des informations générales, les aides au dressage, l'évaluation générale, de façon à connaître les caractéristiques, l'expérience passée, l'état de santé , et, ainsi à éviter une évaluation incorrecte des résultats aux tests.

Informations générales : nom du maître, nom du chien, sexe, conditions d'hébergement, ordre des exercices durant le dressage, etc.

Aides au dressage : expérience passée des chiens, et problèmes de comportement du chien

Évaluation générale : caractéristiques des chiens telles que confiance en soi, niveau d'excitation, et motivation.

-3 Les personnes en charge du test

Deux étudiants en doctorat de l'Université Vétérinaire furent en charge des tests qui étaient filmés par l'un d'eux. Ils reçurent l'aide de deux officiers de police expérimentés qui provoquaient le chien pour l'amener à faire une certaine faute. Ils géraient aussi le collier électronique. Le même officier a provoqué les chiens de tout un groupe de façon à minimiser la variabilité .

-4 L'aire de test

Les tests ont été réalisés sur des aires de dressage qui étaient déjà utilisés pour le dressage des chiens policiers. Ces lieux leur étaient familiers. Chaque chien a été testé au même endroit pendant toute l'expérimentation.

Voir dessins page 55-56

-5 Les aides au dressage

Collier électronique Dogtra NCP/2, Collier à pointes Klickstachelhalsung, le collier étrangleur et la laisse de 5 mètres.

-5-1 Le collier de dressage électronique

Le collier électronique est constitué d'un transmetteur avec une antenne et d'un collier avec un récepteur. Tous les éléments étaient imperméables et le dispositif avait une portée de 800m.

Chaque récepteur a deux électrodes de cuivre internes, dont l’une a une seule terminaison et l’autre une terminaison tripode. Les deux récepteurs doivent être en contact étroit avec la peau du chien à travers ces électrodes. Le transmetteur a deux boutons, pour une impulsion unique et une impulsion continue, qui transmettent l’impulsion adaptée. Le niveau d’impulsion peut être progressivement adapté entre le niveau minimum et le niveau maximum. En fonction additionnelle, le dispositif présente un téléavertisseur qui est un mécanisme de vibration sans impulsion.

Adaptation au collier d’entraînement électronique

Les chiens qui n’avaient pas entraînés avec ce collier portèrent ce collier pendant 6 semaines sans impulsion électronique.

La même procédure fut appliquée pendant une semaine aux chiens qui avaient été familiarisés avec le collier, mais qui avaient cessé de le porter puisqu’ils sont interdits en Allemagne depuis 2006.

Avant que la principale expérimentation ne commence, le niveau d’impulsion fut déterminé pour chaque chien

PROTOCOLES :

2 phases:

Phase d’entraînement et phase principale d’expérimentation

Phase d’entraînement

Les chiens pendant cette phase de 4 mois, apprirent à abandonner un comportement non désiré après qu’un signal déterminé, le signal “cesser” (quitting signal) fut donné. Le principe du signal “cesser” est principalement de conditionner un sentiment de frustration, et, ainsi, de faire abandonner un comportement déterminé à un signal spécifique. Cette méthode est l’application de la “punition négative”.

Première étape:

Le premier but de l’entraînement au signal “cesser” était de conditionner le chien avec un vocable qui n’avait auparavant aucune signification pour le chien

) Le dresseur avec de nombreuses récompenses dans la main fermait les poings et tenait ses mains dans une position telle que le chien pouvait les voir toutes les deux.

) Il faisait passer les récompenses de sa main pleine à l’autre main et nourrissait le chien jusqu’à ce que l’association se fasse et que le chien s’attende à recevoir la nourriture avec le mouvement de la main. Pendant cette session , aucun ordre ne fut donné au chien.

)Le dresseur prenait la nourriture en faisant le même mouvement mais cette fois il envoyait le signal, c'est-à-dire le son préalablement choisi, d'un ton de voix normal immédiatement après que le mouvement de la main soit terminé, et ensuite il retenait la nourriture dans sa main. Le chien était étonné de l'absence soudaine de nourriture qu'il avait l'habitude d'obtenir sans rien faire et, donc, était frustré.

) Dès que le chien arrêtait de demander la nourriture et adoptait un autre comportement, l'autre main s'ouvrait et le dresseur donnait la nourriture au chien. Ainsi, adopter le comportement différent après avoir entendu le signal était la seule manière pour le chien de mettre fin à sa frustration.

Deuxième étape

1) Le même protocole que dans la première étape était suivi par une personne étrangère.

Tandis que le signal était donné par le dresseur, la personne étrangère retenait la nourriture dans sa main.

2)Dès que le chien adoptait un comportement différent, le dresseur récompensait l'animal en lui donnant la nourriture.

Différentes sortes de récompenses telles que de la nourriture froide, de la saucisse, du fromage ou un mélange de deux ou trois de ces produits furent utilisés pour l 'entraînement. Si un mélange était utilisé, c'était celui que le chien préférait qui était servi au chien.

Troisème étape

)Le chien était en laisse ( environ 3m) et le dresseur avait deux jouets

)Le dresseur jouait avec le chien en lançant un jouet jusqu'à ce que le chien ait le sentiment d'avoir un libre accès au jouet.

)Le dresseur lançait le jouet de telle façon que le chien ne puisse pas l'atteindre et faisait entendre le signal simultanément

)Dès que le chien adoptait le comportement différent, le dresseur joue avec le chien en utilisant l'autre jouet comme récompense.

Pour cette étape, différentes sortes de jouets telles que des balles, des jouets à traîner etc... furent utilisés. Si deux jouets différents étaient utilisés, le jouet préféré du chien était utilisé comme récompense.

Expérimentation principale

Elle eut lieu pendant trois jours pour chaque chien, à une semaine d'intervalle. Chaque jour d'expérimentation une méthode différente d'entraînement , signal « cesser », collier électronique et collier pincé fut appliquée aux chiens. Quelle que soit la méthode, chaque chien devait porter

les trois colliers autour du cou pendant toute l’expérimentation de façon à s’assurer que les méthodes d’entraînement étaient similaires.

Détermination de la faute

Avant que le premier test soit effectué, le dresseur détermina pour chaque chien ce qui était une “faute”. le dresseur choisit soit la perte du contact “Blick” (vue en allemand) soit arrêter la position “fuss” (agitation) qui seraient corrigés durant la session;

Protocole de l'expérimentation principale

Avant de tester les méthodes d'entraînement les chiens suivaient deux sessions : obéissance et jeu

Session d'obéissance

Le chien faisait quelques exercices d'obéissance pendant 80secondes. La laisse était sur le collier standard et le dresseur ne devait pas corriger le chien s'il faisait une faute.

Session de jeu. Le dresseur jouait librement avec le chien pendant 40 secondes. Cette session avait pour but d'éviter un stress chez le chien à la suite de l'exercice d'obéissance non récompensé.

Session de test

Le chien et le dresseur venaient à un point déterminé où ils devaient prendre la position de base. La position de base était la position dans laquelle le chien se tenait droit et attentif à côté du dresseur, bras le long du corps.

Le dresseur plaçait la bonne laisse sur le bon collier avant de se mettre à la position de base. Si le signal « cesser » était testé, le dresseur remplaçait la laisse standard par une laisse de 5m, ceci afin de donner un temps de réaction au chien et au dresseur, et d'évaluer clairement si le chien s'arrêtait sous l'influence du collier ou du signal.

Après que le chien et le dresseur avaient adopté la position de base, dos tourné par rapport à l'aire de test, l'assistant avec une manche de protection et un fouet entrait dans l'aire de test. Il prenait position à environ 3m d'eux et donnait le signal « prêt » au dresseur.

Après avoir reçu le signal, le dresseur donnait l'ordre « agitation » au chien et commençait à marcher près du provocateur. A partir de ce moment l'assistant essayait de provoquer le chien de façon à lui faire faire une faute.. Dès que le chien faisait la faute, la méthode expérimentée était appliquée. Si le chien abandonnait le comportement après la correction, le même test était répété une heure après de façon à à voir si la méthode avait été efficace. Pendant la répétition du test, la même procédure que dans le premier test était suivie. Si le chien ne répétait pas la même faute, la session de test était terminée et il était noté que la méthode avait eu un effet d'apprentissage.

Si le chien montrait à nouveau une réaction contre le provocateur, le test était répété une heure après pour la dernière fois. Chaque chien suivait ainsi 3 sessions de tests au maximum.

Si le chien n'abandonnait pas le comportement non désiré après la correction, le dresseur et le chien abandonnaient l'aire de test et aucune répétition n'était organisée.

Session alternative de test

Dans la plupart des cas, le niveau de provocation du chien augmenta entre les journées de test en raison de de l'effet d'apprentissage des méthodes d'entraînement. 5 chiens de Hanovre ne firent aucune faute lors des second/ troisième test en dépit du plus haut niveau de provocation de l'assistant . En conséquence, une session alternative de test fut organisée.

Le dresseur donnait le signal « agitation » quand lui et le chien entraient dans l'aire de test. L'assistant se tenait déjà caché derrière un mur à leur entrée. Quand le dresseur et le chien entraient l'aire de test , l'assistant apparaissait et commençait à menacer le chien à une distance approximative de 5m.Le dresseur et le chien s'approchaient de l'assistant et passaient devant lui tandis qu'il continuait à provoquer le chien. Dès que le chien faisait la faute , la méthode d'entraînement était utilisée. Ensuite, le dresseur et le chien quittaient l'aire de test.

Quelle que soit la session de test, le nombre de corrections qui avait été administrés était vérifié avec le dresseur aussitôt après le test.

Observations comportementales

Le comportement de chaque chien pendant le test était filmé. Les DVDs enregistrés furent visionnés de nouveau de façon à analyser le langage corporel des chiens pendant la session d'obéissance , et aussi, les réactions comportementales directes des chien après l'application des méthodes d'entraînement.

.Évaluation de la session d'obéissance

L'observation directe du comportement d'un individu ( selon la littérature pertinente) pendant une certaine durée, fut utilisée pour évaluer la posture du chien pendant la session d'obéissance.

Dans l'évaluation instantanée , la session d'observation est divisée en fractions de temps. Le comportement particulier qui se produit au dernier moment de de la fraction de temps est notée comme « 1 »., tandis que la non-adoption du comportement est notée comme « zéro ».

Après la phase de pré-analyse des DVDs, pendant laquelle le temps entre les ordres donnés et les changements qui causent les différences posturales était analysé, il fut décidé de diviser la session d'obéissance en dix périodes de 8 secondes. A la fin de chaque période la vidéo était arrêtée et les mouvements des parties séparés du corps étaient analysés en utilisant un éthogramme extensif.

L'éthogramme contenait cinq parties différentes qui étaient l'expression faciale, la position de la tête, la position des oreilles, la position de la queue, et la position du corps et des articulations.

Évaluation des réactions de comportement directes.

La méthode d'évaluation un/zéro fut utilisée pour tous les éléments de comportement du chien (oreilles baissées, levées, dirigées vers l'avant, bâillement, claquement de dents, sauts, morsure de la laisse, tremblement etc...).

L'analyse statistique

Différentes fiches techniques furent établies

Les caractéristiques et l'expérience passée des chiens tirés du dictionnaire furent indiqués.

La seconde fiche technique concernait l'effet d'apprentissage, elle avait été remplie pendant les séances d'entraînement.

La troisième fiche était l'éthogramme, qui avait été réalisé pendant l'analyse comportementale avec la vidéo.

Les tests de Kruskal-Wallis furent utilisés pour la comparaison des effets d'apprentissage entre les groupes et les sous-groupes aussi bien que la comparaison des différences de position pendant les sessions d'obéissance. Ces tests étaient utilisés en raison de la distribution non-linéaire des faits et le nombre variable (>2).. Les effets d'apprentissage des différentes méthodes furent analysés par des tests de comparaisons par paires.

De façon à déterminer la position générale du chien pendant la session d'obéissance, des analyses de fréquences furent effectuées. Des analyses de fréquences ont aussi été utilisées pour la détection des effets de comportement directs des méthodes d'entraînement.

Les résultats

L'effet d'apprentissage .

L'effet d''apprentissage des méthodes d'entraînement

La recherche démontra un effet d'apprentissage élevé pour les colliers à pointes et les colliers électroniques , le signal « cesser » n'ayant qu’un effet d'apprentissage bas.

Le collier électronique avait eu un effet d'apprentissage sur la majorité des chiens. Cependant , un chien de Hanovre ne put pas être testé avec le collier électronique car il ne changeait pas de comportement après que la méthode soit utilisée.3 chiens purent être testés pour l'effet d'apprentissage du signal « cesser » parce que les autres 39 chiens ne changeaient pas de façon significative de comportement après que la méthode ait été utilisée. En tout, le signal n'a eu un effet d'apprentissage que sur 3 chiens sur 42 sujets.

Le collier à pointes eut un effet d'apprentissage sur 32 des 42 chiens.

Comparaison entre le collier à pointes et le collier électronique

Le collier à pincement semblait avoir un effet moins important que le collier électronique. Cependant cette différence n'était pas significative.

Comparaison entre le collier électronique et le signal « cesser ». L'effet d'apprentissage du collier électronique était plus élevée de façon significative que l'effet du signal « cesser ».

Comparaison entre le collier à pincement et le signal « cesser ».

L'effet d’apprentissage du collier à pointes était nettement plus significatif que celui du signal « cesser ».

Position du corps pendant la session d'obéissance

Les chiens adoptant une position de soumission furent détectés. Quand le chien montrait deux éléments de soumission pendant la première session d'obéissance, le chien était considéré comme ayant une posture de soumission. Entre le premier jour et le dernier de l'expérimentation, les différences de posture des oreilles furent considérées comme « passage à la position de soumission » tandis que les différences concernant la queue furent considérées comme « passage à la position haute ».

Réactions directes des chiens à la méthode d'entraînement

Les réactions au niveau des oreilles, de la queue et des articulations aussi bien que la vocalisation des chiens furent étudiés. Toutefois on ne nota pas la direction des yeux ou du regard ou les réactions de la tête avec le collier à pincement car le collier à pincement implique de tirer sur la laisse, ce qui aurait pu conduire à de mauvaises interprétations.

Direction des yeux et du regard

Première session de test : 41 chiens sur 42 purent être évalués. 38 de ces chiens détournèrent le regard de l'assistant.

Seconde session de test : 8 des 9 chiens détournèrent le regard de l'assistant. La réaction d'un chien, cependant fut de fixer l'assistant après avoir reçu la correction.

Troisième session de test : les deux chiens détournèrent le regard de l'assistant.

Collier à pointes

Première session de test : 12 chiens sur 42 purent être évalués.et 2 chiens . 9 chiens détournèrent les yeux de l'assistant et 2 chiens dirigèrent leur regard vers l'assistant. Un chien réagit en regardant le dresseur..

Seconde session de test : 5 chiens sur 18 qui avaient subi la correction purent être évalués.et la réaction de tous les chiens fut des détourner les yeux de l'assistant.

Troisième session de test : 6 des 10 chiens qui avaient subi la correction détournèrent leurs yeux de l'assistant.

Le signal « cesser »

chiens sur 42 abandonnèrent le comportement après qu'on ait donné le signal « cesser » pendant la première session. Donc seules les réactions de ces 4 chiens furent testées. 3 des 4 chiens détournèrent les yeux de l'assistant, tandis qu'un chien réagit en fixant l'assistant.

Pendant la seconde session de test, 2 chiens soumis à la correction détournèrent les yeux de l'assistant.

Le seul chien testé avec le signal « cesser » pendant la troisième session détourna le regard de l'assistant.

La tête

Le collier électronique

Première session de test: 20 des 42 chiens détournèrent la tête, 13 chiens non seulement s abaissèrent mais détournèrent la tête.

Seconde session de test: 9 chiens furent soumis à la correction. 6 chiens adoptèrent une position basse de la tête, 2 chiens abaissèrent et détournèrent la tête. 1 chien prit le « contact visuel acquis

par l'entrt » après l'application de la méthode.

Troisième session de test: les deux chiens détournèrent la tête.

Le collier à pointes

Première session: 19 chiens sur 42 purent être évalués. 18 chiens adaptèrent la position basse après la correction. 5 chiens adoptèrent une position légèrement abaissée. 4 chiens détournèrent le regard de l'assistant. Un seul chien à la fois baissa et détourna la tête.

Seconde session: 12 chiens sur 18 purent être évalués. 3 des 12 chiens détournèrent la tête de l'assistant, 9 chiens baissèrent la tête. 3 de ces 9 chiens baissèrent la tête légèrement.

Troisième session: 7 chiens purent être évalués. 1 chien détourna la tête, 6 chiens baissèrent la tête.

Le signal « cesser»

Quatre des 42 chiens abandonnèrent le comportement après le signal « cesser ». Tous les quatre avaient une position de tête basse, légèrement basse pour 2 d'entre eux.

Deuxième session: L'un des deux chiens montra une position de la tête neutre. L'autre chien avait la tête légèrement baissée.

Troisième session. 1 seul chien a été soumis au signal. La position de sa tête était neutre après la réception du signal.

Réaction des oreilles

Collier électronique

Première session:Les 42 chiens avaient une position des oreilles basse. 26 chiens avaient une position des oreilles vers l'arrière, 16 une position des oreilles au maximum vers l'arrière.

Seconde session: 8 des 9 chiens avaient une position basse. 5 chiens avaient une position maximum vers l'arrière. Un des chiens avaient les oreilles dirigées vers le stimulus après la correction

Troisième session:1 des deux chiens avait une position des oreilles au maximum vers l'arrière, l'autre une position vers l'arrière.

Le collier à pointes

Première session: 27 des 42 chiens avaient une position des oreilles au maximum vers l'arrière, et 14 une position vers l'arrière. Un chien n'a pas pu être évalué.

Deuxième session. 12 des 18 chiens avaient une position vers l'arrière et 6 chiens au maximum vers l'arrière.

Troisième session. Les 10 chiens avaient une position basse des oreilles. 8 chiens avaient une position des oreilles vers l'arrière, dont deux vers l'arrière au maximum.

Le signal « cesser »

Première session.2 des 4 chiens baissèrent les oreilles après la réception du signal. Ces 2 chiens avaient les oreilles vers l'arrière. 1 chien avait les oreilles en position haute et 1 chien avait les oreilles dirigées vers le stimulus.

Deuxième session.: 1 des deux chiens montra une position des oreilles vers l'arrière. Elle fut évaluée comme dirigée vers le stimulus.

Troisième session: Un seul chien : oreilles dirigées vers le stimulus.

Comparaison des réactions des oreilles au collier à pointes et au collier électronique

La correction appliquée avec le collier à pointes provoquait une position plus basse des oreilles que celle appliquée avec le collier électronique.

Réactions au niveau de la queue

Collier électronique

A la première séance de test, la position de 40 des 42 chiens put être évaluée. 23 de ces 40 chiens adoptèrent une position basse tandis que les autres 17 chiens adoptaient une position haute. 2

des 23 chiens qui avaient une position basse de la queue, la courbèrent entre leurs pattes, ce qui fut considéré comme une position basse extrême.

A la seconde session, 7 des 9 chiens qui avaient été testés, avaient une position haute de la queue, tandis que les 2 autres avaient une position basse de la queue.

A la troisième séance de test, les deux chiens adoptèrent une position haute de la queue.

Le collier à pointes

A la première session de test, 40 des 42 chiens purent être évalués. 21 chiens adoptèrent une position haute de la queue. La réaction des 19 autres chiens fut de baisser la queue. 5 chiens courbèrent leur queue entre leurs pattes, ce qui fut considéré comme une position basse extrême.

A la seconde session de test, 17 des 18 chiens purent être évalués. 8 de ces 17 chiens avaient une position basse de la queue, dont 5 avaient une position basse extrême. Les 9 autres chiens montrèrent une position haute de la queue.

A la troisième séance de test, 5 des 10 chiens adoptèrent une position basse de la queue et les 5 autres une position haute.

Le signal “cesser”

des 42 chiens abandonnèrent le comportement après avoir reçu le signal d’arrêt. La position de la queue de 3 de ces chiens fut considérée comme haute. Le 4ème chien baissa la queue après avoir reçu le signal.

A la deuxième session, l’un des chiens avait une position de la queue basse, l’autre chien une position haute.

Le signal fut utilisé pour un seul chien à la troisième session. Il baissa la queue.

Comparaison des réactions de la queue au collier électronique et au collier à pointes .

Les chiens abaissèrent leur queue plus souvent en réaction au collier électronique qu’en réaction au collier à pointes.

Posture du corps

Collier électronique

A la première session de test 34 des 42 chiens montrèrent une réaction des articulations. 18 chiens abaissèrent le dos, 14 chiens se recroquevillèrent et deux chiens s’assirent.

A la seconde session de test, 6 des 9 chiens montrèrent des réactions des articulations. 4 chiens s’accroupirent, et deux chiens abaissèrent le dos. Un chien arqua son dos.

A la troisième session, les deux chiens s’accroupirent.

Collier à pointes

Première session: 37 chiens sur 40 montrèrent des différences de posture.

chiens sur 37 s’accroupirent et 13 chiens abaissèrent le dos. 2 chiens montrèrent une posture extrême. 2 chiens s’assirent.

Seconde session: 12 des 14 chiens évalués montrèrent une réaction posturale. 7 chiens fléchirent les quatre pattes et 4 chiens fléchirent les pattes arrières. Deux chiens s’assirent.

Troisième session: 6 chiens sur 10 montrèrent des réactions des articulations. 2 des 6 chiens s’accroupirent , dont l’un arqua son dos.

Les 4 autres chiens ne firent que baisser le dos après avoir reçu la correction.

Signal “cesser”.

des 4 chiens adopta une posture extrême du corps avec accroupissement après avoir reçu la correction. Les autres chiens n’eurent pas de réaction au niveau des articulations.

A la seconde session de test, un des deux chiens fléchit les pattes avant et arrière.

A la troisième session, aucun réaction corporelle ne fut notée chez le chien restant.

Comparaison des réactions au niveau des articulations

La correction au collier à pointes occasionnait une posture plus basse qu’avec le collier

électronique. De plus deux des chiens montrèrent une position extrême alors que cette réaction n’apparut pas avec le collier électronique.

Vocalisations

Collier électronique

Première session: 25 chiens sur 42 eurent des réactions: aboiement pour 8 chiens, glapissement pour 8 chiens, gémissement pour 6 chiens, et hurlement pour 3 chiens.

Seconde session: 6 des 9 chiens eurent une réaction: aboiement pour 3 chiens, glapissement pour 1 chien, gémissement pour 1 chien et hurlement pour 1 chien.

Collier à pointes.

Première session: 10 chiens sur 42 montrèrent des réactions: aboiement pour 4 chiens, gémissement pour 3 chiens, glapissement pour 2 chiens, et hurlement pour 1 chien.

Les réactions vocales aboiement et gémissement furent enregistrées pour 2 des 18 chiens à la seconde session

Troisième session: 2 chiens sur 10 eurent une réaction: aboiement.

Signal “cesser”

Aucune réaction vocale lors des trois sessions

Comparaison entre les réactions vocales au collier électronique et au collier à pincement

Il y a une réaction vocale notablement plus fréquente avec le collier électronique.

Discussion

L’étude visait à évaluer l’efficacité des méthodes en prenant en compte deux paramètres: le stress et l’effet d’apprentissage.

Dans une étude parallèle, les niveaux de cortisol dans la salive après l’application des méthodes furent évalués comme indicateurs physiologiques de stress.

L’utilisation du collier électronique est un sujet très controversé. De nombreux auteurs soutiennent qu’utiliser ces aides est plus efficace et cause moins de dommage physique que les instruments mécaniques tels que le collier à pincement et le collier à étouffement. Les opposants affirment qu’il est nécessaire de bannir ces instruments du sport canin. Des vétérinaires disent que même des activités telles que la recherche d’une proie peuvent être obtenus sans utilisation de colliers électroniques.

Certains n’acceptent pas l’usage de ce collier sauf si l’alternative est l’euthanasie.

Certains rejettent l’usage de ce collier dans tous les cas, et pensent que ce n’est pas utile pour éviter l’euthanasie. Bien au contraire.

D’autres pensent que le collier électronique ne doit être utilisé que par des professionnels très entraînés.

Le collier à pointes a été choisi car c’est une alternative au collier électronique dans le domaine de la punition positive, le signal «cesser» étant un exemple de punition négative.Des études montrent que des mesures physiologiques telles que le taux de cortisol et la fréquence cardiaque sont inutiles, les études de comportement étant suffisantes pour évaluer le stress.

Ce rapport a été rédigé alors que les résultats de l’étude sur les taux de cortisol n’étaient pas disponibles. Néanmoins on a considéré qu’il était suffisant d’évaluer les observations de comportement. L’inconvénient est que ces observations sont subjectives. Pour éliminer cet inconvénient , un éthogramme a été réalisé prenant en compte les réactions des différentes parties du corps, les vocalisations et autres comportements.

L’entraînement des chiens policiers est strict et rigide. Beaucoup de choses doivent être accomplies dans un temps réduit, un partenariat dresseur/ chien doit être construit, Aussi, une méthode efficace,

qui donne les résultats souhaités en peu de temps sans causer de dommages physiques ou psychologique aux animaux;

L’effet d’apprentissage

L’utilisation du collier électronique a l’effet d’apprentissage le plus élevé .

La punition doit être immédiate

La punition ne doit être associée qu’avec le mauvais comportement

la punition doit être administrée par la nature.

Le dresseur et le timing sont les principaux facteurs pour évaluer l’effet d’apprentissage d’une méthode d’enseignement.

Dans cette étude les dresseurs avaient la même approche éducative , il y avait donc une standardisation pour l’application des méthodes.

Les résultats avec le collier à pincement et le signal «cesser» sont moins bons car les dresseurs eurent des problèmes de timing. En outre les colliers électroniques peuvent être manipulés à distance et les chiens n’associent pas le choc au dresseur. Dans les deux autres cas, la correction est visible par le chien. Il faut aussi prendre en compte que les dresseurs ne considèrent pas le signal «cesser» comme une méthode efficace et donc que leur conviction ait pu être un facteur qui a influencé le succès du dressage.

Dans la présente étude, l’abaissement de la posture du corps, et la position des oreilles au maximum vers l’arrière furent observés plus fréquemment avec le collier à pincement qu’avec le collier électronique. 2 chiens adoptèrent une posture extrême avec le collier à pincement et aucun avec le collier électronique. La posture extrême indique un état de stress sévère, la «détresse». Les colliers à pincements semblent induire plus de détresse que les colliers électroniques.

Ces résultats sont en accord avec la théorie de Lindsay qui affirme que le collier électronique ne cause pas de dommage physique, ni à la peau ni aux tissus tandis que les colliers à pincement peuvent induire des palpitations, des irritations locales et des ecchymoses.

Cependant le collier électronique induit plus de vocalisations que le collier à pointes. La seule explication est que ces réactions sont des réactions de surprise plutôt que des réactions de douleur. Le chien pourrait ressentir l’imminence de la punition avec le collier à pointes tandis qu’aucun signal n’est perçu par le chien qui teste le collier électronique.

Plus de chiens eurent une réaction d’évitement par rapport au collier électronique que par rapport au collier à pointes. Avec le collier électronique les chiens s’approchaient du dresseur, tandis que les chiens faisaient des cercles ou s’éloignaient du dresseur avec le collier à pointes

Ceci est dû au fait que le chien ne faisant pas le lien entre le dresseur et le choc électrique se rapprochait du point de sécurité qu’est son dresseur.

Conclusion

Cette étude montre que le collier électronique provoque moins de détresse et a un effet d’apprentissage plus important que le collier à pointes Le signal «cesser» n’est pas ressenti comme efficace dans le dressage des chiens policiers bien que ce soit lui qui cause le moins de détresse.

Il faut noter que cette étude a été menée avec des chiens adultes. On ne peut pas en déduire que le signal «cesser» n’est pas une méthode de dressage pour le chiens policiers. le signal «cesser» demande une procédure difficile et structurée. Elle peut être une méthode de dressage des chiens policiers à condition que le dressage commence très tôt, et non à l’âge adulte.

En conséquence, les résultats de cette étude montrent qu’une méthode de dressage efficace doit satisfaire aux critères suivants: bon timing, association uniquement avec le mauvais comportement,

application de la force ou de la dose correcte. Les débats sur le dressage ne peuvent être raisonnables que s’ils prennent en compte tous les paramètres tels que le dresseur, les conditions de dressage etc..

.7.2 Expérimentation principale

L'expérimentation principale eut lieu sur trois jours de tests pour chaque chien, avec un intervalle d'une semaine entre les jours de test.

Chaque jour d'expérimentation, une des trois méthodes d'entraînement différentes était appliquée.

Quelle que soit la méthode testée, chaque chien devait porter les trois colliers autour du cou de façon à s'assurer que les méthodes d'entraînement soient standardisés.

.7.2.1Détermination de la faute

Avant que le test principal soit effectué, la faute pour chaque chien était déterminée par son propre dresseur. Le dresseur choisissait soit la perte du contact « Blick » (regard), soit abandonner la position de« fuss » (agitation) comme faute pour le chien

.7.2.2.Protocole de l'expérimentation principale

Avant de tester les méthodes d'entraînement les chiens suivaient deux sessions : obéissance et jeu

Session d'obéissance

Le chien faisait quelques exercices d'obéissance pendant 80secondes. La laisse était sur le collier standard et le dresseur ne devait pas corriger le chien s'il faisait une faute.

Session de jeu. Le dresseur jouait librement avec le chien pendant 40 secondes. Cette session avait pour but d'éviter un stress chez le chien à la suite de l'exercice d'obéissance non récompensé.

Session de test

Le chien et le dresseur venaient à un point déterminé où ils devaient prendre la position de base. La

position de base était la position dans laquelle le chien se tenait droit et attentif à côté du dresseur, bras le long du corps.

Le dresseur plaçait la bonne laisse sur le bon collier avant de se mettre à la position de base. Si le signal « cesser » était testé, le dresseur remplaçait la laisse standard par une laisse de 5m, ceci afin de donner un temps de réaction au chien et au dresseur, et d'évaluer clairement si le chien s'arrêtait sous l'influence du collier ou du signal.

Après que le chien et le dresseur avaient adopté la position de base, dos tourné par rapport à l'aire de test, l'assistant avec une manche de protection et un fouet entrait dans l'aire de test. Il prenait position à environ 3m d'eux et donnait le signal « prêt » au dresseur.

Après avoir reçu le signal, le dresseur donnait l'ordre « agitation » au chien et commençait à marcher près du provocateur. A partir de ce moment l'assistant essayait de provoquer le chien de façon à lui faire faire une faute.. Dès que le chien faisait la faute, la méthode expérimentée était appliquée. Si le chien abandonnait le comportement après la correction, le même test était répété une heure après de façon à à voir si la méthode avait été efficace. Pendant la répétition du test, la même procédure que dans le premier test était suivie. Si le chien ne répétait pas la même faute, la session de test était terminée et il était noté que la méthode avait en un effet d'apprentissage.

Si le chien montrait à nouveau une réaction contre le provocateur, le test était répété une heure après pour la dernière fois. Chaque chien suivait ainsi 3 sessions de tests au maximum.

Si le chien n'abandonnait pas le comportement non désiré après la correction, le dresseur et le chien abandonnaient l'aire de test et aucune répétition n'était organisée.

Session alternative de test

Dans la plupart des cas, le niveau de provocation du chien augmenta entre les journées de test en raison de de l'effet d'apprentissage des méthodes d'entraînement. 5 chiens de Hanovre ne firent aucune faute lors des second/ troisième test en dépit du plus haut niveau de provocation de l'assistant . En conséquence, ne session alternative de test fut organisée.

Le dresseur donnait le signal « agitation » quand lui et le chien entraient dans l'aire de test. L'assistant se tenait déjà caché derrière un mur à leur entrée. Quand le dresseur et le chien entraient l'aire de test , l'assistant apparaissait et commençait à menacer le chien à une distance approximative de 5m.Le dresseur et le chien s'approchaient de l'assistant et passaient devant lui tandis qu'il continuait à provoquer le chien. Dès que le chien faisait la faute , la méthode d'entraînement était utilisée. Ensuite, le dresseur et le chien quittaient l'aire de test.

Quelle que soit la session de test, le nombre de corrections qui avait été administrés était vérifié avec le dresseur aussitôt après le test.

.8.Observations comportementales

Le comportement de chaque chien pendant le test était filmé. Les DVDs enregistrés furent visionnés de nouveau de façon à analyser le langage corporel des chiens pendant la session d'obéissance , et aussi, les réactions comportementales directes des chien après l'application des méthodes d'entraînement.

.8.1.Évaluation de la session d'obéissance

L'observation directe du comportement d'un individu ( selon la littérature pertinente) pendant une certaine durée, fut utilisée pour évaluer la posture du chien pendant la session d'obéissance.

Dans l'évaluation instantanée , la session d'observation est divisée en fractions de temps. Le comportement particulier qui se produit au dernier moment de de la fraction de temps est notée comme « 1 »., tandis que la non-adoption du comportement est notée comme « zéro ».

Après la phase de pré-analyse des DVDs, pendant laquelle le temps entre les ordres donnés et les changements qui causent les différences posturales était analysé, il fut décidé de diviser la session d'obéissance en dix périodes de 8 secondes . A la fin de chaque période la vidéo était arrêtée et les mouvements des parties séparés du corps étaient analysés en utilisant un éthogramme extensif.

L'éthogramme contenait cinq parties différentes qui étaient l'expression faciale, la position de la tête, la position des oreilles, la position de la queue, et la position du corps et des articulations.

.8.2.Évaluation des réactions de comportement directes.

La méthode d'évaluation un/zéro fut utilisée pour tous les éléments de comportement du chien (oreilles baissées, levées, dirigées vers l'avant, bâillement, claquement de dents, sauts, morsure de la laisse, tremblement etc...).

.9L'analyse statistique

Différentes fiches techniques furent établies

Les caractéristiques et l'expérience passée des chiens tirés du dictionnaire furent indiqués.

La seconde fiche technique concernait l'effet d'apprentissage, elle avait été remplie pendant les séances d'entraînement.

La troisième fiche était l'éthogramme, qui avait été réalisé pendant l'analyse comportementale avec la vidéo.

Les tests de Kruskal-Wallis furent utilisés pour la comparaison des effets d'apprentissage entre les groupes et les sous-groupes aussi bien que la comparaison des différences de position pendant les sessions d'obéissance. Ces tests étaient utilisés en raison de la distribution non-linéaire des faits et le nombre variable (>2).. Les effets d'apprentissage des différentes méthodes furent analysés par des tsts de comparaisons par paires.

De façon à déterminer la position générale du chien pendant la session d'obéissance, des analyses de fréquences furent effectuées. Des analyses de fréquences ont aussi été utilisées pour la détection des effets de comportement directs des méthodes d'entraînement.

.Les résultats

.1.L'effet d'apprentissage ..

.1.1.L'effet d''apprentissage des méthodes d'entraînement

La recherche démontra un effet d'apprentissage élevé pour les colliers à pincement et les colliers électroniques , le signal « cesser » n'ayant qu »un effet d'apprentissage bas.

Le collier électronique avait un effet d'apprentissage sur la majorité des chiens. Cependant , un chien de Hanovre ne put pas être testé avec le collier électronique car il ne changeait pas de comportement après que la méthode soit utilisée.

chiens purent être testés pour l'effet d'apprentissage du signal « cesser » parce que les autres 39 chiens ne changeaient pas de façon significative de comportement après que la méthode ait été utilisée. En tout, le signal n'a eu un effet d'apprentissage que sur 3 chiens sur 42 sujets.

Le collier à pincement eut un effet d'apprentissage sur 32 des 42 chiens.

.1.1.1.Comparaison entre le collier à pointeset le collier électronique

Le collier à pointes semblait avoir un effet moins important que le collier électronique. Cependant cette différence n'était pas significative.

.1.1.2Comparaison entre le collier électronique et le signal « cesser ». L'effet d'apprentissage du collier électronique était plus élevée de façon significative que l'effet du signal « cesser ».

.1.1.3.Comparaison entre le collier à pointes et le signal « cesser ».

L'effet d’apprentissage du collier à pointes était nettement plus significatif que celui du signal « cesser ».

.2.Position du corps pendant la session d'obéissance

Les chiens adoptant une position de soumission furent détectés. Quand le chien montrait deux éléments de soumission pendant la première session d'obéissance, e chien était considéré comme ayant une posture de soumission.

2 chiens de Hanovre et 3 chiens de Muenster furent considérés comme ayant eu une posture de soumission pendant les sessions d'obéissance. Entre le premier jour et le dernier de l'expérimentation, les différences de posture des oreilles furent considérées comme « passage à la position de soumission » tandis que les différences concernant la queue furent considérées comme « passage à la position haute ».

.3Réactions directes des chiens à la méthode d'entraînement

Les réactions au niveau des oreilles, de la queue et des articulations aussi bien que la vocalisation des chiens furent étudiés. Toutefois on ne nota pas la direction des yeux ou du regard ou les réactions de la tête avec le collier à pincement car le collier à pincement implique de tirer sur la laisse, ce qui aurait pu conduire à de mauvaises interprétations.

.3.1Direction des yeux et du regard

Première session de test : 41 chiens sur 42 purent être évalués. 38 de ces chiens détournèrent le regard de l'assistant.

Seconde session de test : 8 des 9 chiens détournèrent le regard de l'assistant. La réaction d'un chien, cependant fut de fixer l'assistant après avoir reçu la correction.

Troisième session de test : les deux chiens détournèrent le regard de l'assistant.

.3.1.2.Collier à pointes

Première session de test : 12 chiens sur 42 purent être évalués.et 2 chiens . 9 chiens détournèrent les yeux de l'assistant et 2 chiens dirigèrent leur regard vers l'assistant. Un chien réagit en regardant le dresseur..

Seconde session de test : 5 chiens sur 18 qui avaient subi la correction purent être évalués.et la réaction de tous les chiens fut des détourner les yeux de l'assistant.

Troisième session de test : 6 des 10 chiens qui avaient subi la correction détournèrent leurs yeux de l'assistant.

.3.1.3.Le signal « cesser »

4 chiens sur 42 abandonnèrent le comportement après qu'on ait donné le signal « cesser » pendant la première session. Donc seules les réactions de ces 4 chiens furent testées. 3 des 4 chiens détournèrent les yeux de l'assistant, tandis qu'un chien réagit en fixant l'assistant.

.Pendant la seconde session de test, 2 chiens soumis à la correction détournèrent les yeux de l'assistant.

Le seul chien testé avec le signal « cesser » pendant la troisième session détourna le regard de l'assistant.

.3.2.La tête

.3.2.1.Le collier électronique

Première session de test: 20 des 42 chiens détournèrent la tête, 13 chiens non seulement s abaissèrent mais détournèrent la tête.

Seconde session de test: 9 chiens furent soumis à la correction. 6 chiens adoptèrent une position basse de la tête, 2 chiens abaissèrent et détournèrent la tête. 1 chien prit le « contact visuel acquis par l'entrée » après l'application de la méthode.

Troisième session de test: les deux chiens détournèrent la tête.

.3.2.2.Le collier à pointes

Première session: 19 chiens sur 42 purent être évalués. 18 chiens adaptèrent la position basse après la correction. 5 chiens adoptèrent une position légèrement abaissée. 4 chiens détournèrent le regard de l'assistant. Un seul chien à la fois baissa et détourna la tête.

Seconde session: 12 chiens sur 18 purent être évalués. 3 des 12 chiens détournèrent la tête de l'assistant, 9 chiens baissèrent la tête. 3 de ces 9 chiens baissèrent la tête légèrement.

Troisième session: 7 chiens purent être évalués. 1 chien détourna la tête, 6 chiens baissèrent la tête.

de ces chiens chiens baissèrent la tête légèrement.

.4323Le signal « cesser

Quatre des 42 chiens abandonnèrent le comportement après le signal « cesser ». Tous les quatre avaient une position de tête basse, légèrement basse pour 2 d'entre eux.

Deuxième session: L'un des deux chiens montra une position de la tête neutre. L'autre chien avait la tête légèrement baissée.

Troisième session. 1 seul chien a été soumis au signal. La position de sa tête était neutre après la réception du signal.

Réaction des oreilles

Collier électronique

Première session:Les 42 chiens avaient une position des oreilles basse. 26 chiens avaient une position des oreilles vers l'arrière, 16 une position des oreilles au maximum vers l'arrière.

Seconde session: 8 des 9 chiens avaient une position basse. 5 chiens avaient une position maximum vers l'arrière. Un des chiens avaient les oreilles dirigées vers le stimulus après la correction

Troisième session:1 des deux chiens avait une position des oreilles au maximum vers l'arrière, l'autre une position vers l'arrière.

Le collier à pointes

Première session: 27 des 42 chiens avaient une position des oreilles au maximum vers l'arrière, et 14 une position vers l'arrière. Un chien n'a pas pu être évalué.

Deuxième session. 12 des 18 chiens avaient une position vers l'arrière et 6 chiens au maximum vers l'arrière.

Troisième session. Les 10 chiens avaient une position basse des oreilles. 8 chiens avaient une position des oreilles vers l'arrière, dont deux vers l'arrière au maximum.

Le signal « cesser »

Première session.2 des 4 chiens baissèrent les oreilles après la réception du signal. Ces 2 chiens avaient les oreilles vers l'arrière. 1 chien avait les oreilles en position haute et 1 chien avait les oreilles dirigées vers le stimulus.

Deuxième session.: 1 des deux chiens montra une position des oreilles vers l'arrière. Elle fut évaluée comme dirigée vers le stimulus.

Troisième session: Un seul chien : oreilles dirigées vers le stimulus.

Comparaison des réactions des oreilles au collier à pointes et au collier électronique :

La correction appliquée avec le collier à pointes provoquait une position plus basse des oreilles que celle appliquée avec le collier électronique.

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